MENSURA.TION
faible augmentation dans les dimensions de la circonférence qui circonscrit un espace , décide une extension notable de cet espace , aussi, dans les cas ou la poitrine , même en se servant de la mesure la plus exacte, paraît à peine développée d*un côté (un demi pouce ou un pouce, par exemple), il arrive que la quantité de liquide épanché dans le thorax , soit de ce çôté très grande.
1330. Ensuite, les poumons sont beaucoup plus compressibles puisqu'ils contiennent de l'air, que les côtes ne sont succeptibles de s'écarter de l'axe du thorax. Cette circonstance fait que, dans les épanchemens médiocres , les poumons sont refoulés sans que les côtes soient portées en dehors, ou sans que les espaces intercostaux soient élargis, ce qui serait indispensable pour que la mensuration verticale eût de grands avantages; c'est surtout lorsque le poumon est induré que dans l'hydro-pleurie le thorax se dilate.
1331 . Ajoutez encore à ceci que le foie, les viscères abdominaux et le diaphragme par en bas , le cœur et le médiastin sur le côté, sont refoulés dans le sens où les porte l'épanchement , plus facilement que le thorax n'est dilaté, et vous concevrez pourquoi la mensuration ne donne , dans les maladies de la plèvre, que des résultats fort secondaires à ceux qui sont fournis par d'autres voies de diagnostic.
1332. Toutefois, la mensuration ne doit pas être négligée, et elle fournit quelques données utiles lorsqu'il s'agit de reconnaître l'hydro-pleurie (hydro-thorax) et l'aéro-pleurie (pneumo-thoraxj.
1 333. Toutes les fois que l'on soupçonne une pieu-