DESCRIPTION DES APPAREILS
Les vibrations d*une molécule du fluide qui propage la lumière sont planes. Si Ton ne considère que les vibrations isochrones, c'est-à-dir«> celles qui donnent naissance à de la lumière d*une couleur déterminée, le déplacement périodique de la molécule rapporté à deux aie> rectangulaires $ et yj peut toujours être représenté par les deux équations :
Ç=:iAsin2-(«î + a] ; Y3 = Bsin2::U-4-py
En éliminant le temps variable t entre ces deux équations, on voit aisément que, en réalité, la trajectoire de la molécule est une certaine ellipse. On dit que la vibration est elliptlqtie. Rapportées aux axes de l'ellipse de vibration, les projections dos déplacements de la molécule sur les axes coordonnés seraient :
?=.Msin27:^,» tj = Ncos2Zm;
L'équation de l'ellipse étant :
CHAPlTKt V. — LUMIÈRE PARAlLÈLIi. Ii9
vibration est circulaire lorsque M=^^,
"sque M = 0 ou N =^ 0, la vibration esl recliligne. emploie souvent les mots de polarisations recliligne, circulaire, îque. Nous nous contenterons de rappeler que, lorsque la polaon est recliligne, on aippelh' plan de polarisation un plan perpcnaire à la vibration.
lumière qu'émettent directement les sources lumineuses, et qu'on Je lumière naturelle, ne possède, à proprement parler, aucun des ■" "*" "-"'"-isalion qui vient d'être délîni. Les molécules qui vibrent de ces radiations lumineuses sont dans le môjne état raient elliptiquement, et si en même temps on concevait e vibration se déplaçât très rapidement et très irrëguson plan. En d'autres termes, la projection du mouve- >iécule sur une droite est la même quelle que soit
le moyen de régulariser cette vibi-ation en quelque lëe de la lumière naturelle et de rendre slable l'ellipse lumière qui a subi cette modification est dite polarisée, idant plus spécialement celte dénomination à celle qui 'ectilignement ou pour laquelle l'ellipse vibratoire est
B qui servent fi polariser la lumière portent le nom de
ms allons passer successivement en revue ceux qui sont
jés.
I par réflexloB. — On fait tomber sur un miroir en
jf
(llg. 41) un faisceau de lumière parallèle PG, faisant
' "WSv
ji
au
r «v ♦ tf
avec la surface du miroir un angle d'environ 55** 25'. Le faisceau réfléchi est polarisé dans le plan d*incidence, il vibre donc parallèlement au miroir. Pour former le faisceau parallèle incident, lorsque le faisceau réfléchi doit être vertical, on place devant le miroir ÂB an miroir étamè ordinaire CD qui reçoit la lumière des nuées EF, et la renvoie suivant la direction F6. On peut substituer au miroir en verre noir une pile de glaces minces sans couleur.
On peut encore recourir A la disposition suivante. Une glace sans tain AB (fig. 42) reçoit la lumière diffuse EF, la réfléchit sur le miroir étamè horizontal CD, qui la renvoie suivant la verticale GH. La lumièrt* est polarisée par la première réflexion sur AB; en traversant la lame elle reste polarisée dans le plan d*incidence.
Polarlnenr par absorption. — On interpose sur le faisceau incident parallèle et dans une direction normale une plaque de tourmaline. La tourmaline cristallise dans le système rhomboèdrique, et la plaque est taillée parallèlement à Taxe ternaire. Le faisceau de lumière naturelle donne donc à l'émergence deux faisceaux vibrant Tun suivant Taxe, l'autre perpendiculairement à Taxe. Or la tourmaline jouit de cette propriété curieuse de posséder un pouvoir absorbant considérable pour les rayons ordinaires vibrant perpendiculairement à Taxe. Le faisceau transmis se composera donc, à peu près en totalité, des rayons extraordinaires vibrant suivant Taxe.
Ce polariseur très commode a Tinconvénient de colorer le faisceau de lumière, les tourmalines qui jouissent de propriétés absorbantes convenables étant toujours assez fortement colorées.
Polariseura réfringents. — 1^ Prisme de NicoL — On interpose sur le faisceau de lumière naturelle un appareil nommé prisme de NicoL Pour le construire, on prend un de ces cristaux de chaux carbonatée parfaitement limpides et transparents qu*on rencontre dans les terrains volcaniques de Tlslande. On sait que la chaux carbonatée cristallise dans le système rhomboèdrique, et possède des clivages très nets suivant les faces du rhomboèdre. On prend un solide de clivage bien limpide dont le rapport de la longueur à l'épaisseur soit environ de 5 à 1 ; on le scie en deux suivant la petite diagonale AÀ' (fig. i^)i qui fait alors avec AB un angle d'environ SO*» 17', puis on recolle les deux morceaux avec du baume de Canada. Dans la calcite, qui est un cristal uniaxe, l'indice ordinaire est égal à 1,485, et Tindice extraordinaire à 1,658. De la grande différence de ces deux indices, et de la
CflAP. V. — LUHIËRE PARALLÈLE.
n particulière donnée & la section AA', il résulte les i suivantes.
n considère un rayon cheminant suivant une direction 1 long^ueur AB' du spath, et les deux vibrations res ^,et eitraordinaires qui se meuvent à la fois .te direction, le rayon ordinaire, arrivant à la
de séparation du spath et du baume, la ren- /
ea faisant un angle d'incidence égal à 69° W; ;le étant supérieur à l'angle de rélleiion totale 9a ordinaire, celui-ci est réfléchi et ne poursuit marche. Le rayon extraordinaire au contraire, angle de réHeiion totale est plus grand, pour- Et maixhe, pénètre dans la seconde partie du : et en ressort parallèlement à sa direction pri-
consèparal-
i restera vrai pour les rayons compris dans un n cdne que l'on pourrait déterminer par le calices rayons situés dans l'intérieur de ce cAne polarisés par leur passage à travers le prisme, /
ue les rayons extraordinaires seuls sont trans- /
les rayons situés en dehors de ce cane ne sont ilarisés. L'ouverture de ce cône, qui détermine le "** *^'
p, varie suivant les dispositions données à l'appareil, c'est-â-dire I du plan de coupe AA', el suivant la nature du milieu deux moitiés. Avec les niçois ordinaires, le champ
Prazinowski' ont modifié le prisme de Nieol, de ler une moindre hauteur, sans que le charap soit it le ti'ait de scie perpendiculairement à l'aie optique collent avec de l'buile de lin dont l'indice est 1,485. ore d'environ 30°, tandis que, à largeur égale, la n'est plus que 0,71 de celle du nicol ordinaire. servir pour polariscur d'un simple rhomboèdre de l'on fait tomber sur une des faces du rhomboèdre ! lumière parallèle limité latéralement, par son pa^iaphragme circulaire très petit par exemple, ce fais- 1 traversant lé cristal, en deux autres qui suivent des »h., 4- s., T. 7.
eij^' ••