NOMENCLATURE ORGANO-PATHOLOGIQUE. XXI
gressive , elle marchera avec le progrès. Il faudrait que l'on cessât de considérer les symptômes comme l'expression d'états organiques en rapport avec eux , pour que la nomenclature cessât aussi d'être applicable. Si de nouveaux mots devenaient indispensables , la nomenclature s'enrichirait de ces mots nouveaux et n'en deviendrait que plus utile.
6° Toute nomenclature exige une étude^ et la peine qu'il faudrait prendre pour savoir employer une foule de noms nouveaux sera un très grand obstacle à celle qui a pour but de déterminer par les mots les états or-ganiques que présente un malade. La réponse à cette objection est facile. D'abord, puisqu'on n'a pas créé de mots nouveaux, mais qu'on a fait choix, pour élé-^ mens de ces termes, de ceux qui ont été consacrés par la science , il est évident que tout médecin, un peu instruit, comprendra de prime abord la plupart des substantifs composés de ces mêmes élémens. Oserait-on avouer qu'on ignore la signification de polyhyper-hémie^ de c/ioli-kémiej d'anhématosie,, de pneumopatliie^ etc? Mais en supposant même qu'on en soit à ce degré de connaissance, qu'on ne puisse savoir ce que veut dire aorti-ectasie^ kyper-cardiotropliie , aëro-^ entérectasie , etc., il suffira d'étudier pendant un quart d'heure le tableau annexé à ce travail ( page XXV ) pour pouvoir former soi-même tous les mots dont on a besoin, et pour n'être plus obligé d*avoir recours à des recherches destinées à faire comprendre les mots consacrés par la nomenclaturf. Or, les hommes ■ les moins studieux ne craindront pas, je l'espère, do consacrer uiî quart d'heure au plus pour apprendre