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J'ai maintenant dans ma collection des cristaux de cuivre hydro-siliceux trouvée en Sibérie près de Caterinbourg , dont les uns sont des prismes hexaèdres (fig. 5i) de plusieurs centimètres de longueur, et les autres ofirent, sous des dimensions beaucoup plus petites , les formes de ces mêmes prismes , modifiées par des facettes rf, d (fig. Sa) qui sont très nettes, et qui naissent sur les arêtes à la rencontre des bases P (fig. 5 1 ) et des pans r. La forme primitive , indiquée par le résultat de la division mécanique, est semblable au prisme droit rhomboïdal ( fig. 5o \ donné par le prolongement des pans M,M(fig. 5i ) , ji^squ'à faire disparaître les pans r. La théorie in-
luxaèdre i la variél est
L'incidence de M su L'autre variété (Cg
siliceux bisunilaire «lenco de d sur r= =114'' 48'.
Je suis redevatle < drc» dont j'ai parlé d' 'on, premier médccii '"' ""«■'»»• La haute r, M naniérc dont il , j dispenserait de tout él >n'»verlissait d'ajouter naissance celui ,,„os<,,j
Les petits cristaux de la variété bis-unitaire sont ^es présens de M. Roussel y et ce n'est pas la seule preuve qu'il m'ait donnée de sa générosité (i).
Le nom de dioptase que )'ai donné à la substance dont j'ai parlé précédemment n'était que provisoire. Il faisait allusion aux reflets que renvoient les joints de ses cristaux dodécaèdres à travers le rhomboïde secondaire qui en fait partie. La Chimie ne nous a pas encore donné le nom méthodique qui doit le remplacer. M. BerzeUus, dans son Nouveau Système (2)9 a rangé le minéral dont il s'agit immédiate- . nient avant le cuivre hydraté, sous ce même nom de dioptase j sans indiquer la formule (représentative de sa composition. Il serait à désirer que les analyses des deux substances fussent répétées comparativement par une même main avec la plus grande précision possible. Mais dès maintenant leur distinction est d'autant mieux prouvée par la Cristallographie^ que les deux formes primitives ne peuvent s'allier dans un même système de cristallisation, par cela seul que
voulu , à ma prière , essayer un fragment détaché d'un des mêmes cristaux , et son résultat a confirmé le jugement que M. Crichton en avait porté.
(1) M. Roussel^ propriétaire d'une nombreuse et belle collection d'échantillons de minéraux , destinée pour le commerce , réunit à des connaissances dont un simple amateur s'honorerait, une honnêteté qui lui concilie l'estime de tous ceux avec lesquels il a des relations.
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58a TRAITÉ
l'une est un rhomboïde et l'autre un prisme droit, en sorte que les mesures des angles sont ici de sur-^ abondance, et que Ton peut, sans craindre de se tromper, s'en rapporter au jugement de l'œil*
Il ne reste qu'un petit nombre d'espèces dont les formes primitives n'aient pas encore été déterminées , ou ne l'aient été qu'imparfaitement. Des substances dont la structure n'avait été qu'entrevue, ont reparu dans de nouveaux terrains sous des traits et avec des caractères qui les rendaient plus accessibles à l'observation et à la théorie j telles sont l'hy-? perstliène, l'anthophyllite, la diallage, le fer phosphaté , etc. Le temps achèvera de remplir les vides que la Cristallographie a laissés dans ses applications aux formes cristallines. Les découvertes qui ont été faites depuis quelques années, sont de sûrs garans de ce qu'on a droit d'attendre encore à l'avenir du zèle aussi actif qu'éclairé des voyageurs qui parcourent le globe, pour procurer à ceux qui cultivent la Minéralogie les moyens d'en faire une étude plus approfondie, et d'en présenter, dans leurs ouvrages,, un tableau plus fidèle et plus complet..
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