‹ Traité de diagnostic et de séméiologie (volume 2)Chapitre 5 sur 142 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

à des reproches de néologisme. Il n'en a point été ainsi. Bien que certaines expressions aient été critiquées , Tensembie du travail n'a pas été attaqué. En définitive il devait en arriver ainsi ; car il n*y avait pas là d'innovation. C'était seulement une application plus large du langage médical dans ses parties rationnelles et anatomiques; c'était appliquer à la plupart des souffrances d'organes, ce qui avait été fait pour quelques- unes d'entre elles.

Puisqu'on se servait des mots patho-logÏQ et organe , on pouvait bien dire organo-pathie ; puisqu'on employait les expressions hyper-fiémie, gastrfV^, hyper-trophie ^ névr-algie^ métrorriiagie (entièrement passé dans la science pour désigner un écoulement de sang par l'utérus) hronchovrliée , coarctation des orifices du cœur, ^hlèhectasie ^ hématose i puisqu'on était convenu de donner des noms grecs aux organes, on devait admettre sans trop de difficulté des termes qui n'étaient après tout que des composés des mêmes éiémens.

Dès-lors : pneumo-kémie (congestion sanguine du poumon ) , pleurite ( inflammation de la plèvre ) , cardiotrophie (volume du cœur), gastro-nervie (action nerveuse de l'estomac), métralgie (névralgie utérine), encéplialorrhagie (écoulement sanguin dans le cerveau), laryngorrkée (flux séreux par le larynx), cardiarctie (resserrement du cœur) , pneumonectasie ( dilatation du poumon) , hématosie, étaient des mots à peu près inattaquables.

Ils le devenaient d'auîtant plus, que les antéccdens de ces termes étaient tout aussi vulgairement admis

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