SPÉCIAL ET COMPARATIF DES AFFECTIONS DES FOSSES NASALES
917. 1 Rhlnopathie (souffrance des cavités nasales en général). Elle se reconnaît à lensemble des signes anatomiques et physiologiques des autres lésions des fosses nasales , ou encore à la présence de quelques uns d'entre eux.
9 1 8. 2"" Les corps étrangers^ les végétations polypeuses ou autres, se constatent dans la pituitaire, par finspection qui les fait voir et la palpation médiate ou immédiate qui les fait sentir, et cela, soit qu'on explore par les orifices antérieurs, ou par les orifices postérieurs des fosses nasales. A ces signes positifs se joignent la déformation des os à l'extérieur par des tumeurs dures et susceptibles d'accroissement; cette déformation correspond aux points des fosses nasales où les tumeurs ont leur siège. A ces symptômes il faut ajouter: quelquefois la douleur; souvent la difficulté du passage de l'air du côté malade ( ceci à surtout lieu par les temps humides , lorsqu'il s'agit de polypes vésiculeux), la matité des cavités où ces tumeurs existent, les altérations de fonctions des parties voisines des points déformés , etc.
919. S'' Rhinite (inflammation de la pituitaire, corysa , rhume de cerveau ) , Ses principaux caractères sont: la douleur, la rougeur, la chaleur, les altérations dans les sécrétions et dans les fonctions de la membrane pituitaire. La douleur se propage vers l'œil , le front, l'oreille, la gorge, suivant qu'elle affecte
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davantage les points des fosses nasales plus voisins de de ces diverses parties. Tantôt absence de phénomènes généraux; d autrefois manifestation de symptômes d'hyperhémie. Cette inflammation varie beaucoup en intensité, en acuité et en durée. Suivant que l'inflammation à son siège vers telle ou telle partie de la membrane, il y a encore des symptômes différens : vers la voûte: perte des odeurs, accidens plus graves ; vers l'arrière gorge , l'extension de la maladie à l'oreille moyenne est fréquente ; vers le canal nasal : souvent inflammation , abcès des voies des larmes , conjonctivite; vers les sinus maxillaires ou frontaux: abcès, douleurs vives, matité des sinus, gargouillement à l'auscultation, dûs à la stagnation de fluides dans ces cavités, etc. , souvent phénomènes de bronchopathie, ou de pneumopathie, etc. (Souffrances des bronches ou des poumons j.
920. 4** Rhinohcmie [coiy^estion de la membrane pituitaire) ; rougeur, tuméfaction apparente de cette partie; gêne au passage de l'air par le nez; oblitération momentanée du côté des fosses nasales sur lequel on se couche; sentiment de pesanteur dans les narines, le front ; tendance aux hémorrhagies nasales, etc.
921. Rkinorrhagie (épistaxis) ; écoulement de sang par les orifices antérieurs ou postérieurs des fosses nasales. Bans le premier cas, la source de rhémorrhagie est évidente. Il n'en est pas toujours ainsi dans le second. Voici les meilleurs caractères pour reconnail'hémorrhagie de la pituitaire, et pour^ la distinguer de celle des parties voisines : si l'on examine la gorge au moment ou la bouche est largement ouverte , on
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voit le sang couler des fosses nasales dans le pharynx. Si l'on fait exécuter le reniflement et cracher ensuite, les crachats sont constitués par du sang plus ou moins pur. Si le malade se couche sur le ventre ou incline fortement sa tête de telle sorte que le plancher des cavités olfactives forme un plan incliné déclive vers les narines^ le liquide s' échappe alors par ces ouvertures des ronchus sont entendus dans les fosses nasales ou dans les sinus, lors de Fauscultation.
922. Absence des signes des hémorrhagies buccale , pharyngienne, laryngo-puîmonaire , ou gastrique; on ne voit pas le sang s'échapper d'un des points de la bouche ou de la gorge; il n'y a point de sensation de picotement dans la trachée artère; s'il en existait, ou s'il survenait de la toux pendant l'hémorrhagie, il suffirait de faire pencher la tête en avant pour que cesaccidens se dissipassent, car le sang cesserait alors de tomber sur l'orifice laryngien , et de provoquer de tels symptômes ; absence d'enrouemens de ronchus trachéaux ou pulmonaires, dematité circonscrite dans les poumons ; il n'y a point de vomissement sanguinolent, à moins que le liquide ne coule depuis long-temps et n'ait été avalé; on ne rencontre pas de circonstances commémoratives qui apprennent que l'estomac ou les poumons aient donné lieu à des symptômes qui aient précédé l'invasion de Fhémorrhagie , etc.- etc. [Voyez le, Diagnostic spécial de la gastrorrhagie, de la bronchorrhagie^ etc. ) .
923. Du reste , le côté des narines vers lequel le sang s'échappe, conduit à reconnaître quelle est la fosse nasale où ce liquide prend sa source. En géné-
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ral , le sang est vermeil quand il vient d'être formé et quand il provient des artères , ou des capillaires ; il est plus ou moins noir, quand il y a long-temps que son dépôt a eu lieu dans les fosses nasales , et lorsqu'il provient des veines. Celui qui contient des caillots a séjourné dans les cavités nasales; celui qui est très spumeux a été agité avec l'air.
924. Les symptômes généraux sont ceux des hémorrhagies en général auxquels se joignent souvent la difficulté de la respiration par le nez , un sentiment de suffocation qui en est la suite, etc.
926. 6° Rhinorrhée (catarrhe nasal ). Ecoulement plus ou moins abondant d'un liquide muqueux par le nez. A part la différence de nature de liquide , les signes physiques de la rhinorrhée ressemblent beaucoup à ceux de l'écoulement sanguin. L'auscultation et la percussion par les râles, la matité , ou les bruits qu'elles donneraient , pourraient contribuer à déterminer les points où les mucosités seraient accumulées.
926 Ulcérations (ozène). La vue de celles-ci est le seul signe positif de leur présence. L'écoulement d'un fluide puriforme abondant, doit les faire soupçonner; la féticjïté de celui-ci ne prouve autre chose que le séjour prolongé de ce fluide putrescible dans les fosses nasales et son altération par Tair. La fétidité de l'air expiré par les cavités olfactives est distinguée de celle qui provient des parties situées au-dessous , en ce qu'elle a lieu seulement lorsque le malade respire par le nez , et qu'elle cesse lorsque les narines étant fermées, l'air passe par la bouche.