EDIMBOURG ET DUBLIN
VI. Taxes locales des grandes villes. Edimbourg et Dublin. — Les capitales de l'Ecosse et de l'Irlande ont une administration fiscale particulière.
La ville d'Edimbourg offre cette singularité, importante à signaler dans la Grande-Bretagne, qu'une partie notable de son budget est alimentée par des taxes de consommation ou de transport. Les recettes municipales sont formées par cinq taxes, dont deux directes et trois indirectes. Les deux taxes directes sont assises comme la taxe des pauvres et levées dans les mêmes conditions. Elles ont produit,en 1862, 70,088 livres st. Les taxes indirectes consistent dans : 1" une taxe de commutation de d penny sur tout objet qui circule dans la cité ; 2" un droit d'octroi sur le bétail destiné a la consommation locale qui entre dans la ville ; 5" une taxe spéciale sur lès chevaux, voitures et charrettes. Ces trois taxes ont donné 15,869 1. s.
La taxe des pauvres 'a raison de 1 sch. 6 pence complète l'imposition locale a raison de 5 sch. 9 pence par 10 1. s. de revenu.
La taxation de Dublin est plus compliquée. Elle se subdivise en sept taxes, toutes foncières : 1° la taxe des pauvres ; 2" la taxe de paroisse ; 5" la taxe de police ; 4" la taxe de l'eau ; 5° la taxe des égouts ; 6" la taxe générale d'amélioration ; 7'' la taxe du comté. Ces diverses taxes sont toutes exclusivement foncières. Elles ont la même assiette que la taxe des pauvres. Toutefois la taxe d'amélioration est limitée a 2 sch par livre et n'atteint pas les propriétés des sociétés charitables ou scientifiques. La taxe des égouts est limitée a 4 pence par livre. La taxe de paroisse et la taxe de l'eau représentent 1 sch. par livre. Dans leur ensemble, les impôts directs montaient à Dublin en 1862 à 6 sch. 7 pence par livre ou 'a 50 0/0 du revenu imposable (1).
VII. Londres : Certes il paraît difficile de concevoir un mécanisme plus complexe, plus mal agencé, plus enchevêtré que l'organisation des taxes locales dans le Royaume-Uni. Ce
(1) De Parieu. 4«vol. 179.