‹ Traité de diagnostic et de séméiologie (volume 2)Chapitre 129 sur 142 · FIEVRE · texte numérisé non relu

FIEVRE

clialeur et accélération des baltemenS de Tartère qui constitue ia fièvre , puisque Fune et l'autre peuvent isolément ou collectivement manquer dans les états morbides ainsi dénommés.

1262. Le mot fièvre ne désigne donc point une maladie, ou des maladies déterminées. C'est une expression tout aussi vague que le mot affection, et à laquelle il ne faut pas attacher plus d'importance. Seulement, on peut dire qu'en général, le mot fièvre sert à exprimer certains troubles aigus de circulation et de respiration, dans lesquels il y a, tantôt une augmentation de chaleur, et tantôt des alternatives, soit dans la température réelle, soit dans la chaleur et le froid ressentis par le malade.

1263. On conçoit combien cette définition de la fièvre est vague; mais le mot, et la chose qu'il désigne, sont eux-mêmes plus vagues encore. On dit, ordinairement, qu'un malade éprouve un mouvement fébrile quand son pouls est plus accé léré que dans l'état normal , et lorsqu'il éprouve des variations spontanées dans sa température.

1264» ^^'î fièvre , le mouvement fébrile, arrivent, comme épiphénomènes, dans une foule de maladies.

1265. Le plus souvent, ils indiquent qu'un organe souffre. C'est ainsi qu'en observant la fièvre, et en analysant ensuite les symptômes coïncidans , vous remonterez souvent à une phlegmasie du tube digestif, ou de l'appareil respiratoire. Tous

les organes, quand ils sont irrités, n'éveillent pas

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aussi facilement, les uns que les autres, le mouvement fébrile. En général , ils le font d'autant plus facilement qu'ils contiennent plus de vaisseaux , et qu'ils sont plus imporlans à ia vie. Le poumon , le foie, le tube digestif enflammés produisent plus facilement la fièvre que ne le fait une inflammation des membres. Toutefois , tout organe irrité peut la produire, soit primitivement, soit symptômaliqueraent.

1266. Les variations, dans les proportions du sang, sont souvent suivies d'un mouvement fébrile. On voit celui-ci survenir dans l'hémite qui suit certains cas d'hyperbémie générale. J'ai établi ailleurs , sur des faits , que le pouls s'accélère souvent à proportion qu'il y a une plus grande perte de sang (du Procédé opératoire^ n° )• Des altérations dans l'hématose, des variations dans la composition du sang , des principes qui y sont sur-ajoutés, et surtout la présence de la sérosité couenneuse dans ce liquide, sont autant de circonstances qui peuvent produire la fièvre.

1267. Si vous ajoutez à ceci, que des névropathies (affections du système nerveux) peuvent accélérer le pouls (1), et modifier la chaleur, vous verrez que le symptôme fièvre, n'indique par luimême aucune maladie déterminée, et prouve seulement que la circulation et la caîorifîcation sont modifiées par une cause quelconque.

(i) Dans une attaque d'hystérie, M. Andral observa i4o mouvemens respiratoires par minute. Il est difficile de croire que la circulation , dans ce cas, n'ait pas eJe' de beaucoup plus fréquente qu'à l'ordinaire.

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