‹ Traité de cristallographie suivi d'une application des principes de cette science a la détermination des espèces minérales et d'une nouvelle méthode pour mettre les formes cristallines en projectionChapitre 37 sur 74 · III. Du groupement des cristaux d’arragomte · texte numérisé non relu

III. Du groupement des cristaux d’arragomte

La formation des divers assemblages de plusieurs cristaux réunis en un seul corps, telle que nous l’avons considérée jusqu’ici, s’annonce à l’œil par les positions respectives de ces cristaux , qui ont line partie commune et des parties saillantes, à l’aide desquelles ils s’isolent les uns des autres^ 11 n’en est pas de même des groupemens dont l’arragonite a fourni la matière. La cristallisation qui les a produits a, pour ainsi dire, travaillé en mosaïque, de manière que l’ensemble des pièces des rapports dont ils sont composés se présente sous l’aspect d’un cristal simple , soit prismatique , soit bi-pyramidal , où il y aurait partout unité de structure. Si parmi les pri.smes quelques-uns ont des angles rentrans à la jonction de leurs faces latérales ; si d’autres ont des parties saillantes aux endroits de lemrs bases, cela n’empêche pas que la forme dominante ne soit toujours la même ; aussi leur aspect en a-t-il imposé à ceux qui jugent des formes cristalUnes par le couj)-

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d’œil, en sorte que non-seulement les aneiens auteurs, mais la plupart des modernes , les ont décrits dans leurs Traités comme des cristaux simples dont la structure est uniforme ; et l’illusion a été si complète , que l’on a^ confondu des prismes hexaèdres réguliers de strontiane sulfatée, avec des prismes d’arragonite qui se trouvent dans le même teirain , aux environs de Saltzbourg.

I o8. Ce miimral a pour forme primitive un octaèdre rectangulaire PM (fig. 276), dont la position naturelle exige que , des deux arêtes C, G au contour de la base commune des deux pyramides qui ont leurs sommets en E et en E', la plus longue G soit située verticalement , et la plus courte C située horizontalement. L’octaèdre se sous-divise avec beaucoup de netteté , parallèlement à un plan qui passe par CG. Les joints parallèles aux faces M, M, quoique très apparens , sont moins faciles à saisir. Ceux qui répondent aux faces P, P , sont souvent olïusqués par une cassure inégale. J’ai cependant des cristaux d’Espagne, et d’autres pris parmi ceux que l’on trouve dans les mines de fer oxidé , qui les présentent d’une rnanièx’e sensible. Soit rs (fig. 277) le même octaèdre. Si du centre c on mène une première ligne rw à l’un des angles sohdes latéraux , une seconde cjr perpendiculaire sur l’arête rz , et une troisième ex, perpendiculaire sur l’arête ex, on aura

en : cy ::\/2 : i ,

duo TRAITÉ

et

cy ex V^23 î V*9"

Si l’on mène nx y puis cr perpendiculaire sur le rapport de cr à cy sera celui de 3 à 4* L’incidence de M sur M est de i i5'*56'j celle de P sur P est de 1 09*^ 28', et celle de P sur M est de 107** 49^*

Je n’ai vu jusqu’ici aucun cristal solitaire de cette forme. Mais il existe en Espagne des groupes composés de quatre petits cristaux qui la présentent très nettement, avec la seule différence qu’ils ont subi dans le sens de l’axe qui passe par le point C(fig. 276), un alongement qui a fait naître deux arêtes y , y (fig. 278), à la place de leurs angles solides latéraux. Ils sont réunis parallèlement au même axe , de manière que leur forme , en se dégageant , laisse peu de cliose à faire pour la compléter par la pensée. Je reviendrai dans la suite sur cet assemblage.

Les cristaux dont je viens de parler m’étaient inconnus lorsqu’ils m’ont été envoyés d’Espagne, avec d’autres qui offraient, sous des formes prismatiques, les aggrégals que je décrirai dans im instant; et la reconnaissance que cet envoi précieux a excitée en moi m’est trop présente , pour ne pas me faire saisir avec empressement l’occasion de publier que j’en suis redevable aux bontés de M. le chevalier de Pai^a,si recommandable par son grand zèle pour tout ce qui peut contribuer aux progi èsdcs sciences natm’elles, et qui s’est placé lui-même par les c'onnaiss;inces qu’il a

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pulsées dans leur étude, au rang de ceux qui les ont cultivées avec le plus de distinction.

Je n’ai rencontré que deux formes secondaires déterminables qui eusseut échappé à la tendance de l’arragonite vers le groupement. L’une que représente la figure 279, et que j’appelle arragomte quadri-

hexagqnalfZ. pour signe M'E'P. Celui de l’autre, qui

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