Arragonite basé symétrique (fig. ago
Cette variété se présente sous l’aspect d’im prisme
5a6 TRAITÉ
symétrique) dans lequel riueidence de M sur M", celle de M sur M', et les deux qui leur ocurespoodent dans la partie opposée sont chacune de 1 56' ; celle de M' ou do M" sur le pan de retour est de i28'*8'. L’aggrégat est composé de quatre solides qui appartiennent à la variété l^sée, et dont l’assortiment est visible sur la coupe transversale (fig. 291), où leurs coupes particulières sont désignées par les lettres N, K', n, m!’. L’hexagone mll'm'gg est représenté ici tel qu’on l’ohserve sur les cristaux les mieux prononcés de ma collection, où ses côtés sont à peu près égaux, ce qui exige que l’un des côtés de chaque rhomhe soit beaucoup plus long que l’autre. Je reviendrai dans la suite sur cetfe inégalité pour en déterminer la limite.
L’espace compris entre les quatre prismes , et indiqué par le rho'mbe qyojy', a été rempli au moyeu de leurs extensions, en sorte que celle du prisme N est représentée par le triangle rectangle o^, celle du prisme N' par le triangle rectangle o^', et ainsi de celles des deux autres prismes, les plans de jonction cpïncidant avec les l^nes qs , o's. }1 est facile de déterminer la loi de décroissement à laquelle se rapportent les positions de ces plans. Prenons pour exemple celui qui appartient au triangle considéré comme la coupe de l’extension qu’a subie le pî'isme désigné par le rhombe N'. Soit aôpd(fig. 289) ce même rhombe.
La perpendiculaire ds, menée sur le prolongement
DE CAISTALLOGRAPUIE. 5ij
du côté bp, sera située à l’égai'd de ce rhouibe, comme le plan de jonction oa (6g. agi), à l’égard du rhombe N'; d’où il suit qu’en appliquant au triangle mensuratemr dkh la supposition que nous avons Élite par rapport au triangle dmu , dans la déternû- ^ nation de la variété précédente, nous aurons
dklkhllni iZldplps — P'j
. d’où l’on tire
fi*— P‘ a3 — 9 7*
Si l’on renverse cette fi^ction, la valeur de n sera la moitié de celle que nous a donnée le calcul relatif à la .variété précédente, et dont l’expression est Ainsi, le décroissement rapporté à l’angle E, qui est l’analogue de l’angle latéral E (üg. 376) de l’oc>»
laèdre primitif, aura pour signe T E.
J’ai dans ma collection des prismes qui présentent l’eggrégat que je viens da décrire, et dont les pans ont un petit dé&ut de continuité aux endroits E, E', où se rencontrent les solides élémentaires ; et , de plus , l’un de ces mêmes prismes offre l’indice d’une ffssure perpendiculaire aux mêmes pans, et qui coïncide avec le plan de jonction
La variété qui nous occupe a été confondue , par Romé de Lisle, avec la chaux carbonatée en prisme hexaèdre régulier (i). Quoiqu’on ait reconnu depuis
(i) Cristallographie, 1. 1, p. 517.
Si? TRAITÉ
qu’elle appartenait à l’arragonits , on à continué d’assimiler sa forme à celle du prisme dont je viens de parler, et ce rapprochement a été adopté par des auteurs très modernes. Ce n’est pas cependant que les occasions de s’apercevoir de la méprise aient manqué aux observateurs. Car la variété dont il s’agit est une des plus communes, surtout en Espague, où l’on en trouve des cristaux plus on moins volumineux, dont la forme est si nettement prononcée, que le contraste de ses angles avec ceux du prisme hexaèdre r^ulier se présente comme dci lui-même à un œil tant soit peu attentif.