‹ Traité de cristallographie (volume 2)Chapitre 44 sur 55 · partie de mon Ouvrage, de remonter à l'époque où · texte numérisé non relu

partie de mon Ouvrage, de remonter à l'époque où

j'ai composé mou Traité , et de mesurer la distance

1 entre le point d'où la science est partie et le terme

oîi elle est arrivée, pour mettre ceux qui me liront,

I à portée de mieux apprécier les services qu'elle m^

l parait avoir rendus à la Minéralogie. Ma collection ,

L ■ qui n'était pas éloignée de sa naissance , se ressen-

J toit de la rareté dont étaient parmi nous les cristaux

Il-q^jubei-s et nettement prononcés, et une prlie de

5GÇ TRAITÉ

ceux qu'elle rcntiirmait se rt^rusaieuL, pai' perfections, à la précision des mesures mccaciquiL I Je vais cependant citer divers exemples des résuiUits définitifs auxquels je suis parvenu, avec ces moyciis bornés, et cela dans des circonstances où la Crislallograpliie, soit en s'aidanl de la Clûmie, soit en opérant sur des substances qu'elle avait laissées intactes, a pu se sulTu-e à elle-même. ^B

L'arragonite s'identifie enoore aujourd'hui avrt^ la chaux carbonalée dans les résultats de l'analyse chimique, qui n'a pu jusqu'ici saisir la cause d'une distinelioii si bien prouvée par l'accord des propriétés physiques avec k géométrie des cristaux (i). Ou peut appliquer à la comparaison du l'octaèdra rectangulaire, qui est la forme primitive de ce i néral , avec le rhomboïde qui est celle de la chao] carbonatée, le raisonnement que j'ai fait, dans un ^ autre article, à l'égard de deux formes dont les pailles identicpies diflerent par leur nombre et par leui-s positions respectives ; d'où l'on doit conclure qu'elles sont incompatibles dans im même système de crblallisation.

Long-temps avant que l'analyse de la variété I chaux phospliatée que l'on trouve en Espagne, que l'on avait appelée chrysoîHe^ eût fàît i

(0 Traité de Miner. , t. IV, p. 345 el suiv. Tableau comparatif, p. i3o et suiv. yoyczausii ce qui a clù dit plt» baut, p, 418.

naître à mon célèbre collègue M. Yauquelin son identité de nature avec celle qui portait le nain âLapaiiie, j'avais déterminé, par la Cristallographie, la molécule intégrante de l'une et de l'autre, et )'avai& été conduit à la même forme, et précisément aux mêmes dimensions. Mais plusieurs années s'étant écoulées entre mes deux déterminations, je les publiai isolément sous les noms des substances qui les avaient fournies. Ce fut à l'occasion^de l'analyse dont je viens de parler, que je m'aperçus que j'avais manqué le moment de les comparer , et de tirer de cette comparaison une conséquence qui se serait offerte comme d'elle-même. Au reste, c'était peut-être une circonstance heureuse pour la Cristallc^raphie, que cet accord entre deux déterminations prises comme à l'insu l'une de l'autre, sans qu'on pût me soupçon^ ner de les avoir concertées ( i ).

Le zircon de Norwège, qui a pour gangue une siénite , avait d'abord été réuni à la vésuvienne (ido* crase de ma méthode). L^exam^n de sa structure et de ses autres caractères l'a ramené dans sa véritable espèce sous le nom de zircon sousimctif^ay Ce n'est que depuis l'impression de mon Traité qu'il a été analysé par le célèbre Klaproth, qui a reconnu ta justesse du rapprodbement déjà indiqué par la Cr'hSr tallographie.

\ (i) Traité de Mînér,, t. II, p. tx/p.

(2) Traité de Hioéri^t. 11^ p. 4?^* TaM. oaiiifi.,:p. i54-

tmfgcométne des cnstaiu avait d'abord pani V4fifëtrc^ pressée d'annoncer la réunion du béryll et^ Fémerande, et cda d'autant plus, que la Gbinâe, en lui contestant la justesse de ses résultats, sem- Uait les éclipser par l'éckt que répandait la déocm* Verte de la glucyne , qui s^était montrée pour lii première fois parmi les principes dû bérjU. Une nonvdle analyse de l'émeraude a fiiit évanouir l'objection oi doublant le mérite de la découverte.

L'esamen de quelques fragmens d'euidase pris parmi les cristaux de cette substance que Dotebey avait rapportés récemment du Pérou, et l'application des lois de la structure à la forme de l'un de ces cristaux , indiquèrent une espèce distinguée de toutes celles qui étaient connues (i). Mon.célâNre collègue M. Tauquelin , ayant analysé , quelque temps après , un fragment de la même substance , y retrouva la glucyne jointe aux deux autres principes de l'émeraude. Mais le poids du fragment n'étant que de 36 grains, on ne pouvait rien conclure du rapport entre les quantités relatives de ces principes, outre que l'analyse avait laissé un déficit d'environ 3o parties sur 100. Un travail ultérieur que j'ai entrepris l'année dernière sur la cristaUisation de Feuclase a donné un nouveau développement à ma première détermination , et l'analyse de cette substance répétée par le célèbre Berzelius, a fixé le rapport de ses élémens,

(i) Traire ds Miner. , t. II, p. 534 et suiy.

DE CRISTALLOGRAPHIE. BS9

^i achève de la faire ressortir à côté de Fêmeraude ( 1 ).

Rome (le ITsle, qui le premier a décrit la mèionîte, la confondait, d'après l'aspect général de sa forme, avec l'idocrase qu'elle accompagne daus les roches rejetées par le Vésuve. Celle-ci était l'hyacinthe lirune, et l'autre l'hyacinthe blanche de la Somma. On ne connaissait encore aucune analyse de la même substance, à l'époque où j'ai publié mon Tableau comparatif. Cependant j'avais reconnu dès le commencement que sa forme primitive, qui est un prisme à base carrée, avait des dimensions toutes particulières, dont le rapport déterminait la forme surbaissée que présente sa pyramide terminale, et qui m'a suggéré le nom de méionite (2).

Rome de risle et plusieurs autres minéralogistes avaient associé, sous le nom de schorl, plus de douze substances qui n'avaient rien de commun que ce même nom. La Crbtallographie a beaucoup contribué à débrouiller la confusion qui naissait du rapprochement de ces êtres si mal assortis (3). Elle a rendu le schorl blanc du Daupliiné au feldspath, dont il est une variété que j'ai a^^eiée feldspath guadridécimal.

(i)^()yexp1ushautrExposédflmesnouvellei ob«ervatioai sur la structure de l'eucUae.

(u) Traité de Miner. , t. II , page 58S et »uiT. (3) Traité de Minét. , t. m, p. 67.

lyauti^ subetdDces ont été prendre leurs places par* ticulières sous autant de noms diflërens : celfe qui était comme le schorl par exceUenoe^ sous celui ^amphibole ; le schorl YolGanique, sous celui de fyroxène; le schorl violet ^ sous ceiui d'osimte/ le schorl vert du Dauphiné, sous c^ul Sépidatei I9 schorl hleu, sous celui d'oiMlosey etc. Si tout n'est pas rentré dans l'ordre, comme d'uu premier )et , c'est que les observations qui devaient achever de le rétablir manquaient encore.' Ainsi, je m'étais borné a séparer des autres schorls la pycnite qui était le schorl blanc d'Altenbei|[, en même temps que je l'avais éloignée du béryll^ dont elle n'était qu'une variété dans le système de M. Weiner. Le dernier pas, qui était le plus important, dépendait du moment où devait se montrer le cristal , dont l'aspect a fait naître chez moi l'idée inattendue de la topaze , que la Géométrie a justifiée.

Les cristaux d'épidote découverts en Non/vége^ dont quelques-uns ont plusieurs centimètres d'épais* seur, semblaioit emprunter de leurs dimensions et de l'aspect de leurs formes des caractères si particu^ liers , que les premiers observateurs ne balancèrent pas à en faire une espèce distincte sous le nom d^akanticone ou à^akanticonite , auquel M. Karstcn a substitué celui ^arendalite. La Géométrie a prouvé qu'abstraction faite de leur volume, ils ne différaient * des cristaux déjà connus de la nième substance, que par les résultats des décroissemens qui, en agissant

DE CRISTALLOGIIAPIUE. 671

sur des molécules de la même Ibrme, avaient donné naissance à de nouvelles variétés, dont une qui oQ're la combinaison de douze lois simultanées, en a pris le nom d'épidole dodécanome { 1 ).

Dniis l'analyse qui avait été faite de la mésotype, «ne quantité de -~^ de soude avait échappé, et cette omission rapprocliait le résultat de l'analyse dont il s'agit de celui qu'avait ofiért la stilbite. A l'égavd de la cliabusie et de l'analcime , leurs principes composans étaient encore incoanus, et daus tous les traités qui avaient paru jusqu'alors en confondait les rpiatre substances sous le nom de zèolUhe. Je les séparai d'après la comparaison de leure formes priraîlives. Celle de l'analcime était le cube, et celle de la cliabasie était un rhomboïde, deux espèces de solides dont la difiereoce s'annonçait à l'œil par le seul contraste des systèmes de cristallisation. La stilbite et la mcsotype portaient l'euipreinle de deux formes prismatiques, dont les bases étaient perpundiculiiires à l'axe. Mais , pour ne parler ici que des dimensions de la coupe transvei-sale, l'égahté de celles qui appartenaient à la niésotype devenait sensible par cela wul que les joints naturels parallèles aux pans avaient le même genre et le même degré d'éclat, taudis que

ns la stilbite leur iné^ahté se reconnaissait aux. diversités de l'éclat qui était nacré et plus vif diuis le

(1) Tiaité de Minéralogie , i. 111, p. 1 13 et suiï.

SjM TRAITÉ

8eâ8 de là plus petite, et smiplenieiit vibreiK et ph» fidUe dans le sens de la plus lottgOe. La dété^mna^ lion des lois de décroissement d'où dépeùdaittt'ks formes secondaires ne fut que le développement et la oon6rmation de ce que m^avait apprb la aiinple obaervation des fermes et des joints naturels, diri^ par la loi de symétrie. t -

La diaUage, l'hypersthène, lé péridot, etc.; auraient pu me fournir de nouveaux exemples que je passe sous silence, pour en citer quelques-uns* de ceux qui se rapportent à des substances métalliques.

Les cristaux de fer oligiste que Ton trouve à FUe d'Ëlbe, à Framont dans les Vosges et parmi les matières volcaniques de difierens pays, se présentent au premier coup-d'œil sous des fermes qiii' paraissent si étrangères les unes à l'égard des autres, par l'ensemble des traits généraux dont se compose ce qu'on appelle le faciès, que l'on croit y voir les empreintes de trois systèmes différens de cristallisation. Rome de llsle, trompé par leur diversité d'aspect, les confsidérait comme des modifications de trois fermes dominantes. U s'était conformé à l'opinion de Stenon , d'après laquelle les cristaux de l'île d'Elbe étaient des cubes modifiés par des fecettes accidentelles. Les cristaux de Framont dérivaient d'un dodécaèdre bipyramidal. Ceux des volcans s'assimilaient à des sq^mens d'octaèdre régulier , tels qu'on en rencontre parmi les cristaux de spioelle. J'avais d'abord pare lagéla même illusion , relativement à la ferme primi-

lîve (les crîdtaus de l'Ue d'Elbe. J'ai exposé ddit» mon Traité les deux priacipates considérations qui ont servi à me détromper, et dont l'une était fondée sur la loi de symétrie à laquelle le cube aurait ici dérogé en faisant la fonction de rbomboïdc , et l'autre se tirait des lois de la structure , dont quelques-unes étaient inadmissibles par leur complication dans l'Iiypotlièse d'an cube (ij.

Bientôt toutes les difficultés s'évanouirent, et la forme rliomboïdale substituée à celle du cube, à l'aide d'une coi-rection d'environ Z^ faite au\ incidences des faces primitives, devint un point de ralliement pour toutes les autres formes, qui vinrent comme d'elles-mêmes se ranger autour de lui.

La Physique sollicitait un autre genre de recherches, relalivement à la vertu magnétique du fer oli^iste qui, suivant l'opinion commuue, n'abaissait que parattraction sur l'aiguille aimantée, à la manière du fer ordinaire. Wallerius prétendait même qu'elle était nulle (3) ; je reconnus que la plupart des cristaux de fer oligiste étaient de véritables aimans. Il ne làllait, pour s'en apercevoir, que remplacer t'aiguille ou le barreau d'acier dont ou se servait ordinairement, et que l'on avait disposés pour manquer l'ejipérieiice en les aimaulant fortement, par une petite aiguille d'une faible vertu, dont l'action s'exerçât sur les

(1) Traité de Miner. , t. IV, p. ^9 et «uiv (a) Syatema rainer. , édit. 1778, p. aSg.

fluides renfermés dans les deux pôletf da cfrbtal^ «ni y produire des moavemens cupâUes de 4&Miger h répulsion en attraction (i).

Les cristaux de fer snUuré m'araient fbonii 1« sujet d'une des applications les plus intéreasantM db h théorie relative aux Itns dé la atmtoRè Aepiia dé* inontré que les fermes des ftnétésdodéeaèdrè et kxH aaédre n'étaient point, comme on Tarait cru, odles des soKdes auxquels les géomètres ont donné les Aiêtnes noms , et que ces dernières étaient exclues de îa géométrie de la nature, comme n'étant soseep-. tibles d'être produites par aucune loi de décroissement. Mais le cube du fer sulforé paraissait • à son tour donner l'ex<4usion à des fermes réellemenl existantes que j'avais été «Surpris de rencpntrer parmi celles des cristaux ordikiaires du même minéral. Elles se rapportaient à deux octaèdres difFérens, l'un composé de deux pyramides très surbaissées , l'autre dans lequel les pyramides plus alongées avaient un rectangle pour base. fX)mmuDe. Ces corps offrant d'ailleurs des indices de ces espèces de groupemens ou d'assemblages de phisieurs cristaux qui paraissent se pénétrer , j'avais éludé la difficulté en les plaçant parmi ceux dont les fermes étaient indéterminables. Dans la èuite, mon embarras ne fit qu'augmenter par robservation de divers autres cristaux qui venaient de difierens pays^ et qui offraient d'-une «mi-

I* . ■ « I II I ly ttm^^^mm^^^m-mmmmmii^^mmm^mi^

(i) Traité de Miner. , p. 34.

r/icre très prononcée des formes analogaes à celles des octaèdres que je viens de citer. Ma persévérance à les étudier m'a conduit à cette conséquence , qu'il existe une seconde espèce de fer sulfuré, confondue de tout temps avec la première , et qui a pour forn^e primitive un prisme rhomboïdal oblique dont les pans sont inclinés entre eux de 1 06^ 36' et 75^ 34' (' }• Ce prisme passe à un octaèdre rhomboïdal en verlu d'un décroissement sur les bords de sa base , et à un octaèdre rectangulaire, à l'aide d'un décroissement sur les angles de la même base. J'ai donné k cette espèce le norti de fer sulfuré blanc, qui n'est que provisoire, en attendant que pa composition soit mieux connue. Les cristau;^: du même fer ont une forte tendance à produire des groupemens très singuliers, dont les parties composantes, qui peuvent être considérées comme des segmens de la forme primitive, s'arrangent circulairement autour d'un centre commun , en formant des angles rentrans à la naissance de leur jonction.

C'est à cette mêhie espèce qu'appartiennent une grande partie des corps que j'avais désignés sous le nom de fer sulfuré radié, et que l'on trouve ordinairement dans des carrières de craie. On sait que

(1) Le rapport entre les deux deml-dîagonales!^et p dé la base est celoi des nombres 3 et \^S ) dans la même hypothèse l'expression de la hauteur du prisme est y m, Voy^L le Journal des Mines, t. XXX, n° 178, p. 24^ ^^ s'^'V-

fies pyrites étant ouvertes, s'effleurissent prompt^neot eu fer sul&té, et la même disposition a paiement lieu, • par rapport aux autres variétés de fer sulfuré blanc,, surtout aux endroits où leurs cristaux s'alongent inférieurement en même temps qu'ils s'amindssent, en passant à la forme aciculaire.

Jusqu'ici l'analyse chimique n'a indiqué aucune différence sensible entre les quantités relatives de fer et de soufre, dans les corps qui se rapportent aux deux espèces. Un célèbre chimiste (i) à qui je venais de montrer, dans ma collection, la suite de^ variétés de fer sulfuré blanc que j'ai acquises, les appelait les arragonites des substances métalliqueê*

Cuivre dioptase et cuivre hydro- siliceux. Lies détails dans lesquels je vais entrer sur la comparaison de ces deux substances seront ici d'autant mieux placés, qu'indépendamment de leur liaison avec le sujet que je traite , ils n'ont pas encore été consignés ailleurs.

Le cuivre dioptase avait été pris pour une émeraude, lorsque l'examen de sa structure me fit reconnaître qu'il formait une espèce particulière que je nommai simplement dioptase. La conjecture que je me permis d'ajouter , que ce minéral pourrait bien un jour être placé dan^ le genre du cuivre, était

(i) M. Smitson-TenDant, dont la mort prématurée a enlevé à l'Angleterre un des savans les plus distingués pamii ceux dont elle s*honore.

vi*aie en elle-même , quoique motivée sur le résultat d'une analyse inexacte (i).

M. Lowitz, savant chimiste de Pétersbourg, en a publié une autre , qui parait mériter d'autant plus de confiance, que la matière ne lui manquait pas, et la suite fera voii' l'utilité de l'attention qu'il a eue de décrire les cristaux sur lesquels il a opéré (3^.

La seconde substance, que je nomme cuivre hydrosiliceux , appartient au Kupfergnin de M. Werner , appelé aussi kiesel - malachit. M. Yauquelin en a soumis plusieurs échantillons à l'analyse , dont les uns, qui avaient l'aspect résineux, se rapportaient à la sous-espèce désignée par l'épithéte de schlachigesj et les autres dont l'aspect était terreux, à la sous-espèce dite erdiges. Les principes composans retirés de ces deux sous-espèces étaient le cui^ vre, la silice et l'eau. La conséquence qui a été déduite des résultats de l'analyse, est que le minéral dont il s'agit renferme une certaine quantité d'eau

(1) Traité de Minéral. > t. ni , p. i36 et suiv. Le poids de la matière employée à cette analyse n était que d environ trois grains et àemï.

(a) Nova Acta Petrop. , t. XIII , p* 349* Voici le résultat de Tanalyse dont il s*agit.

Cuivre oxidé 55

Silice : 33

Eau la

lu 37

cx)mbioée avec le cuivre , et unie à une quantité de silice qui a été regardée comme accidentelle ^ at' tendu qu'elle a varié depuis ^5 parties jusqu'à 60 sur 100 (i).

. Dans la suite, IVIM. Klaproth et John ayant repris l'analyse du kiesel-malachit, ont obtenu des résultats qui ont paru indiquer que la silice était intimement combinée dans ce minéral avec l'eau et le cuivre. C'est du moins ce que conjecture M. Berzelius , qui se fonde principalement sur le résultat auquel est parvenu M. John (2).

Ce résultat est voisin de celui qu'a offert à M. Lowitz l'analyse de la dioptase. Depuis long-temps, M. Meder , directeur des fonderies de Pétersbourç , avait émis l'opinion que le kupfei^ûn en était une variété amorphe (3). Plusieurs minéralogistes d'Allemagne et d'Angleterre ont adopté cette opinion, et un savant de ce dernier pays, en me remettant

(1) Annales du Muséum d*Hist. nat. , t. XIX, p. 345 et suîv.

(2) Ce résultat ^st le suivant :

Cuivre oxidé 49,63

Silice 28,07

Eau 17,5

Acide carbonique. 3

Chaux sulfatée 1 ^

100,00 (^ Estner, Traité de Miner.

un échantillon de la variété résinite , me la désigna sous le nom de cuivre dioptasique,

La comparaison récente que j'ai faite des deux substances , sous le point de vue de la Cristallographie , me paraît démontrer que la ligne de séparation tracée entre elles est inefiàcable.

Le cuivre dioptase a pour forme primitive, ainsi que je l'ai annoncé dans mon Traité, un rhomboïde obtus ( fig. 48 ) , dans lequel l'inclinaison de deux faces vers un même sommet est de 12 3** 58'. Ce rhomboïde passe à la forme du dodécaèdre que représente la figure 49 > envertu des deux décroissemens exprimés par le signe

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