‹ Traité de cristallographie suivi d'une application des principes de cette science a la détermination des espèces minérales et d'une nouvelle méthode pour mettre les formes cristallines en projectionChapitre 31 sur 74 · Le dodécaèdre est souvent modifié par l’iulcr · texte numérisé non relu

Le dodécaèdre est souvent modifié par l’iulcr

affc)

position d’un prisme hexaèdre régulier entre les deux pyramides. Les pans de ces prismes résultent ici , comme dans la chaux carbonatée , d’un décroissement par deux rangées sur les angles inférieurs du noyau rhomboïdal. Dans une partie des cristaux qui appartiennent au plomb phosphaté , le même rhomboïde subit un décroissement par une rangée sur ses angles 'supérieurs , d’où naît une face perpendiculaire à l’axe, et l’on observe, parmi les mêmes cristaux, le prisuie hexaèdre sans aucunes facettes additionnelles.

11 est très rare de rencontrer le rhomboïde primitif donné immédiatement par la cristallisation. Le quarz est jusqu’ici la seule espèce qui en offre des exemples.

Le cas qui est de beaucoup le plus ordinaire est celui où les cristaux présentent des faces analogues à celles du dodécaèdre, comme si la cristallisation avait ici une tendance particulière vers un résultat qui assimile l’aspect des formes secondaires à celui des petits dodécaèdres dont les cristaux sont l’assemblage. J’ai déjà remarqué ailleurs , que ce cas où des faces produites en vertu d’un décroissement par deux rangées en hauteur sur les bords inférieurs d’un rhomboïde , s’identifient par leurs positions avec celles de ce rhomboïde, est la limite à laquelle aboutissent une infinité d’autres cas, dans lesquels deux lois simultanées de décroissement peuvent faire naître des rhomboïdes secondaires parfaitement sein-

Ùfù TRAITÉ

blables, dont les uns auront leurs Êices tournées vers celles du noyau , et les autres situées du côté opposé J et il est bien évident que si ces lois n’atteignent pas leur limite, leur réunion produira des dodécaèdres composés de deux pyramides droites réunies base à base. On trouve parmi les cristaux, de plomb phosphaté un des termes de la série qui se termine par la hmite dont j’ai parlé. Dans la variété à laquelle il se rapporte , et que représente la figure ai5, les deux pyramides sont séparées par un prisme produit en vertu de la loi que j’ai indiquée plus haut. La face t de la pyramide supérieure résulte d’un décroissement par cinq rangées en largeur sur l’angle inférieur e du rhomboïde primitif (fig. 2 1 6), et la face / (fig. 2 15), d’un décroissement par une simple rangée sur le même angle, dont l’action détermine cette face à s’incliner en sens contraire-, en formant avec l’axe un angle égal à celui qui mesure l’inclinaison de la face t. Les deux décroissemens dont je viens de parler alternent entre eux vers chaque sommet, comme d’un sommet à l’autre , ainsi qu’il est facile d’en juger à l’inspection des lettres dont les faces des pyramides sont marquées. D’après ce que je viens

tle dire, le signe de la variété sera eee. Cette derniere

loi pourrait aussi avoir pour expression E* ‘E, qui indique un décroissement par une rangée sur les angles latéraux, dont l’effet se confond avec celui du

décroissement e. J’ai donné à la variété dont il s’agit

le nom ^isogone, parce que l’incidence de n sur r est de i5o^, comme celle de n sur i , ce qui n’est qu’une ^alité de rencontre , puisque la dernière de ces faces provient d’un décroissement différent de celui qui donne la face r.

Quoique le rhomboïde soit le générateur d’où dérivent les lois de la structure , le dodécaèdre est le type dont les formes secondaires portent presque toujours l’empreinte. Lorsque les faces qui le modifient sont produites par des décroissemens ordinaires, il suffit de faire attention à la manière dont elles sont situées sur le dodécaèdre , pour rapporter les décroissemens aux parties du rhomboïde sur lesquelles ils prennent naissance. Ainsi il est évident , à la seule inspection du triangle t (fig. ai 5), dont la base y est paraUcle à la diagonale horizontale de la face P (fig. ai6) du rhomboïde primitif, que ce triangle résulte d’un décroissement sur l’angle inférieur e , dont la marche est ascendante , et que la face r' (fig. 21 5), résulte d’un autre décroissement qui est inverse sur le même angle.

Mais lorsque les décroissemens rapportés au rhomboïde sont intermédiaires, il est nécessaire d’employer une construction pour apercevoir ce rapport. Supposons, par exemple , une facette additionnelle qui remplace l’angle a (fig. 207), de manière que les bords des lames décroissantes appliquées sur la face ash soient parallèles à sb. Si par le point h (fig. 2 1 7), on mène une ligne ho , qui soit de même paj-allèle à

sbj elle sera dirigée dans le sens des bords dont il s’agit. Or, l’extréniité o de cette ligne est située au milieu du côté sg, d’où l’on conclura que le décroissement est intermédiaire sur l’angle latéral g du rhomboïde, et que telle est sa mesure, que pour une arête de molécule soustraite sur le bord , il y eu a deux qui sont soustraites sur le bord gh. Je me borne à une. seule indication , et je me crois d’autant plus dispensé d’entrer ici dans de plus longs détails, que l’objet principal de ce Traité est l’exposé de ce qu’il y a de général dans les résultats de la cristallisation , et que le quarz est la seule des espèces minérales qui, jusqu’à présent, ait offert des modifications du genre de celles dont je viens de parler.

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