‹ Traité de critique et de statistique comparée des institutions financières, systèmes d'impôts, et réformes fiscales des divers états au XIX siècle; Première Série; de nombreux tableaux son affectés aux impôts et aux finances de chaque étatChapitre 230 sur 377 · NATURE DES DÉPENSES · texte numérisé non relu

NATURE DES DÉPENSES

rail soulagée ; les classes laborieuses seraient assistées ; les forces militaires de l'Empire seraient accrues ; il serait imurvii à tous les grands travaux, si les Allemands voulaient bien consentir au budget biennal, au monopole de l'alcool et du tabac.

C'est ainsi qu'à partir de 1881 s'est engagée, en Allemagne, sur le terrain fiscal, une lutte extrêmement curieuse qui, par un singulier retour des choses humaines, s'est dénouée au Vatican, par l'intervention du pape Léon XIII.

Le gouvernement royal de Prusse a d'abord essayé de maintenir intactes ses vieilles prérogatives et de les imposer à l'Allemagne. Il proposait de ne voter le budget que tous les deux ans, changement grave h la constitution. Malgré l'intervention du Roi, la biennalité a été rejetée par le Reichstag. Les deux monopoles du tabac et de l'alcool ont aussi succombé.

Un nouvel incident a surgi. Le gouvernement a demandé ^augmentation des forces militaires et le renouvellement du septennat. Le Reichstag a refusé.

L'Empereur en a appelé à la nation, mais il n'a pu obtenir la majorité, accroître l'armée, enlever le vote du septennat, qu'en renonçant 'a tout monopole et en supprimant le Kulturkampf. Ainsi le vote de l'impôt a consolidé l'autorité du Reichstag, limité celle de la Couronne, rendu la liberté aux catholiques, constaté l'influence politique des Papes en Allemagne. Il a également permis a l'opinion publique de repousser deux monopoles fort lourds, précurseurs de plusieurs autres, instruments préférés par la Prusse pour raffermir sa suprématie en Allemagne et l'imposer à l'Europe. (1)

g 6. - Le budget de l'Empire (2)

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