‹ Traité de cristallographie suivi d'une application des principes de cette science a la détermination des espèces minérales et d'une nouvelle méthode pour mettre les formes cristallines en projectionChapitre 62 sur 74 · DE'‘E · texte numérisé non relu

DE'‘E

J’ai maintenant dans ma collection des cristaux de cuivre hydro-siliceux trouvés en Sibérie près de Caterinbourg , dont les uns sont des prismes hexaèdres (fig. 5i) de plusieurs centimètres de longueur, et les autres offrent, sous des dimensions beaucoup plus petites , les formes de ces mêmes prismes , modifiées par des facettes d , d' (fig. 62) qui sont très nettes , et qui naissent sur les arêtes à la rencontre de.s bases P ( fig. 5 1 ) et des pans r. La forme primitive , indiquée par le résultat de la division mécanique, est semblable au prisme droit rhomboïdal ( fig. 5o ) donné par le prolongement des pans M,M(fig. 5i ) , jvisc^’à faire disparaître les pans r. La théorie in-

58o TRAITÉ

dir|ue pour le rapport entre les deux demi-diagonales g et P àe la coupe, transversale ou de la base^ celui de 4 à dans la même hypothèse, la hauteur H a le nombre a pour expression. L’incidence deM sur M est de io3^ao'.

Je donne le nom de cuivre hydro-siliceux perihexaèdre à la variété représentée fig. 5i, dont le signe est PM ‘H*.

L’incidence de M sur r=i4i^4o^*

L’autre variété (fig. 5a), que je nomme cuivre hydro-

siliceux hisunitairct a pour signe M'H'A. L’inci-

dence de d sur r=iaa^i9', et celle de M sur d

= ii4«i48'. ,

Je suis redevable des cristaux en prismes hexaè- i dres dont j’ai parlé d’abord , aux bontés de M. Crich- i ton, premier médecin de S.M. l’empereur de toutes I les Russies. La haute réputation qu’ü s’est acquise par la manière dont il a justifié ce titre honorable, me dispenserait de tout éloge, si un motif personnel ne m’avertissait d’ajouter ici à l’hommage de ma reconnaissance celui que sollicite encore de moi l’occasion que j’ai eu d’admirer le goût très éclairé de M. Gicbton pour la Chimie et pour Ja Minéralogie, pendant le séjour qu’il a fait récemment dans cette ville (0*

(i) Ce savant avait reconnu la véritable nature des cristaux dont il s’agit. Mon célèbre collègue , M. Yauquelio , a bien

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Lès petits cristaux de la variété bis-unitaire sont des présens de M. Roussel , et ce n’est pas la seule preuve qu’il m’ait donnée de sa générosité (i).

Le nom de dioptase que j’ai donné à la substance dont j’ai parlé précédemment n’était que provisoire.

11 faisait allusion aux reflets que renvoient les joints de ses cristaux dodécaèdres à travers le rhomboïde secondaire qui en fait partie. La Chimie ne nous a pas encore doiiné le nom méthodique qui doit le remplacer. M. Berzelius, dans son Nouveau Sys- > tème (2), a rangé le minéral dont il s’agit immédiate-^ ment avant le cuivre hydraté, sous ce même nom de dioptase f sans indiquer la formule |représentative de sa composition. 11 serait à désirer que les analyses des deux substances fussent répétées comparativement par une même main avec la plus grande précision possible. Mais dès maintenant leur distinction est d’autant mieux prouvée par la Cristallographie, que les deux formes primitives ne peuvent s’allier dans un même système de cristallisation , par cela séul que

voulu , à ma prière , essayer un fragment détaché d’un des mêmes cristaux , et son résultat a confirmé le jugement que RI. Crichton en avait porté.

(1) M. Roussel, propriétaire d’une nombreuse et belle collection d’échantillons de minéraux , destinée pour le commerce , réunit à des connaissances dont un simple amateur s’honorerait, une honnêteté qui lui concilie l'estime de tous ceux avee lesquels il a dçs relations.

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l’une est un rhomboïde et l’autre uu prisme droit, en sorte que les mesures des angles sont ici de surabondance, et que l’on peut, sans craindre de se tromper, s’en rapporter au jugement de l’œiL '

II ne reste qu’un petit nombre d’espèces dont les formes primitives n’aient pas encore été déterminées , ou ne l’aient été qu’imparfaitement. Des substances dont la structure n’avait été qu’entrevue, ont reparu dans de nouveaux terrains sous des traits et avec des caractères qui les rendaient plus accessibles à l’observation et à la théorie j telles sont l’hypersthène , l’anthophyllite , la (hallage , le fer phosphaté, etc. Le temps achèvera de remplir les vides que la Cristallographie a. laissés dans ses appli(xitions aux formes cristallines. Les découverte qui ont été faites depuis quelques années, sont de sûrs garans de ce qu’on a droit d’attendre encore à l’avenir du zèle aussi actif qu’éclairé des voyageurs (pu parcourent le globe , pour procurer à ceux cpii cultivent la Minéralogie les moyens d’en faire une étude plus approfondie, et d’en présenter, dans leurs ouvrages, un tableau plus fidèle et plus complet.

DE cristallographie.

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