LES JEUNES TORYS
Il se forma, dès lors, en Angleterre, un courant d'opinion favorable a une réforme fiscale. Parmi les hommes politiques de cette époque, Baring, Robinson,Parnell y ont successivement adhéré, puis Huskisson et Canning. Les landlords et les farmers ayant, en 1820, réclamé une protection plus rigoureuse encore que la prohibition (rentrée, quand les prix descendaient au-dessous de 54 fr. 40 Thectolitre, on proposa de voler un droit d'entrée permanent, 'a quelque prix que se tînt le blé, de 17 fr. 20 l'hectolitre. La Chambre des communes recula devant ce pacte de famine. L'échelle mobile des droits d'entrée, d'après les prix et les saisons, fut proposée et acceptée.
Malgré les charges que la guerre imposait a l'Angleterre, charges permanentes, malgré les dispositions très peu favorables de ses membres, le cabinet Tory, présidé par lord Liverpool, avait été obligé d'accepter des dégrèvements immédiats. De 1816 a 1822, ces dégrèvements portèrent sur 1'?;^come-tax, qui fut abolie, sur les taxes de guerre qui frappaient le malt et les spiritueux, les chevaux de labour, les cuirs, le sel, les fenêtres et les cheminées en Irlande. Ces dégrèvements représentaient, dans leur ensemble, 21,500,000 L. s, réduits a 18,000,000 L. s., ou 457 millions de francs par quelques augmentations. De nouveaux emprunts devinrent nécessaires pour couvrir le déficit. Ces emprunts provoquèrent de nombreuses critiques contre le fonds d'amortissement
ouvrages, notamment dans le traité de législation civile et pénale, seconde partie. Il se prononce en faveur d'un remaniement complet des lois successorales. Tout en respectant la liberté testamentaire, il critique la dévolution des successions d'après la légiflation anglaise. Il est d'avis d'augmenter la part revenant à l'État dans les successions, en vue surtout de mutiplier les liquidations successorales. Dans un livre fort antérieur et plus curieux, publié en 1795, Supply without Burden or Escheat vice taxation, Benthara avait été beaucoup plu:, loin ; il avait propesé de limiter les droits d'hérédité, qu'il y eût ou qu'il n'y eût pas de testament, toutes les fois qu'il n y aurait pas d'enfant et même de n'accorder à certains héritiers qu'une annuité en argent. Il atïirmait qu'il serait plus expédient de ne rien laisser aux héritiers que de leur demander des droits de mutation élevés. Enfin il ajoutait qu'il valait mieux imposer aux successions un concours efficace qu'aux subsistances du peuple.