CHAPITRE XII Désinfection dans l'Armée
Pour se défendre contre les maladies épidémiques si fréquentes dans l'armée, le service de santé avait recours depuis longtemps à la pratique de la désinfection. Mais ce n'est que vers 1889 que furent groupées les instructions relatives à cette mesure de prophylaxie, pour former une notice, incluse dans le règlement sur le service de santé à l'intérieur. Dès ce moment, la désinfection devint obligatoire dans l'armée.
Cette notice désigne le personnel de la désinfection, indique les substances désinfectantes et leur mode d'emploi, réglemente le fonctionnement des étuves à vapeur, et précise les procédés à mettre en œuvre dans la désinfection des locaux et des divers objets.
Une circulaire du 25 février 1905, s'inspirant des résultats obtenus avec le formol, prescrit l'emploi de ce gaz antiseptique dans la désinfection des effets d'habillement, et de tous les objets de cuir, peau, métal, qui ne peuvent supporter le passage à l'étuve. Depuis cette époque, tous les effets ayant servi aux hommes libérés de l'armée active et de la réserve, sont désinfectés à la formaldéhyde ; l'appareil employé est le fumigator.
Ces mesures prophylactiques ne peuvent être suivies que d'heureux résultats ; les casernes, en effet, avec leur effectif toujours trop considérable constituent un milieu particulièrement favorable au développement et à la propagation des maladies contagieuses. Les chances de transmission seront toujours moindres, si l'on dispose de casernes sus-
Pratique de la désinfection 457
ceptibles de ne recevoir que des effectifs restreints et faciles à désinfecter et à évacuer.
Les différentes instructions sur la désinfection dans l'armée, que nous reproduisons ci-après, comprennent :
1° La notice n° 7 sur les désinfections.
2° L'instruction spéciale aux étuves à vapeur sous pression de Geneste et Herscher.
3° L'instruction spéciale aux étuves à circulation de vapeur sous pression, de Vaillard et Besson.
4° La circulaire ministérielle du 26 février 1905, relative à la désinfection des effets d'habillement du grand et petit équipement, par les pulvérisations de formol.