‹ Traité de diagnostic et de séméiologie (volume 2)Chapitre 119 sur 142 · SPÉCIAL ET COMPARATIF DES MALADIES DU LARYNX ET DE LA TRACHÉE · texte numérisé non relu

SPÉCIAL ET COMPARATIF DES MALADIES DU LARYNX ET DE LA TRACHÉE

995. 1° Laryngopatkie. La souffrance du larynx ^ en général, se reconnaît à la douleur qui a son siège dans cet organe, à la gêne de l'inspiration , de l'expiration, de la déglutition , suivant les cas; à l'enrouement , a l'altération ou à la perte de la voix, a une toux rauque, saccadée, quelquefois très bruyante et quinteuse; à des râles que le stéthoscope, ou l'auscultation à distance, font entendre dans le larvnx.

994. Les corps étrangers contenus dans le larynx, se reconnaissent: 1" à l'aide des circonstances commémoratives, prepres à faire penser qu'ils y auraient été introduits; 2" par l'inspection et la palpation du pharynx, qui peuvent les faire reconnaître dans les cas ^où leur longueur leur permet de faire saillie dans cette partie ; 5" par la palpation du larynx qui , s'ils sont mobiles, peut ressentir les chocs qu'ils font, en venant heurter les parois de cet organe; 4'' par l'auscultation , qui donne lieu à des résultats du même genre; 5" par les sensations qu'éprouve le malade, et qui lui font sentir que le corps étranger s'élève et s'abaisse , suivant les mouvcmcns de la respiration; 6° à la

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plupart des symplômes de la iaryngopalhie dont l'invasion a été très rapide, et dont l'intensité est très grande; 7° quelquefois, h des alternatives brusques, entre une suffocation imminente et un étal presque normal.

995. S"* Laryngite aiguë f douleur dans le larynx, dont le siège varie en raison du lieu que l'inflammation occupe, et dont le degré correspond souvent à l'acuité et à la violence de la maladie; chaleur ressentie par la main qui touche la région thyroïdienne. Presque toujours la toux laryngienne ( n" 953 ) existe ; elle peut manquer, si l'inflammation occupe la portion sus-glottique du larynx, et lorsqu'il n'y a pas encore de mucosités formées en assez grande quantité pour descendre dans la glotte et l'irriler. Lorsque la maladie occupe le pourtour delà glotte, l'enrouement, ou de graves altérations de la voix , sous le rapport de son timbre, ont lieu. Si la portion sous-glot* tique du larynx est enflammée , il y a toux, et peu ou point d'enrouement. Dans ce dernier cas , la déglutition est plus facile que lorsque la maladie a son siège plus haut. Lorsque le rebord de la glotte est lui-même atteint de phlegmasie, il y a une gêne marquée dans l'expiration , comme dans l'inspiration. Celle-ci est souvent alors sifflante ou râlante. Ce râle est variable , en raison de l'abondance et de la consistance des liquides qui se trouvent dans le larynx. Les crachats sont, le plus souvent, peu abondans, et varient, depuis l'état grisâtre, demi-transparent , jusqu'à Papparençe

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jaune verdâtre , opaque et nummulairè. On y voit quelquefois des points sanguinolens. A ces symptômes , viennent fréquemment se joindre d«s phénomènes de pneumopathie (souffrance du poumon) , Tanhémalosie plus ou moins complète^ de la fièvre et des accidens consécutifs.

996. 4" laryngite pseudo-membraneuse (croup) qui, dans mon opinion, est liée à un étatphlegmasique du sang, et mérite le nom d'hémo-laryngitc, présente d'abord des caractères fort analogues à ceux de la laryngite aiguë. Présence de fausses membranes que Ton voit successivement s'étendre du pharynx vers le larynx ; enrouement marqué ; voix rauque; inspiration difficile, sifflante, et semblable au chant du coq; toux quinteuse et dont le timbre a élé comparé au gloussement d'une poule; râles laryngiens bruyans; il semblerait à chaque instant que le malade va rendre les crachats qui sont dans le larynx ; mais ils ne sortent ni par la toux ni par l'expiration, et sé^ journent d'une manière évidente (il faut attacher beaucoup d'importance à ce signe); dans quelques cas il y a expectoration de concrétions couenneuses dont la forme rappelle celles des voix aériennes ; à ces symptômes il faut ajouter ceux des élats^ organo-pathologiques précédens portés à un haut degré : tels sont les caractères les plus positifs de l'existence de la laryngite couenneuse. Le faux croup de M. Guersent, est tantôt une laryngite aiguë sans coagulation de mucosités, comme dans le crowp véritable; tantôt une affection du pou-

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