LE PREMIER INCOME-TAX
4,339,728 I. et ceux sur les sucres 6,773,424 1. s., soil 278 millions ^1e francs.
Les taxes locales, qui ont une grande importance en Angleterre, avaient également augmenté, quoique dans une moindre proportion. Evaluées a 8,000,000 1. s. en 1792, elles montaient a 12,750,000 1. s. en 1813. Dans ces chiffres, la taxe des pauvres est comprise ; mais les dîmes ecclésiastiques, les corvées, les péages ne le sont pas (1).
Au poids des taxes il fallait ajouter leur multiplicité. Les droits d'accise frappaient plus de 75 articles de consommation populaire. Tous les objets de luxe étaient sévèrement taxés. L'impôt sur les domestiques produisait 12 millions de francs, celui sur les voitures et chevaux de maître 36 millions, celui sur les chevaux et mulets de travail 17 millions, celui sur les chiens près de 4 millions.
Les droits de douane fournirent jusqu'à 263 millions.
Toutefois la plus grande ressource de l'Angleterre fut encore l'impôt sur le revenu (income-tax) organisé en 1798, après le refus de la paix par le Directoire et le coup d'Etat du 18 fructidor. Cette puissante machine fiscale, selon l'expression de M. Gladstone, procura a l'échiquier 382 millions de francs en 1815, sur les bases suivantes :
Taxe Capital taxé
Cédule A. — Maisons, mines, canaux, fonderies .'î. 923. 486 60.138.330
Cédule B. — Bénéfices agricoles... 2.731.4bl 38.396.144
Cédule C. — Dividendes 2.88o.30o 30.000.000
Cédule D. — Bénéfices du commerce et de l'industrie 3.831.088 38.310.933
Cédule E. — Salaires et pensions. . 1.174.436 11.744.oo7
Total 16.o4o.786 178.589.966
La somme de 16,545,786 I. s., représentant 413 millions de francs, est brute. Les classes riches ou relativement aisées supportaient seules cette charge, les revenus inférieurs 'a 1250 francs ayant été exemptés. Mais cet impôt était si lourd
(1) Bailly a évalué, en 1834, les climes à 168 millions de francs pour l'Angleterre, les corvées et les péages à 106 millions de francs.