‹ Traité de diagnostic et de séméiologie (volume 2)Chapitre 13 sur 142 · XX AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XX AVANT-PROPOS

de Sauvages , que ia Wosographie de Pinel , que l'Examen de M. Broussais, que la Médecine organique de M. Rostan,que la Clinique de M. Andral, que les découvertes d'Avenbrugger et de Laennec, etc. , ont surtout contribué à démontrer la vérité des opinions précédentes, qui sont dans presque tous les esprits, mais qui, nulle part, ne sont nettement formulées. Or, la seule chose encore qui appartient à Fauteur du Traité de Diagnostic ^ c'est d'avoir rassemblé des idées qui sont peut-être éparses dans les écrits des autres médecins. Quoi qu'il en soit, ces idées paraissent être éminemment u tiles en pathologie et en thérapeutique.

En conservant les anciens mots, on traitera plus souvent la maladie désignée par un nom , que les états organiques déterminables par les signes physiques et par les symptômes. L'esprit de secte , de système , se glissera toujours dans le traitement , et on retombera sans cesse dans cet effroyable abus : d'admettre un traitement unique applicable à une maladie multiple. La nomenclature organo-pathologique remédie complètement à ce grave danger; elle n'assigne point de noms aux maladies ; elle exprime les conditions matérielles que le médecin croit exister sur les organes qu'il explore. Si de nouveaux faits viennent par suite modifier des idées premières , elle fournira facilement d'autres expressions propres à exprimer les circonstances nouvelles qui seront observées. La nomeoclatore n'est pas seulement bonne pour le temps où nous sommes , elle peut servir à d'autres époques, et comme la marche de ia science sera pro-

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