La toux dépendant de l'irritalion de la tra
chée artère ne présente pas de caractères qui puissent la distinguer de celle dont la cause existe dans le larynx ou dans les poumons.
958. La voix est en grande partie formée dans le larynx. Nous ne parlerons ici comme signes, que de ce qui a rapport à son timbre et à ses conditions physiques de formation dans le larynx. Plusieurs points de Thistoire de la voix, qui sont en rapportavec l'intelligence, seront étudiés plus tard à l'occasion des signes donnés par les organes encéphaliques»
95g. La voix est souvent affaiblie; cela a lieu, en général, lorsque d*autres fonctions le sont aussi. On la voit fréquemment telle chez des sujets tenus à la diète , ou qui ont fait des pertes de liquide; quelquefois cette faiblesse de la voix est le résultat du peu d'énergie des muscles thoraciques. Pour que le son, prodoit dans le larynx, se produise, il faut qu'un certain volume d'air passe par cet organe ; s'il n'en est pas ainsi , et si les puissances expiratrices sont débilitées, ou agissent incomplètement , par suite d'une douleur qui gêne leur action, la voix pourra être faible. En général, cette voix faible est l'indice d'une frêle constitution , et vice versâ. Gela souffre cependant de nombreuses exceptions. On voit des individus très débiles avoir une voix énergique , et des hommes assez robustes être dans le cas contraire. C'est que des circonstances organiques tenant au larynx , telles que son peu de dimension, des modifications de forme , etc. , peuvent rendre , suivant les. cir-
constances, la voix faible ou forte. On a remarqué que des personnes très grasses ont souvent la voix faible , parce que , dit-on , l'embonpoint ne permet pas un élargissement convenable du thorax.
960. On a dit que la voix était forte dans la plupart des fièvres.
961. Les tons de la voix peuvent s'élever moins haut, suivant Bennati, lorsque les amygdales sont hypertrophiées.
962. L'aphonie , ou la perte de la voix, ne se manifeste guère que dans des maladies de l'encéphale, ou dans des lésions des nerfs qui se distribuent au larynx. Un extrême affaiblissement des muscles thoraciques donne lieu, dans certains cas, à une sorte d'aphonie. M. Double cite un cas où l'absence de la voix était le symptôme prédominant d'une fièvre intermittente pernicieuse.