BRUITS DES ARTÈRES
ques sanctionnées par les nécroscopies. C'est ainsi que la plupart des observateurs ont vu, qucn général, les bruits de souffle, plus ou moins prononcés, avalent lieu sur les points où existaient des rétrécissemens artériels^ comme aussi sur ceux où se rencontraient des dilatations. Il est difficile que le souffle ne s'entende pas dans celles-ci ; car toute dilatation de l'aorte suppose que le liquide a d'abord passé d'une cavité moins large dans une plus large, ce qui doit à coup sûr agir à la manière d'un rétrécissement; et l'on ne voit pas pourquoi le sang qui se trouve dans le vaisseau dilaté, ne communiquerait pas à l'oreille le bruit produit au niveau de la coarctation.
503. J'ai entendu un bruit de souffle très manifeste, lorsque le sang traversait la tumeur anévrismale; mais je l'ai trouvé distinct aussi, dans un cas où l'ouverture de la poche dilatée était latérale au vaisseau. Seulement, dans cette dernière circonstance, le bruit de soufflet n'avait pas existé d'une manière constante. Sur le vivant, il était évident que l'énergie de l'impulsion du cœur augmentait de beaucoup les bruits de souffle dans la tumeur; et que l'affaiblissement de cette énergie, par une saignée ou par tout autre cause, le rendait moins sensible. C'était le même fait que nous avions observé dans nos expériences cadavériques sur l'influence qu'avait l'énergie de l'impulsion sur la production des bruits de souffle,
504. Quant à la théorie de la formation de ces bruits, c'est évidemment encore le frottement du liquide contre le vaisseau qui cause le souffle de l'aorte.
22o BRUITS DES ARTERES.
Evidemment, ce froltement étant plus fort sur les points où il y a des rétrécissemens, le bruit doit y êlre plus marqué, et certaines qualités du sang doivent modifier le son produit.
5o5. Les causes anatomiques du bruit de diable et des sons musicaux dans les artères, paraissent être en général : r un sang qui contient une proportion faible de cruor et beaucoup de sérum (hydrohémie). C'est ainsi que les chloroliques présentent très fréquemment les bruits dont il s'agit; 2" un état de mollesse, de mincité et de flaccidité de Fartère, circonstances qui se remarquent fréquemment encore cbez les anhémiques; une impulsion énergique et rapide du cœur qui porte brusquement une masse de sang dans les artères peu distendues. J'ai remarqué, en effet, chez quelques dames qui présentaient à un haut degré le bruit de diable artériel, et auxquelles il avait fallu, pour diverses causes, qu'une saignée fût pratiquée, que le jet du sang était très fort, très brusque et très rapide, Ceci a lieu encore à la suite d'une hémorrhagie abondante, dans laquelle le cœur se contracte avec force sur peu de sang et le porte au loin. Les saignées loin de faire passer le bruit de diable et les sons musicaux, les augmentent souvent d'intensité. Le larynx, surtout lorsque les phénonîèncs de respiration ont lieu, parait augmenter les bruits dans les artères qui Tavoisinent, parce qu'il forme une sorte de boite solide, élastique, pleine d'air et qui, en contact avec les vaisseaux du cou, augmente l'intensité des bruits qu'ils donnent.
SIGNES PHYSIOLOGIQUES DE l'aORTE, 227
5o6. Laennec admettait que les sons musicaux étaient dus à un état nerveux ou spasmodique des artères. C'était évidemment une manière de convenir qu'il ne savait rien de leur cause. Si un état nerveux détermine ici de tels phénomènes, c'est à coup sur en produisant dans le vaisseau un état organique spécial. Il fallait préciser en quoi consistait celui-ci, et c'est ce que Laennec n'a pas fait.
607. En dire davantage sur les causes des bruits des artères serait étendre inutilement ce paragraphe, et, pour éviter de trop longs détails, nous renvoyons à ce qsii a été dit précédemment sur les bruits du cœur et sur le diagnostic spécial des maladies des artères. Notons seulement que les plaques crétacées de ces vaisseaux ne me paraissent pas donner lieu à des bruits aussi souvent qu'on l'a dit, car je l'ai assez rarement observé à la Salpêtrière où ces plaques sont si communes. Peut-étre cette absence de bruit dépend-elle ici de ce que, chez les vieillards, les battemens du cœur sont faibles.
5o8 .11 est douteux que les grosses artères malades donnent lieu à des douleurs. Cependant, puisque la phlébite en est accompagnée, on ne voit pas pourquoi il n'en serait pas ainsi de l'inflammation franche de l'aorte ou de ses grandes divisions. On a vu toutefois des cas où les artères présentaient à leur face interne des plaques rouges et même des couches pseudo-membraneuses, sans que ces vaisseaux aient été le
22S EXPLORATION DE l'aORTE
siège cl(5 vives dooîeiirs. La plupart des autres lésions de ces vaisseaux, ies concrétions, les érosionSjCtc. , sont indolentes. Le cachet de la souffrance artérielle serait d'exister précisément sur le trajet du vaisseau et non ailleurs; encore faut-il avouer qu'une inflammation dans le tissu cellulaire qui entoure l'aorte donnerait Keu à des symptômes identiques. La théorie porterait à penser que les douleurs dans i'arîérite seraient caractérisées par un sentiment de pulsation pénible.
509. C'est daos les cas où Faorle est dilatée que les sensaiions les plus pénibles ont lieu à l'entour de la tumeur; ces douleurs n'ont pas probablement leur siège dans l'artère mais bien dans les parties qu'elles touchent ou qu'elles compriment. Ainsi les sensations pénibles que cause un anévrisme varient-elles beaucou p en raison du siège de celui-ci et des organes qui l'entourent. En général le sentiment de pulsation se fait ici remaquer ; mais il est des cas où il manque, et même où la maladie est tellemeut indolente, que les malades meurent quelquefois avant qu'on ait soupçonné un anévrisme. Il est évident que dans d'autres cas la souffrance doit être extrême; c'est ce qui arrive, lorsque la tumeur touche à de gros troncs nerveux, comme les nerfs intercostaux, ou de la huitième paire : si l'œsophage est comprimé, cette douleur se fait sentir surtout au moment où on avale. U parait qu'elle est quelquefois atroce lorsque les os et surtout le périoste sont comprimés, usés, détruits. Au rapport de Laennec, on l'a quelquefois considérée comme rliumaticjue. Dans l'observation de M. Bally que donne Laennec, et oùl'anévrisme dé-
truisît le corps des vertèbres et pénéira dans le canal rachidien, les douleurs étaient térébraotes ; souvent, en effet, les sensations pénibles produites par lesanévrismes, ont un caractère si terrible qu'on les a conirparées à celles que causerait une tarrière, etc.
5 10. Les hattemens de l'aorte, quel que soit le moyen de diagnostic que l'on emploie pour les reconnaître, peuvent présenter autant d'anomalies que ceux du cœur. La plupart de ces variations seront étudiées à l'occasion du pouls. Qu'il nous suffise de dire ici : qu'il faut se défier des baltemens qu'on trouve sur le trajet de l'aorte; que, dans bien des cas , ils ne tiennent pas à la dilatation de l'artère ; que dans le thorax ils peuvent être dus aux oreillettes dilatées et peut-être encore à des tumeurs ou à des indurations situées entre les côtes et le cœur; que dans l'abdomen, ils dépendent, dit-on y quelquefois de raclivité de 3a circulation dans les artères abdominales et principalement dans le tronc cœliaquc; que des tumeurs placées au devant de Faorte, et môme que des viscères tels que îe pancréas, le fob, le colon transverse contenant des matières, sont soulevés par les pulsations et peuvent en imposer pour une dilatation aortique; qu'enfin c'est seulement par la combinaison bien entendue des moyens de diagnostic précédens qu'on arrivera à éviter des erreurs gros sières et dangereuses pour le malade.
5i 1. Les altérations de fonctions qui peuvent faire soupçonner les lésions de l'aorte sont nombreuses. D'abord des pulsations petites, molles, faibles, dé-t près sibles, ayant lieu dans les arlèrcâ qui émanea
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de ce vaisseau bien que les baltemens de celui-ci aient lieu avec force, portent à penser que la circulation est difficile ou embarrassée dans l'un des points de Faorte. A coup sûr il en serait ainsi dans les cas de diminution de cette artère comme dans les faits mentionnés par Morgagni, Cooper, Hervez de Chégoin, Andraî, et comme dans l'observation de M. Heynaiid, où le calibre de l'aorte était réduit à la dimension d'une plume de corbeau. Si l'artère était complètement oblitérée, et si cette oblitération avait lieu d'une manière rapide, il y aurait cessation des battemens au dessous, et bientôt gangrène des extrémités inférieures. Si elle avait lieu d'une manière lente, comme il arrive alors que les collatérales dilatées établissent une circulation accidentelle, il n'y aurait au dessous de l'oblitération que faiblesse des pulsations artérielles (Obs. de Hogdson, de Meckel, etc.).
5 12. Par contre, des battemens larges, forts, durs, vibrans, résistans au doigt, observés dans les artères, portent à croire, non pas qu'il y ait toujours alors insuffisance des valvules, mais que l'aorte est libre et que son calibre est considérable depuis le cœur jusqu'à l'endroit où elle donne naissance aux vaisseaux qu'on examine.
513. Parles mêmes raisons, le refroidissement, la teinte violacée, la lenteur de la circulation capillaire, la bouffissure, l'œdème, une disproportion marquée dans le développement et dans l'énergie musculaire des membres inférieurs, bien plus faibles que les supérieurs (Observation de M. Legrand, Gazette médicale. Juillet i854, n" 27) et les autres symptômes
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des rétrécissemens des orifices du cœur, observés dans les extrémités inférieures, indi€[uent qu'une cause matérielle, agissant sur un des points du vaisseau situé au-dessus, entrave le cours du sang.
Lorsqu'un rétrécissement, quelle quen soit la cause (coagulation du sang, ossification, disposition congénitale, tumeurs extérieures, etc.), existe sur un des points de laorte, presque toujours le cœur est hypertrophié. C est le même phénomène qui avait été observé pour la cardiarctie (n° l\2S). Presque toujours aussi la portion du vaisseau qui s'étend du ventricule au point rétréci, ainsi que les branches artérielles [qui émanent de l'aorte, avant quelle soit diminuée de calibre, sont dilatées partiellement ou généralement. Elles donnent lieu alors à des symptômes en rapport avec cet état.
5 1 5. La chaleur, une teinte rosée, une circulation capillaire active, un bon état de nutrition des niem;bres, indiquent en général que l'aorte est libre.
516. Les organes voisins de l'aorte donnent lieu, lors des tumeurs de ce vaisseau, à une série de phénomènes qui peuvent donner ^quelques signes importans.
517. Lorsque la dilatation anévrismale touche la trachée-artère ou les grosses bronches, elJe les dévie ou les comprime, et produit soit une gêne de respirer qui peut être portée jusqu'à la suiFocation, soit un sifflement remarquable qui existe dans l'inspiration et l'expiration. Elle peut causer aussi des altérations dans le timbre de la voix. Ce dernier symptôme existait d'une manière marquée dans un anévrisme de la
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crosse de l'aorte, observé par M. Isidore Bourdon, Une douleur vive correspondant au larynx avait en même temps lieu chez le malade. M. Bourdon, auquel la science est redevable de travaux importans en physiologie, se rendit compte de ces phénomènes par le tiraillement qu'éprouvait le nerf récurrent. La compression du poumon par la tumeur aortique, gêne la respiration et porte le malade à se placer dans une position assise ou inclinée sur le côté. Il cherche ainsi à éviter la pression des grosses bronches ou de la trachée par le poids de la tumeur.
5 18. Quelquefois les grosses artères du cou sont pressées par Taortiectasie, et delà résultent des phénomènes en rapport avec cette lésion. (Astley Cooper, Hogdson.)
519. La compression du cœur par Faortiectasie le déplace et détermine les accidens de cardiopathie.
5ao. Celle des grosses veines produit la stase du sang dans les branches qui en émanent et tous les symptômes qui en sont la conséquence. Nous citerons a Farticle relatif à l'exploration des veines un fait de ce genre des plus curieux, et dont les symptômes furent assez évidens pour permettre de reconnaître cette lésion pendant la vie,
52 1. Siîa tumeur comprime Fecsophage, une gêne extrême de îa déglutition peut en être la conséquence. Yient-ellc à toucher des plexus nerveux? elle occasionne des douleurs atroces, comme cela eut lieu dans une observation due à M. Paillard (Journal h^bd. , n" 45). Ses progrès sonl-iîs tels que les vertèbres soient déformées, usées , et qu'elle parvienne
dans le canal rachidîen, la paraplégie peut en ctre la suite.
523. La plupart des organes abdominaux pouvant être comprimés par des aortiectasies , il en résulte que leurs fonctions présentent , dans ces cas des troubles en rapport avec le degré de la compression , et avec le lieu où elle est exercée. Remarquons que si la veine cave inférieure est déprimée par la tumeur, il peut en résulter un œdème des extrémités inférieures, ou une hydro-péritonie ; que s'il en est ainsi du conduit cholédoque, l'ictère en est le résultat.
525. Quantaux ruptures de l'aorte dilatée, les principaux symptômes qui peuvent les faire reconnaître sont ; .1* les antécédens et les signes anatomiques que Ton a pu recueillir sur rexistence d'un anévrisme aortique; 2" les signes actuels d'une grande perte de sang, qui seront exposés dans un des paragraphes suivans ; l'écoulement de sang visible à l'extérieur, quand la cavité où se fait Faortorrhagio (hémorrhagie aortique), communique avec Fair du dehors, (thrachéorrhagie, pneumorrhagie , gastrorrhagie, etc., etc.) ;4° l'accumulation de s:mg dans les cavités intérieures, reconnaîssables aux mômes signes que les hydropisies de ses cavités ( sauf cependant le déplacement plessimétrique moins facile , à cause de la plus grande consistance du sang, et de sa disposition à se coaguler) ; 5^ la paraplégie qui survient si la tumeur s'ouvre dans le canal rachidien ; c'est ce qui eut lieu dans le cas observé par M. Baîly. 6" Des troubles de circulation, si Fanévrisme se rompt
23 i AORTITE.
dans diverses parties de lappareil circulatoire , telles que 1 artère pulmonaire (Payen et Zeinck), l'oreillette droite (Beauchène).
SPÉCIAL ET COMPARATIF DES MALADIES DE l' AORTE.
524. 1** Aortlpatliie (souffrance de l'aorte en gén('v ral), altération dans le volume, les formes, le rapport, les baltemens, les bruits, les sensations, les fonctions dont ce vaisseau peut être le siège, et dans la circulation des parties situées au-dessous de lui.
525. 2° Aortite (inflammation de l'aorte), très difficile à reconnaître pendant la vie. On a donné comme caractère principal de l'inflammation de l'aorte: l'augmentation de la force et de la vivacité du pouls aortique, une sensation de cliaîeur et de malaise dans la région de cette artère , ainsi que des défaillances et une anxiété analogues à celles qui accompagnent certaines maladies du cœur,
526. 3° Aortlcctasle ( dilatation ^ anévrisme de l'aorte), sensation d'un corps arrondi, plus ou moins volumineux sur le trajet de l'aorte : on y sent, et quelq'ùcfois on y voit des mouvemens d'expansion et non de soulèvement; ceux-ci, dans la dilatation de l'aorte abdominale, sont manifestes par la palpation latérale, ainsi que par la pression exercée d'avant en arrière. Il faut, autant qu'on peut, mesurer dans ce cas avec le compas l'épaisseur, l'étendue de la tumôur et de la colonne vertébrale, d'avant
AORïIECTASIE. 235
en arrière. La paîpation médiate fail trouver un frémissement pulsatif spécial, précisément dans la largeur de Fospace qui correspond au vaisseau; une matité marquée se rencontre dans toute l'étendue de la dilatation : elle est accompagnée d'un certain degré de résistance au doigt. La percussion plessimétrique profonde ou superficielle de la partie malade, la limitation de celle-ci avec des lignes noires, servent à circonscrire Faortiectasie et à en déterminer la profondeur, la forme, les rapports, etc. [Voyez n"* 4^^> 47^0 sons spéciaux aux organes voisins contribuent aussi â déterminer les dimensions de la tumeur; celle-ci fait entendre des battemens, tantôt doubles et tantôt simples, dans l'étendue de Faorte thoracique dilatée , et des battemens ordinairement simples dans l'aorte abdominale. Les bruits de soufflet ou de râpe se joignent quelquefois à ces battemens. Suivant que la tumeur est plus ou moins volumineuse, qu'elle gêne plus ou moins les organes voisins ou la circulation , il y a des désordres fonctionnels variés (n° 5 1 1 ) .
627. Si Fanévrîsme vient à faire saiCie à l'extérieur, on le reconnaîtra aux battemens qu'il causera, à sa forme arrondie, à son siège sur le trajet de Faorte, aux ravages qu'elle produira dans les organes voisins, tels que le ramollissement, la déformation, l'usure des os, la déviation de leurs articulations. Des tumeurs de nature variable, des engorgemens glanduleux, des carcinomes, le cœur refoulé et déplacé, des masses tuberculeuses indurées, donnant lieu à des battemens, ont été pris quelquefois pour des dilala-
236 AORTIARCTIE.
tions aortiques. Il est arrivé aussi qu'un très grand nombre de tumeurs abdominales en ont imposé pour des anévrismes de l'aorte descendante. li serait impossible de donner ici tous les caractères propres à distinguer, de l'aortiectasie, ces nombreuses affections; mais si l'on connaît bien les divers moyens d'investigation dont l'histoire vient d'être faite, si on les compare , et si on déduit de ces recherches des conséquences rigoureuses , il y a tout lieu de croire que l'on ne commettra point d^erreur.
628. Un point pratique serait surtout de ne pas confondre un anévrisme des artères du cou avec une lésion semblable de la crosse de l'aorte, car le premier est opérable et le second ne l'est pas. Outre les données générales que peut fournir l'exploration attentive de la tumeur , la percussion fait trouver qu elle ne s'étend pas vers la poitrine , et l'auscultation ne découvre pas de bruits anormaux vers le thorax , tandis qu'elle en rencontre au cou. Ces données peuvent jeter ici beaucoup de jour sur le diagnostic.
629. 4" Aortlarctie (resserrement ou oblitération dans le calibre de l'aorte) , diminution dans les battemens et dans la circulation au-dessous du lieu malade; de là des symptômes physiologiques nombreux et variéSj etc. : dansquelquescas, signes de dilatation audessus du point rétréci, soit dans l'aorte, soit dans les grosses artères qui en émanent : bruit de soufflet, de râpe sur le lieu affecté; les incrustations trouvées par la main à la surfcice des artères, ainsi qîie l'âge avancé du malade, pourront faire soupçonner que des ossi-
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fications causent la maladie* Si les signes de rétrécissement ont lieu à la suite des symptômes de lartérite, on pourra présumer qu'il s'agit de pseudomembranes, et de coagulations à la surface interne du vaisseau. Si c'est à la suite de syncope prolongée que l'invasion du rétrécissement a été observée, on pourra être porté à penser qu'il y a une coagulation du sang dans l'artère. Si des tumeurs sans battemens se rencontrent sur le trajet du vaisseau , on pourra croire que la pression exercée sur lui de dehors en dedans est la cause de la maladie. Si les symptômes datent du moment de la naissance , il est présumable qu'il s'agit d'un rétrécissement congénital , etc.