INSPECTION DO THORAX
tronc et de la tête. Ensuite on portera son attention sur les parties latérales. Pour bien étudier les mouvemens des côtes , il faut recommander au sujet de l'examen, défaire successivement de grandes et de petites respirations.
1315. En tenant compte de ces faits et en prenant ces précautions, on pourra faire les observations suivantes :
1316. i"* Dans certains cas, la poitrine est plus développée de l'un des côtés où elle est dans un état assez analogue à celui où elle se trouve dan? unegrandeinspiration. Ainsi, nonseulement ce côté est plus large, mais encordes espaces intercostaux sont plus espacés, etla partie inférieure du thorax est celle où la dilatation est la plus marquée. Dans certains cas même, les espaces intercostaux au lieu d'être enfoncés ou déprimés sont plus saillans que d'habitude. Ce dernier symptôme, qui du reste est fort rare , ne peut être observé que chez des sujets très maigres.
1017. Ces diverses altérations de forme ne s'observent guère que dans les épanchemens pleurétiques de liquides ou d'air.
i3i8. 2° Sur d'autres hommes, la poitrine est d'un côté de beaucoup rélrécie. Cette circonstance remarquable a été signalée par Laennec, qui a donné une figure exacte de cette déformation. Si cet état organique n'est pas congénital , ou s'il n'est pas le résultat d'une déviation de l'épine, il annonce que le sujet de l'observation a autrefois été atteint d'une pleurite, qui depuis s'est guérie.
568 EXPLORATION DES PLÈVRES.
Une dépression partielle des parois au-dessous dm clavicules, est quelquefois en rapport avec une caverne vidée, ou avec d'anciennes cicatrices tuberculeuses.
i3i9. Dans les cas ou les deux côtés du thorax ne sont pas égaux , il faut , à Taide des autres signes , s'assurer de celui des deux 9 qui est effectivement malade. Il se pourrait faire que le côté qu'on croirait dilaté fût sain , tandis que celui qui paraîtrait à l'état normal serait en effet rétréci par suite de quelque affection pathologique.
1 520. 3** Dans les épanchemens pleurétiques considérabîesj il arrive quelquefois que les hypochondres au-dessous du rebord costal , sont plus saillans qu'à l'ordinaire , et cela du côté correspondant à la maladie. Ce symptôme est le résultat du refoulement du foieà droite ou du tube digestif, et n'a, comme signe, qu'une faible valeur.
1521. 4° Dans les cas ou de vives douleurs pleurétiques existent, les mouvemens des côtes , surtout ceux d'inspiration, se font difficilement, comme par secousse et s'arrêtent au moment où ils commencent; quelquefois même ces mouvemens sont moins marqués dans les côtes correspondantes à la partie de de la plèvre malade que dans les autres. Ce signe a du reste 5 peu d'importance, attendu que les douleurs des muscles intercostaux donnent lieu au même phénomène,
i322. En somme, les signes fournis par l'inspection du thorax, dans les maladies des plèvres, ne sont qu'accessoires à beaucoup d'autres signes.
EXPLORATION DES PLEVRES.