‹ Traité de désinfectionChapitre 40 sur 134 · I. — Le seau tout en tôle d'acier comprend · texte numérisé non relu

I. — Le seau tout en tôle d'acier comprend

1° Un seau A avec gouttière à sable B portant une anse et une double enveloppe C bourrée d'amiante, muni d'une tubulure D, dont l'orifice est fermé par un tampon garni de caoutchouc, avec étrier et vis de pression. A gauche se trouve, au niveau de la face supérieure de la grille, un petit conduit horizontal formé de 2 cônes tronqués, réunis par leur partie étroite et dont un orifice s'ouvre dans le seau, l'autre E sur l'enveloppe C, ce dernier orifice fermé par un tampon garni d'amiante avec étrier en vis de pression (fig. 5 et 6).

En bas le seau porte 4 pieds qui reposent sur le sol, par l'intermédiaire de 4 grosses vis, qui, à l'aide d'une contre-plaque, maintiennent le fond de l'enveloppe C et l'isolent du plancher.

2° Une grille F reposant sur trois consoles, dont l'une forme un point de repère et s'engage dans une mortaise de la grille

(fig- 7).

3° Un tube G, percé de trous sur toute sa surface, ayant, en bas, une ouverture g. Il sert de réservoir et repose sur la grille.

En haut ce réservoir porte deux équerres de formes différentes, qui, en se posant dans les encoches du cylindre A le fixent et assurent le rapport de l'ouverture g avec le conduit E.

4° Un couvercle H dont le bord plonge dans la gouttière B.

5° Un siège en bois verni I muni au-dessous de saillies qui plongent dans la gouttière B et le fixent.

ÎRMTÉ DE DÉSINFECTION1

6° Un cercle étamé qui sert à recouvrir la gouttière B, lorsqu'on vide les ordures dans le seau (fig. 5 et 6).

II. — Le couvercle J pour l'incinération ou brûleur de gaz tout en tôle d'acier est formé de 2 portions coniques, l'une verticale dont le bord inférieur plonge dans la gouttière B, l'autre horizontale faisant corps par sa partie large avec la précédente qu'elle continue et dont l'extrémité de la partie étroite plonge dans une gouttière de sable placée à l'extrémité du tuyau de cheminée (fig. 8).

(Fig. 8)

Sur le côté droit le brûleur présente, à sa partie inférieure, un tubulure K, dont l'orifice est fermé par un tampon garni d'amiante avec étrier et vis de pression (fig. 8).

Le tube d'acier qui forme la tubulure K est traversé par une gouttière horizontale L, a «a moitié supérieure enlevée, qui va se fixer à la paroi opposée.

A l'intérieur de la partie verticale du brûleur sont deux chicanes, en forme d'entonnoirs, placées l'une M en bas et soudée par sa partie large à quelques centimètres au-dessus du bord inférieur ; l'autre N soudée par sa partie large aussi, un peu plus bas que le bord libre de M.

Une chicane formant un cône très bas Ô, à pointe tour-

née en bas et d'un diamètre supérieur à celui de l'orifice libre de la chicane M, est fixée par trois entretoises au-dessous de M. Placée ainsi entièrement dans la chicane N cette dernière 0 laisse partout un espace libre pour la circulation du gaz.

III. — Le chalumeau comporte un réservoir à essence P portant à sa partie supérieure :

1° Un orifice de chargement fermé par une vis Q.

2° Un manomètre R.

3° Une pompe S.

4° Une tubulure double avec deux robinets TU, sur lesquels se vissent les extrémités de caoutchouc de deux tubes, dont les extrémités opposées formées d'un tube de cuivre se vissent sur deux becs V, W.

Le réservoir P et les becs V, W, se comportent exactement comme le compteur à gaz et les becs.

Fonctionnement. — Après avoir recouvert entièrement la grille de 2 à 3 épaisseurs de papier sur lesquelles on a étalé 4 poignées de sciure de bois sèche ou de tourbe en poussière qui le couvrent complètement, on place dans la chambre du malade le seau muni de son couvercle H.

Un vase contenant de la sciure ou de la tourbe est placé à côté du seau avec une petite pelle. Il ne faut mettre dans le seau aucun corps contenant du chlore dont l'action nuirait à la combustion.

Le malade s'il se lève va directement dans le seau en se servant du siège L. S'il est au lit, on reçoit ses matières dans un vase.

Après avoir utilisé le seau pour recevoir les déjections, et ensuite, chaque fois, avant de s'en servir pour le même usage et après s'en être servi, on recouvre le contenu du seau avec 2 ou 3 poignées de sciure qui absorbe en partie les liquides.

On met, en dernier lieu, dans le réservoir toutes les ordures, pansements, mais sans les tasser.

Chaque fois on a soin, en remettant le couvercle H de bien l'enfoncer dans le sable.

Il est bien recommandé de ne pas verser dans le seau plus

de 6 à 7 litres de liquide, le niveau du liquide non absorbé, qui s'accumule dans le fond devant rester au-dessous de la tubulure D.

Du reste avant d'enlever le tampon qui ferme cet orifice, il faut toujours avoir la précaution de mettre un vase audessous de la tubulure.

S'il s'écoule un peu de liquide on y jette la quantité de sciure ou tourbe nécessaire pour l'absorber et quand l'opération est terminée, on l'incinére à son tour.

Le réservoir G est d'une contenance de dix litres de matières solides.

Le fond du seau, peut en outre contenir cinq litres de liquide.

Incinération. — 1° Pour incinérer, on apporte le seau devant une cheminée. On la ferme à l'aide d'une plaque à travers laquelle on fait passer un tuyau qui porte à son extrémité une gouttière pleine de sable.

2° On enlève le couvercle H, on met à sa place le brûleur de gaz qui plonge dans la gouttière B et dans celle du tuyau de cheminée.

3° On place, à 1 mètre environ du seau, le réservoir R du chalumeau contenant 4 litres d'essence (pour automobile), avec les conduits vissés à fond sur les robinets T, U, par leur extrémité de caoutchouc et sur les brûleurs V, W, par leur extrémité opposée (fig. 8).

Alors : 1° On ferme tous les robinets, sauf ceux du réservoir et des tubes brûleurs.

2° On comprime dans le réservoir R de l'air à 3 kilos, en mettant en action la tige S de la pompe.

3° On ouvre les 2 robinets T, U, puis on fait chauffer les 2 tubes brûleurs V, W, à la flamme de l'alcool versé avec une burette dans le godet.

Quand l'alcool est presque usé, on ouvre les robinets des tubes d'où jaillit une flamme bleue de 20 centimètres si réchauffement est suffisant.

4° On enlève l'obturateur de la tubulure D sous laquelle on a mis un vase comme nous l'avons dit.

5° On place sans l'y engager le tube V au niveau de la tubulure D, la flamme vient s'étaler sous la grille.

G0 On enlève le tampon qui ferme la tubulure K et on fait pénétrer la flamme du tube W.

7° On maintient la pression du réservoir à 3 kilos.

(Si après avoir chauffé un tube brûleur, la flamme en jaillit éclatante et longue, c'est qu'il n'est pas assez chaud, il faut continuer à le chauffer.)

Durée. — Si le fond du seau contient du liquide jusqu'au bord de la tubulure (5 litres), ce liquide est disparu au bout de 40 minutes.

A partir de ce moment, la grille devient rouge et l'incinération s'achève en 20 minutes.

En une heure, on a consommé 1 litre un tiers d'essence environ.

S'il y a très peu de liquide, l'incinération ne dure que quarante à cinquante minutes.

Lorsque le liquide est évaporé, il est bon d'enlever de cinq en cinq minutes le bouchon E pour se rendre compte de la marche de l'incinération et de remuer en tous sens, avec un tisonnier, les matières qui restent pour activer la marche de l'opération. Si le tisonnier revient sali on le met un instant dans la flamms par la tubulure D.

Après une première incinération, on peut continuer à

détruire des ordures de tous genres, sèches ou simplement

humides, en soulevant le brûleur pour les mettre dans le

réservoir G, ou avec les brûleurs de gaz portant une trémie

et en les versant directement dans la trémie d'où elles tombent ensuite dans le réservoir G.

CtfflPlT^E m Chaleup sèche

Flambage

En bactériologie, en chirurgie, le flambage des objets consiste à les passer rapidement à plusieurs reprises à travers une flamme fournie par un bec de gaz ou une lampe à alcool. Ce procédé permet de détruire sûrement les microorganismes qui se trouvent à la surface des instruments ou des objets soumis à cette opération. Le flambage ou la carbonisation très superficielle est un procédé très ancien de conservation des bois de construction."

On a appliqué le flambage à la désinfection de la surface des murs ou des parois des navires par exemple, mais ce moyen ne peut être généralisé. Les étoffes, les papiers de tenture, les boiseries peintes seraient incapables de supporter sans détérioration l'action du feu.

Lorsqu'il sera possible d'utiliser ce procédé de désinfection, on se servira avec avantage des éolipyles des plombiers qui, chacun le sait, sont commod3s à manier et produisent un jet de flamme puissant et facile à diriger sur les objets à traiter.

Le flambage a été préconisé dans la désinfection des navires en bois par M. de Lapparent, directeur des constructions navales. 11 faut, pour obtenir de bons résultats, arriver à carboniser légèrement la surface du bois.

Four de Boulanger

A la campagne, le four de boulanger pourra rendre quelques services, lorsqu'on ne disposera pas d'étuve ou de tout autre appareil de désinfection. La température du four devra" être telle qu'elle puisse roussir légèrement un morceau de coton au bout de quelques minutes. Si la température était plus élevée, les objets seraient détériorés. Il faut les maintenir dans le four pendant une heure au moins, si l'on veut oblenir quelque résultat.

Four de Cuisine

Le four de cuisine peut, tout comme le four de boulanger, être utilisé comme moyen de désinfection lorsqu'on n'en possède pas d'autres. On ne devra jamais oublier, avant de se servir du four de cuisine, de s'assurer de la température au moyen de l'épreuve du coton, ou mieux à l'aide d'un thermomètre. Ce dernier devra marquer 150 à 180 degrés centigrades.

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