‹ Traité de diagnostic et de séméiologie (volume 2)Chapitre 7 sur 142 · XIV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XIV AVANT-PROPOS

organique admis par les auteurs qui les emploient. Que si un autre praticien n*a pas la même opinion, tout aussitôt la nomenclature lui fournira le terme qui désignera sa propre pensée. Que trois médecins soient appelés pour traiter une douleur gastrique ; Fun y verra une inflammation, l'autre une névralgie, un troisième une congestion, et dès-lors, Fun prétendra avoir affaire à une gastrite, le second à une gastralgie, et le troisième à une gastrohémie; peutêtre que si la cause et les phénomènes ne sont pas très évidens , finiront-ils par ne caractériser autre chose que la souffrance de Testomac , et que le mot gastro-pathie leur permettra de discuter avec sangfroid !

Mais, en somme, la nomenclature organo-pathologique n'est pas seulement une réunion de mots. Elle renferme en elle-même toute une manière de voir, toute une série d'idées , si l'on veut toute une doctrine : celle des états organo-pathologiques. Exprimons à cet égard toute notre pensée.

Le mot maladie est une expression vague qui a été la source de l'incertitude et de l'indécision de la thérapeutique. Dans l'enfance de l'art, on donna des noms à ce qu'on appelait des maladies, et ils étaient fondés sur des notions populaires. Ces noms sont restés; la science a grandi; elle a conservé ces mots; elle en a ajouté d'autres, les uns provenant encore des idées confuses du vulgaire, tandis que d'autres, émis par les médecins, se sont tour-à-tour ressentis des innombrables systèmes qui se sont succédés dans les écoles.

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