‹ Traité de critique et de statistique comparée des institutions financières, systèmes d'impôts, et réformes fiscales des divers états au XIX siècle; Première Série; de nombreux tableaux son affectés aux impôts et aux finances de chaque étatChapitre 356 sur 377 · il · texte numérisé non relu

il

Malgré leur incertitude, ces chiffres suffisent pour montrer que la richesse est inférieure en Italie a ce qu'elle est en Prusse et que les gros revenu y sont moins nombreux.

II. La taxe sur les loyers avait été supprimée en 1864, lors de rétablissement de l'impôt sur la richesse mobilière. Elle a été rétablie en 1866. C'est une taxe rigoureuse, qui montre combien l'Italie est lourdement imposée eu égard à ses ressources. Sont exemptés les locaux vides de meubles, les bâtiments d'exploitation rurale, les bâtiments d'industrie et les locaux des officiers publics, écoles, orphelinats, asiles, etc. La taxe est proportionnelle au loyer ; elle peut même devenir progressive. Elle ne peut excéder 2 0/0, si elle est proportionnelle; si elle est progressive, la graduation est limitée de 4 'a 10 0/0. Les petits loyers sont en général exempts ; à Gênes les

(1) A propos du Fuocatico on trouve dans la Statistica délie tasse communal! de 1884 une étude mathématique sur les moyens d'égaliser cette taxe entre les diverses communes. L'auteur du mémoire résout le problème au moyen de courbes dont les inflexions sont soumises aux calculs algébriques. En matière fiscale, la méthode algébrique serait rigoureuse.

Page 1