‹ Traité de critique et de statistique comparée des institutions financières, systèmes d'impôts, et réformes fiscales des divers états au XIX siècle; Première Série; de nombreux tableaux son affectés aux impôts et aux finances de chaque étatChapitre 154 sur 377 · LA. TERRE EN AUSTRAJLASIE · texte numérisé non relu

LA. TERRE EN AUSTRAJLASIE

Soit environ 2 milliards.

Ne faut-il pas conclure de ces faits que les doctrines de M. Henri Georges, de même que les théories socialistes ou communistes sont, dans les conditions présentes de l'humanité, inapplicahles à l'appropriation du sol ? La propriété individuelle est encore nécessaire a celte appropriation ; il serait même impossible de grever la terre de taxes foncières élevées. L'impôt local est le seul qu'elle puisse tolérer, parce que le propriétaire foncier profite des taxes locales. Aussi le facteur principal de cette grande colonisation n'est-il ni la terre ellemême, ni ceux qui l'approprient ; ce sont les consommateurs éloignés dont les besoins doivent être satisfaits. La cause de cette colonisation, c'est le développement merveilleux de 36 millions d'Anglais sur les deux îles dont la contenance ne dépasse pas 52 millions d'hectares, soit à peine le 20® des terres cultivables en Australasie.

D'après les relevés les plus récents (1886) la valeur imposable de la propriété dans les villes et bourgs s'élevait à 47,344,600 L. S. et dans les comtés à 66,938,970 L. S. , soit en francs 2,857 millions, grevés d'une dette publique de 717 millions, pour l'Etat de Victoria seulement, habité par 991,869 personnes, ce qui donne un coefficient de 28,000 fr. par tête. En France et en Angleterre ce coefficient n'est que de 60O0 fr. Aux Etats-Unis que de 5000 fr.

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