Dans un cristal hémitrope de feldspath {Jig
les zones /;w,q)^d'uii cristal coïncident avec les zones p^ m^^ o^j^^de l'autre; l'un des cristaux prendrait donc la position de l'autre s'il tournait de deux angles droits autour d'un axe perpendiculaire à la face n {fig* 9 5) commune aux zones pm^ oy\ cet axe est donc celui d'hémitropie.
Que p^ t, ntj n soient les pôles des faces /7,f, m, «,on a
par conséquent
;7?^= 90*^7'; «^=z io°28'; m/w^=: 89"53'.
On trouve que pp approche extrêmement de 90** et que*, par conséquent , l'angle mm! est très-voisin de 45°. La différence entre les valeurs données par l'expérience et par le calcul tient probablement à une petite erreur dans la mesure de quelques-uns des angles qui servent de point de départ pour déterminer mn.
261. Dans un cristal bémitrope de feldspasb (fig'i^7)r les faces m, p de l'un des cristaux sont parallèles aux faces m , p^ de l'autre ; l'un d'eux viendrait dans la position de l'autre s'il tournait de deux angles droits autour d'une normale à p \ cette normale est , par conséquent , l'axe d'hémitropie.
Si p^ t^ z, X sont les pôles des faces /?, t, z, j:, on a
px =z 5o° 1 9'; pt := Il 2® 16'; pz = 102® 29'; par conséquent
JTJT^ = 79"22'; tt^ ■= — 44° 32'; zz^=z — 24** 58'.
EXEMPLES
rie cristaux hémitropes appartenant au système prismatique oblique non symétrique.
262. Dans un cristal d'albite {fig- 128), la zone Imt de l'un des cristaux coïncide avec la zone /m^it^ de l'autre, et les faces m, m^ sont parallèles. D'après cela, l'un des cristaux viendrait dans la position de l'autre en tournant de deux angles droits autour d'une normale à m 5 cette Normale se trouve être ainsi l'axe d'hémitropie.
Soient^, m,if,/ les pôles des faces p^m^t^l: les faces p^ m «ont parallèles aux plans des plus faciles clivages. On trouve
mt = 62° 7', ml = ec» 8', mp = gS^ 36';
par conséquent
^^,= 54056', //,= 59°44', pp^=:^rj0^2.'.
263. Des cristaux peuvent, setdement par Tefiet du hasard , s'accoler de manière que deux cristaux contigus soient unis conformément à la loi du n^ 230.
Quoique les faces de certains cristaux hémitropes forment, comme on l'a vu, des angles rentr^ntSjl'existence de pareils angles n'est pas non plus toujours une preuve d'hémitropie -, deux ou plusieurs faces d'un cristal peuvent , en effet , se répéter et former, de cette manière , un angle rentrant. Dans certains cas les faces se répètent ainsi plusieurs fois et forment autant de sillons parallèles. Lorsque ces faces sont très-étroites, ces sillons produisent les stries qu'on observe sur certaines faces de plusieurs espèces de cristaux.