‹ Traité de cristallographie géométrique et physiqueChapitre 211 sur 339 · V.^"* •..-^■" ''*rv* " i · texte numérisé non relu

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chemins différents, et sont polarisés à angle droit. Si le rhomboèdre e^ assez épais pour que, en vertu de leur légère divergence mutuelle, les deux faisceaux soient complètement séparés à la sortie du cristal, il suffira d'arrêter par un écran l'un de ces faisceaux pour que Fautn» donne de la lumière polarisée. Lorsque l'écran est mobile, on peut à volonté se procurer de la lumière polarisée dans un plan ou dans on plan perpendiculaire.

Anaiyseorii. — Lorsqu'on fait tomber de la lumière polarisée reclilignement sur un cristal, elle se partage en deux rayons dont les \ibrations sont rectangulaires. La vibration incidente se partage, suivant les règles de la composition des petits mouvements, entre les vibrations de ces deux rayons. Ces deux vibrations se propagent à peu prt> parallèlement dans l'intérieur du cristal, mais la vitesse de leur propagation est inégale et les deux vibrations, synchrôniques à l'origine du temps, c'est-à-dire affectant en môme temps l'origine des coordonnées, contractent lune par rapport à l'autre un certain retard. Si le cristal n'est pas très épais, si c'est une simple lame cristalline, les deui rayons sont à peine séparés à l'émergence, les ondes planes qui correspondent à chacun d'eux se confondent à très peu près, et les vibrations qui leur correspondent peuvent être supposées se composer entre elles comme si elles étaient dans un même plan. On peut donc dire qut' les vibrations du faisceau émergent sont formées par la composition de deux vibrations rectangulaires, et par conséquent que le faisceau émergent est polarisé elliptiquement au moins dans le cas général.

Mais on peut placer à la sortie du cristal un autre appareil à polariser la lumière, et qui, dans cette position particulière, prend le nom d'analyseur. La vibration rectiligne du faisceau unique que transmet l'analyseur est la projection des vibrations rectangulaires du faisceau qui émerge du cristal. On voit donc que la vibration de l'analyseur dépend à la fois des deux vibrations propagées par le cristal; elle dépend en particulier du retard relatif que l'inégalité de propagation a introduit entre ces deux vibrations. C'est dans ces conditions que se produisent les plus remarquables et les plus importants des phénomènes qui se rapportent à la biréfringence.

Les phénomènes diffèrent suivant que le faisceau lumineux qui tombe sur la lame cristalline est formé par des rayons à peu près parallèles entre eux, ou par des rayons très divergents, c'est-à-dire, pour employer l'expression consacrée, suivant que la lumière est parallèle ou convergente.

CHAP. V. — UIMIÈKE PARALLÈLE. V>ô

Ions étudier d'abord les phénomènes dus à la lumière paral~ i commencerons par dire quelques mois des appareils qui les observer. Ils comprennent (ous un polariseur et un anatre lesquels se place la lame cristallisée.

p«l«>^ de larttincu mppttrellm — Appareil de Norrttahtirt- ««ar« poUrUiui. — L'appareil de Norrembcrg (Hg. H). imode lorsqu'on n'a pas besoin d'un fort grossissement, em-

Fig. ii.

Dmme polariseur une glace sans tain combinée avec un miroir Le crislal est posé sur une plaque tournante, qui permet de 1er dans tous les azimuls possibles. On peut substituer fi la plaie lame de verre tournant autour d'un axe horizontal, de tnai donner aussi au cristal des inclinaisons quelconques. L'ana-

ou d'un nicol. Si l'on a un spath, un l'une, tantdt l'autre image; un écran

ipper le cristal,

us habituellement est un microscope

|uel on place un prisme de Nicol, e(

154 DEliXlËUE FARTEE. — CRISTAU^FUlPUlE tUYS

au-dessus de l'oculaire duquel est disposé, soit un autr rhomboèdre de spath. Nous reviendrons plus tard su détaillée du microscope polarisant.

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