LUMIÈRE BLANCHE
Franges dans la lumière blanehe. — Lorsque, au lieu d'obsener des lames cristallines avec de la lumière convergente monochromatique, ou emploie de la lumièrejblanche, il est aisé de prévoir les phénomènes que l'on observera. Chaque couleur donne une série particulière de courbes noires et de courbes lumineuses. Ces courbes empiètent les unes sur les autres, et donnent naissance à des courbes ou franges colorées. On a vu que, pour une lame uniaxe taillée perpendiculairement à l'axe, le diamètre des anneaux est proportionnel, pour chaque couleur, à y]k\* Or cette loi est précisément la même que celle qui règle les diamètres successifs des anneaux, dits de Newton, développés entre une lentille sphérique et une lame plane. La distribution des couleurs dans les anneaux successifs est donc la même que celle que l'on observe dans les anneaux de Newton, c'est-àdil^e que si l'on part du centre, les couleurs se succèdent dans l'ordre indiqué par Téchelle chromatique de la page 165. Cela suppose, il est vrai, que les variations que subissent, lorsque X varie, les grandeurs des axes ^élasticité sont assez faibles pour être négligées ; il n*y a que quelques substances, comme certains échantillons d'apophyllite, pour lesquelles cette condition ne soit pas suffisamment remplie.
CHAP. VI. — LIMIÉRE BI-ANOHE, '25!
I>1 anche I représente les franges circulaires et la croix incolore lame taillée perpendiculairement & l'axe d'un cristal uniaxe, et ■■êe en lumière blanche.
st utile de remarquer que, d'après une loi dëmontrée à proies couleurs des lames minces cristallisées, la lumière blane donne des couleurs d'interférence que lorsque les retards k aililes. Lorsque k est un grand nombre, la lumière émergente blanche. Les franges d'interférence ne sont donc visibles que je k est petit. C'est ainsi que, dans les lames trop épaisses, les Is les plus faibles sont encore trop grands pour qu'ils puissent ir des franges, et celles-ci disparaissent. Elles n'apparaissrnt que la lumière monochromatique. C'est par une conséquence du e principe que les franges qui correspondent aux retards les plus es sont les plus nettes; on sait que ce sont toujours, dans les lames coupent des axes optiques, celles qui sont le plus rapprochées de ixes.
ans les lames parallèles au plan des axes optiques, k est toujours p*and nombre, sauf pour, les lames très minces. On ne voit donc
I en général dans la lumière blanche ; les franges ne sont visibles : dans la lumière monochromatique. Lorsque deux lames parallèles plan des axes optiques sont croisées à angle droit, on sait que les iges apparaissent dans la lumière blanche, parce que les courbes ibles correspondent à de petites valeurs de A*. (V. p. 210.) Ma^ralva 4eB mxcb dMaa lea criatMBX •rthorhoBiblqaeit. — La persion des axes d'élasticilé optique, que nous avons négligée jus- 'ici, produit dans certains cas, lorsque les lames sont éclairées par la lumière blanche, des phénomènes très tnlèressants.
II n'y a rien à dire, sous ce rapport, des cristaux uniaies. La position i axes d'élasticité y est la même pour toutes les couleurs, et la dis^ rsion cristalline ne peut influer que sur la loi de la disiribution des iileurs dans les franges colorées.
Pour les cristaux biaxes, la dispersion des axes peut se traduire me façon plus appréciable. 11 est nécessaire de distinguer trois cas, ivant que les cristaux sont orthorhombiques, clinorhombiques ou orthiqnea.
Nous examinerons d'abord le cas des cristaux orthorhombiques. insce cas, les axes d'élasticité optique coïncident, pour toutes les vicurs, avec les axes binaires du cristal. Hais si les axes d'élasticité . b, cdilfèrent peu entre (;ux, c'eït-à-dire si la double réfracUon csl
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urbations aussi graves sont heureusement rares. En général on laisse aux axes d'élasticité le même ordre retatir de gran- •rive presque toujours au contraire que l'angle des axes oplisous l'influence de la dispersion, mais en général cette vae-méme est faible.
»ns que l'angle des axes optiques rouges soit plus petit que s axes optiques violets, ce qu'on exprime en posantp<ti. . 82) l'un des pAles des axes optiques rouges, et v lep<lle le
sin des axes violets. Le !•' anneau noir dans la lumière rouge le 1" anneau noir dans la lumière violette sera vv'. Dans la blanche, l'anneau rr' ne sera éclairé que par les rayons violets niera cette couleur; l'anneau w' au contraire, éclairé seuleir les rayons rouges, sera rouge. Dans la lumière blanche, le anneau coloré sera donc, au sommet le plus rapproché du rouge ù l'intérieur et violet h l'extérieur ; au sommet te plus du centre, rouge ft l'intérieur et violet à l'extérieur. Les cou- ; l'intérieur de l'anneau sont seules vives et pures, car celles de !ur se mélangent avec les couleurs des anneaux suivants. C'est ir les couleurs de l'intérieur qu'on jugera du sens de la disper- I appliquant cette régie simple : <■ La couleur pour laquelle ment des axes est le plus petit, est celle qui colore la partie intédu sommet du 1" anneau le plus rapproché du centre des lem-
eut aussi déduire le sens de la dispersion de l'observation des oies. L'hyperbole noire qui se produit dans la couleur rouge n p; celle qui se produit dans la couleur violette passe en V. La
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334 DEUXIÈME PARTIE. — CEUSTAILOGRAPHEE l>l
portion de l'image voisine de p ne sera donc éclaire blanche que par les rayons violets, et celle qui es par les rayons rouges. On verra donc, dans la lumièi cavité de l'hyperbole teinte en rouge, la convexité t là cette autre règle équivalant à la 1" : i La couk hyperboles, vers leurs sommets, du cAlé concave, est l'écarlenient des axes est le plus Taible. »
Mais quelle que soit la variation qui se produise i des couleurs des franges, elle sera toujours astreinte c'est que les couleurs de ces Tranges seront distribué par rapport aux traces des plans de symétrie du cris toutes les couleurs, des plans principaux de l'elli) C'est ainsi que dans les lames taillées perpendici des bissectrices de l'angle des axes optiques, on vei leurs disposées symétriquement par rapport à la Ugi rapport à une droite perpendiculaire menée par le tance des pâles. Lorsque celte condition n'est pas être assuré qu'il n'y a pas, au moins pour les phé trois plans de symétrie dans le cristal; et celui-c considéré comme orthorhombique si l'on réserve stances qui, pour toutet les propriété» phyrique», mo caractéristique du système terbinaire.
Les figures de la planche II montrent les franges pr niçois croisés, dans une lame orthorhombique éclaira blanche, lorsque la ligne des pAles des lemoiscates ( des vibrations du polariseur ou de l'analyseur, ou 1 elinée de 45* sur cette direction.
les cristaux clinorhombiques, la symétrie du cristal les phénomènes optiques que par une seule coodil de symétrie coïncide avec un axe d'élasticité optïq quent que le plan de symétrie parallèle i la iace g' autres aies.
Si la biréfringence est faible et la dispersion crûtj arriver que l'axe de symétrie coïncide avec l'axe < rouges, avec l'axe b ou l'axe c pour les rayons violets ; i que les axes d'élasticité situés dans le plan de ayméi tioni entièrement différentes pour les rayons extrt cas se présetUsnl, ils introduisent dans la forme de
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