‹ Traité de diagnostic et de séméiologie (volume 2)Chapitre 50 sur 142 · SIGNES PHYSIOLOGIQUES OU FONCTIONNELS · texte numérisé non relu

SIGNES PHYSIOLOGIQUES OU FONCTIONNELS

les praticiens de lire avec attention Tarticle consacré à l'exploration plessimétrique du cœur à celui qui traite de l'appréciation des bruits stéthoscopiques ; mais il ne s'agit pas ici d'un moyen à préférer à l'autre , mais de deux ordres de recherches qu'il faut savoir combiner entre eux.

§ II. Signes physiologiques ou fonctionnels,

378. Parmi les signes déduits de l'examen des fonctions du cœur, les uns sont fournis directement par cet organe , les autres par des parties qui ont avec lui des relations d'action plus ou moins intimes.

379. Sensations, Dans l'état normal, les battemens du cœur ne donnent lieu à aucune sensation pénible. Cependant, pour peu qu'on porte de l'attention sur ces battemens observés sur soi-même, on s'aperçoit qu'ils ont lieu, et que l'organe frappe les côtes. On sent même quelquefois un mouvement de pulsation dans toutes les parties du corps, et ce mouvement est en rapport avec les battemens des artères. Dans les passions, et surtout dans la colère et dans la terreur, comme aussi dans les exercices violens, ces sensations deviennent beaucoup plus manifestes.

380. Dans l'état de maladie, il y a souvent exagération de ces sensations. Tantôt l'organe bat plus fort qu'à l'ordinaire, et cet état est ressenti par le malade; tantôt les mouvemens sont à leur type normal ou au-dessous de lui, et cependant il y a per- ^ ception de battemens plus forts. Il serait difficile de déterminer les cas nombreux dans lesquels ces mo-

difications dans les sensations que donne le coeur,, peuvent avoir lieu. Ici c*est la crainte d'une lésion organique qui fait que toute l'attention étant dirigée vers les battemens du cœur, rend plus vives les sensations qu'ils causent. Là, c'est une exaltation générale de la sensibilité, comme chez certains individus maigres, et à imagination vive. Ailleurs c'est une poitrine trop étroite dans laquelle Forgane vient heurter plus fortement la partie antérieure du thorax que cela n^aurait lieu dans une poitrine large. Dans d'autres cas, c'est un estomac douloureux et distendu par des gaz, sur lequel le cœur repose, et auquel il communique une impulsion pénible, etc. Il faut peu compter sur la valeur diagnostique de ces sensations qui tourmentent beaucoup d'élèves, et même de médecins, et qui, le plus souvent, ne sont pas en rapport avec un état organique grave.

38 1. Bien plus, les lésions les plus dangereuses du cœur sont, le plus souvent, à peine accompagnées d'une impression pénible dans la région cardiaque, et elles causent rarement une véritable douleur. On est quelquefois surpris de voir des personnes atteintes d'une hypercardiotrophie considérable , présenter des battemens très marqués à la main ou à l'oreille, et déclarer ne pas s'en apercevoir.

382. Dans quelques cas des douleurs vives se manifestent, soit dans le cœur lui-même, soit dans la membrane qui l'entoure. La percussion, en trouvant que ces sensations pénibles répondent à des points où se trouve la matité du cœur [Voyez Bulletin clinique^ n"" \), la palpation et l'auscultation, en fai-

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