POSTES ET TÉLÉGRAPHES
Il résulte de ce tableau : 1" que de 1869 à 1884 il s'est produit un énorme accroissement dans la propriété bâtie dans la Grande-Bretagne ; 2" que les revenus de la propriété bâtie, atteints parla taxe desloyers, dépassent 15 milliards de francs. Ces faits ont une grande importance en ce qui concerne les modifications a apporter dans la répartition des impôts.
V. Post and Telegraph. — Les taxes postales et télégraphiques, à raison de leur bon marché, constituent le prix d'un service rendu. Néanmoins elles laissent un revenu notable. Les postes et les télégraphes forment en Angleterre une administration importante, d'un caractère particulier et répondant a un développement économique nouveau. Le gouvernement a fait de cette administration un instrument d'ordre spécial. Comme les postes et les télégraphes sont en rapport direct et constant avec la grande masse des populations, il leur a été adjoint des caisses d'épargnes et d'assurances dont le succès a été considérable. L'avenir paraît réserver de nouveaux progrès à cette grande branche des services publics. Nulle part elle n'est mieux comprise et mieux utilisée qu'en Angleterre. On peut prévoir le moment où elle formera une sorte de banque et pourra être chargée de la circulation fiduciaire. Déj'a les mandats télégraphiques modifient les condi^ lions des banques. En 1884, le solde du crédit des caisses d'épargnes postales en Angleterre a atteint 44,775,775 1. s. Le post-office se charge même d'etfectuer les placements de sa clientèle. En 1881, il avait acquis pour 758,968 1. s. de consolidés pour compte de 11812 personnes ; en 1884, il en a été acquis pour 1,916,525, pour compte de 24,995 personnes. Les postal orders sont également en grand accroissement : 18,561,164, en 1885, représentant 7,885,547 1. s., au lieu de 4,462,920, en 1882, représentant 2,006,917 1. s. Les Moneys-Orders sont stationnaires ; 1885, 12,864,756 montant a 26,250,676 1. s. Le nombre des lettres qui était de 76 millions en 1859, s'est élevé a 1560 millions en 1885.
Les cartes postales ont passé de 102 millions en 1876 a 160 millions ; les livres et paquets postaux ont été au nombre de 520 millions et les journaux de 145 millions en 1885.