LES IMPOTS EN 1792 ET EN
recours à l'impôt sons toutes ses formes. En 1792, l'ensemble des recettes fiscales du budget s'était élevé a 19,382,455 1. s. ; il monta, en 1816, a 76,854,4941. s., soit un accroissement de 57,452,059 1. s. ou 1,455 millions de francs de recettes ayant l'impôt pour origine.
I 1". — Les impôts comparés en 1792 et en 1815.
Les produits des impôts encaissés par l'Etat en 1792, dernière année de paix et 1815, dernière année de guerre, ont été les suivants pour chaque catégorie :
Land-tax ]. s. 2.037.627 1.196.000
Stamps (timbres et droits divers). .. 1.301.753 12.40o.2o9
Excise (contributions indirectes). . . 8.730.020 21.779.471
Customs (douanes) 3.925.386 18.308.100
Postes 379.000 1.541.000
Divers 3.068.027 6.258.323
Income-tax >> 15.298.982
A de pareils produits fiscaux correspondit nécessairement une extrême surcharge. Le droit sur le sel fut doublé, celui sur le malt fut élevé de 1 sch. 7 pence 1/4 à 4 sch. 5 pence 5/4. Aussi la consommation fut paralysée. En 1792, le droit avait porté sur 27,789,166 1., il ne porta, en 1815, que sur 20,246,795 I. Sur les vins d'Espagne le droit fut triplé. Sur les vins de France on le fixa ii 15 sch. 9 pence par gallon au lieu de 4 sch. 10 pence. Pour le thé, le droit alla, en 1819, jusqu'à 100 0/0 ad valorem. Pour les boissons alcooliques (spirits) les droits furent triplés en Angleterre et sextuplés en Irlande. Il y eut néanmoins un notable accroissement de la consommation, puisque les produits des taxes passèrent, en Angleterre, de 655,168 I. s. à 2,218,007 1. s, et, en Irlande, de 185,479 1. s. 'a 1,057,185 1. s. En 1815, tous les droits sur les boissons produisirent 9,045,254 I. ou 225 millions de francs; ceux sur les thés donnèrent