‹ Traité de critique et de statistique comparée des institutions financières, systèmes d'impôts, et réformes fiscales des divers états au XIX siècle; Première Série; de nombreux tableaux son affectés aux impôts et aux finances de chaque étatChapitre 52 sur 377 · RÉFORMES DES WHIG · texte numérisé non relu

RÉFORMES DES WHIG

« tage direct quant a la consommation des objets dégrevés ;

« ils trouveraient un avantage indirect dans l'activité et l'ai-

« sance nouvelles qui régneraient parmi les classes indus-

« trieuses. » (1)

g 4. — Réformes des Whigs ; Parnell. 1828-1842.

Entre les réformes d'Huskisson et celles de Robert Peel il y a eu un long intervalle de près de 14 ans. Le mouvement de réformes ne s'est pas arrêté, mais il n'a plus eu une direction aussi caractérisée. Il a trouvé une vigueur nouvelle dans la réaction libérale qui a suivi la Révolution de 1850. La Révolution de 1850 a exercé sur l'Angleterre une influence plus directe que celle de 1789. La société anglaise s'est montrée entièrement réfractaire aux idées qui ont prévalu en France pendant le xviii" siècle. Elle s'est même opposée avec énergie a leur propagation. Au contraire, elle a accepté, comme une nécessité politique et comme un événement européen favorable, la Révolution de 1850. Les wbigs qui avaient été exclus du pouvoir depuis 1802 et même depuis le premier ministère de Pitt, c'est-à-dire depuis près d'un demi-siècle, y furent rappelés. Leur oeuvre principale fut toute politique : ce fut la réforme électorale de 1852 qui les rappela au pouvoir pour longtemps.

Au point de vue fiscal, les whigs, sous l'intluence de Parnell, accomplirent, de 1850 a 1856, des réformes de détail assez nombreuses qui privèrent l'échiquier de ressources importantes, préparèrent le déficit et ne satisfirent aucun intérêt.

Rien ne fut changé à la législation sur les céréales. Les whigs, conformément aux idées de Parnell, s'efforcèrent, avant tout, de diminuer ou d'abolir les taxes qui portaient directement sur l'industrie ou qui enchérissaient les consommations du peuple. Ils accusèrent, dès cette époque, la tendance de reporter les impôts soit sur les consommations de

{\) Richelot. Tome i, 148.

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luxe, comme le tabac et Talcool, d'après les distinctions d'Adam Smith, soit sur la propriété, le capital.

Ces changements avaient été précédés en 182(S d'une mesure (inancière qui les facilita beaucoup : la suspension de Tamortissement. Le cabinet W^ellington s'était décidé a admettre le principe de réductions considérables sur les tabacs, • les sucres, les spiritueux et les cuirs.

Pendant le ministère de Lord Grey (1838-1834) l'échiquier fut dirigé par Lord Althorp. Ce ministère comprenait plusieurs des hommes d'Etat, appelés 'a gouverner longtemps l'Angleterre : Palmerslon, John Russel, Melbourne, Stanley, Baring. Le trait décisif de cette administration a été de diminuer les taxes indirectes pour augmenter les taxes directes. Lord Althorp proposa même une taxe qui devaient produire 50 millions de francs sur les mutations de propriété. Elle ne fut pas acceptée. Le cabinet dut se contenter de remaniements sur les charbons, les tabacs, les sucres, les vins et de quelques suppressions. Mais il parvint 'a complètement modilier la taxe locale la plus importante et la plus lourde, la poor-rate. De 1854 à 1857, cette taxe fut ramenée de 6,517,255 1. s. 'a 4,044,741 1. s.

De 1855 a 1841, sous le ministère Melbourne, les difficultés politiques et financières suspendirent toutes les réformes purement fiscales. Toutefois, c'est a ce ministère que revient l'honneur de la grande amélioration de la réforme postale de Rowland Hill, l'une des plus fécondes qui aient eu lieu en ce siècle. Le coût de la lettre ordinaire fut abaissé a 1 penny. C'était, sous une apparence modeste, une révolution financière.

En somme, durant cette période, les entraves au commerce ont été progressivement amoindries, les droits de douane allégés, notamment à l'entrée des blés, des sucres, des cafés, des thés, des vins. Plusieurs des vues, émises par Parnell, furent réalisées. En 1852, plus de 500 produits furent dégrevés, les droits sur la houille remaniés, celui sur la sortie de la houille aboli ; plusieurs droits d'accise, notamment sur le savon, les amidons, la chandelle, les assurances maritimes, les calicots imprimés, les toiles furent diminués ou suppri-

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