LONDRES
mécanisme donne cependant à peine une idée de l'administration fiscale de Londres.
Londres est par sa population plus important que l'Ecosse et aussi important que l'Irlande. Il déj)asse en richesse l'une et l'autre réunies. Il égale le tiers de l'Angleterre. Il comprend essentiellement la cité de Londres et autour de la cité, l'envelop])ant de toutes parts, un grand nombre de paroisses partagées en divers périmètres. Le périmètre même de Londres est celui formé autour de la cité par le rayon de la compé lence du bureau des travaux publics (Board of works). Dans ce périmètre sont agglomérés près de quatre millions d'habitants divisés en 58 paroisses, ou boards. Après ce premier périmètre, le plus étendu est celui de la police avec un rayon de 41 kilomètres. Chaque paroisse ou board possède son administration et son budget. Il faut ajouter a ces 38 budgets les onze budgets suivants : budget de la cité, budget de la taxe des pauvres, budget de la commission de la Tamise, budget du Board des travaux publics, budget de la police métropolitaine, budget du registrar général pour l'état civil, budget du bureau de l'éducation, budget de Westmnister, budget des cimetières (burial boards), budget des aliénés et des idiots (metropolitan asylum board), budget du fonds commun des pauvres. Ensemble 49 budgets.
Les recettes et les dépenses de ces budgets sont très variables. Les recettes présentent le même caractère que les autres budgets locaux dans le Royaume-Uni. Elles se composent de taxes directes, toutes foncières et levées d'après les mêmes bases que la taxe des pauvres, de taxes indirectes et de revenus particuliers a la métropole, de sommes fournies par le budget général de l'État ou provenant d'emprunts.
Le dernier budget de la Métropole sur lequel des renseignements complets aient été publiés est celui de 1881-1882(1). Le tableau ci-dessous contient le détail de toutes les recettes et l'origine de chacune d'elles (2).
(1) Rdurn du 4 avril 1884.
(2) On connaît exactement la dette de la cité de Londres. Celle dette
Taxe des pauvres
Paroisses et districts . . . .
Comtés et police
Coi'poratiou de Londres. .
Sewage de Londres
Cimetières . .
Baius et lavoirs
Travaux publics
Ecoles
Kglises
Taxe sur le vin
Taxe sur le charbon
Taxe sur le l)lé
Taxes du port
Police métropolitaine . . . .
Aliénés et idiots
Etat civil
w çsn
Totaux 7.031.531 1409125 691.341 1285S92 4.753.247 15,071.432
Quelques explications complémentaires sont indispensal)les pour saisir les résultats de ce tableau. Les articles 4, 5, 18, 12 et 15 s'appliquent exclusivement a la cité de Londres. Les taxes de la police sont levées dans le périmètre de la police métropolitaine, plus étendu que celui de Londres ; par suite une portion de ces taxes, très difficile a indiquer, est acquittée par les paroisses, comprises entre le périmètre du Board of works et celui de la police. Le périmètre du Registrar (état civil) diffère légèrement de celui du Board of Avorks.
monte à 5,821, 100 L. S. Mais il est presqu'impossilile d'indiquer le total de celles de la métropole (périmètre du Board of works). Celle du Board of Works s élève à 17.520,679 L. S. et celle des vestries à 2,057,148 L. S.; il faut y joindre la part de la métropole dans la dette : 1° des School Boards ; 2° des ports (Harbours) ; 3° des quais et rivières ; 4" des cimetières ; 5° de l'administration des pauvres (guardians) ; 6" des autorités sanitaires ; 7o des égouts; 8° des églises ; 9" des routes et péages. La complication est extrême. D'après le Return cité plus haut (4 avril 1884, Local Ta.xes), la dette de la métropole, la cité comprise, ne dépasserait pas 32,175,811 L. S.; soit 800 millions de francs.