EXAMEN DE LA 64LIVE
V. la note). Si la langue est sèche et recouverte d'une croûte noire, il faut mouiller avec un peu d'eau la bande de papier avant de la mettre sur la langue.
i477' ^o^ci le résumé des faits publiés par M. Donné : dans quatre observations où la salive avait été â plusieurs reprises fortement acide, on trouva plus ou moins long-temps apres^ lors de la nécroscopie, des arborisations rouges, des plaques, du pointillé rouge ou un ramollissement de la membrane muqueuse gastrique. Dans une phlébite, la salive devint acide, et la membrane interne de l'estomac était amincie, ramollie , et ses vaisseaux colorés en noir. Dans un grand nombre de cas où la salive avait été alcaline, Icstomac n'offrait pas de traces de phlogose. Quelques autres observations moins concluantes font voir, dans le mémoire cité, une coïncidence fréquerUe entre les symptômes dits gastriques et l'acidité de la salive. Sous l'influence d'un traitement anti-phlogistique, le liquide revenait â l'alcalinité normale. Dans une autre observation que l'auteur paraît croire se rapporter à l'embarras gastrique, parce que le mai céda promptement à des purgatifs ; la salive resta alcaline ; mais il est à remarquer que beaucoup de médecins auraient considéré ce fait comme un cas de gastrite. Dans une autre observation d'empoisonnement par l'eau de javelle, la salive rougit d'abord le papier de tournesol, et reprit son alcalinité lorsque les symptômes inflammatoires se dissipèrent; enfin, dix fois, sur des malades qui portaient des affections variées, la salive devint acide tout aussitôt que se manisfestèrent des symptômes gastriques.
«La conclusion de M, Donné est celle-ci : l'acidité de la salive coïncide le plus souvent avec un état d'irritation ou d'inflammation de l'estomac , pri-
28 EXPLORziJIOxN DE LA BOUCHE.
mitive ou secondaire, et peut servir à établir le diagnostic différentiel de quelques affections gastriques. »
1478. Cette conclusion, bien que les faits sur lesquels elle était appuyée fussent susceptibles detre controversés, me paraissait assez importante pour exiger des recherches sur ce sujet. M. Bélouino les a faites sous mes yeux et sur mon invitation, il a suivi les conseils tracés par M. Donnée et voici les résultais qu'il a obtenus :
1479. 1° Une dame qui paraissait en santé, rougit avec sa salive le papier de tournesol; elle fut prise quelques heures après de maux d'estomac et de diarrhée. Tant que ces accidens durèrent, la salive resta acide et elle ne redevint neutre que lorsqsi'iîs se dissipèrent ; 2° dans une gastrite (diagnostic de M. Bally) la salive était très acide ; dans une gastroentérite évidente, la salive présentait une acidité prononcée, tandis qu'elle fut neutre après la disparition des accidens ; 4" plusieurs personnes à jeun et bien portantes, le papier de tournesol ne fut pas rougi, et sur trois d'entre elles le papier rougi fut ramené au bleu par la salive. 5" Dans les cas suivans la salive était neutre : 5 hyper-splénotrophie, î pneumopathie tuberculeuse; i hyper-hépatoîrophie (augmentation de volume du foie) avec coïncidence d'enduits sur le langue; 1 pneumonite sans enduits; 1 entérite chronique ; 6° dans beaucoup d'expériences faites sans prendre de notes, la salive était acide lorsqu'il existait des signes d'inflammation gastrique. Ces faits sont en rapport avec les observations de M. Donné ; en voici d'autres qui ne sont pas dans le même cas.
1480. La salive était fortement acide : 1" sur M. Bally, sur un élève et sur une dame qui étaient très bien porlans; 2" dans une hypersplénotro-