‹ Traité de critique et de statistique comparée des institutions financières, systèmes d'impôts, et réformes fiscales des divers états au XIX siècle; Première Série; de nombreux tableaux son affectés aux impôts et aux finances de chaque étatChapitre 126 sur 377 · LA. TRADITION FIN'AXCIKRE · texte numérisé non relu

LA. TRADITION FIN'AXCIKRE

remciil leur imprimer un développement plus rapide qu'aux institutions fiscales. La résistance de l'aristocratie anglaise a, par suite, été concentrée sur les impôts et parmi les impôts sur ceux de nature îi affecter directement ou indirectement la pro|>rié(é foncière.

Il n'a même pas été sans habileté ni prévoyance, de la part de l'aristocratie anglaise, de concourir a améliorer les institutions financières de l'Angleterre; c'était encore un moyen d'amoindrir la nécessité de réformer le système fiscal.

Le contraire s'est produit, en France, sous l'ancien régime et sous la Révolution. Les institutions fiscales, malgré des vices déj)lorables, pouvaient encore fonctionner : mais il n'en était pas de même des institutions financières. De Colfiert a M. de Galonné, malgré Orry, Turgot et Necker, elles n'ont cessé de dépérir, pour disparaître entièrement avec l'Assemblée constituante.

Le grand mérite de Napoléon et de M. de Villèle a été de doter la France d'institutions financières qui. sans être aussi appropriées que celles de l'Angleterre, aux conditions actuelles des gouvernements libres, ont néanmoins montré toute leur solidité en maintenant l'ordre dans les finances du pays et le crédit de la France, malgré deux invasions et ciii([ révolutions.

Dans les institutions financières de l'Angleterre comme dans son régime fiscal, la tradition domine. C'est le trait fondamental de la civilisation anglaise. Il n'eu est pas de même en France.

De 1789 'a 1814, le changement dans les institutions financières de la France a été radical, bien plus que dans son système fiscal. Dès 1790, l'assemblée constituante privait le pouvoir exécutif de toute influence financière. Elle installait à côté d'elle une trésorerie qui payait (payer, c'était émettre des assignats) et qui recevait ce qu'elle pouvait.

Sous Napoléon, le ministre des finances recevait et celui du trésor payait au nom de l'empereur; le vote et la discussion du budget étaient une parade.

En 18H, la réaction naturelle contre les excès de Napoléon

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