‹ Traité de diagnostic et de séméiologieChapitre 17 sur 101 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

EXPLORATION DU PHARYNX

à celles de la membrane orale, et se prononcent dans les mêmes circonstances. Il arrive ordinairement que, dans les phlegmasies, le pharynx est beaucoup plus rouge que la membrane delà bouche. Pour peu qu'il yait polyhyperhémie, les amygdales sont d'une rougeur marquée qui est encore plus vive dans l'amygdalite. Cette teinte est plus ou moins foncée, en raison de l'intensité de l'inflammation, d'une part, et de l'état de la circulation et delà respiration de l'autre. En général, il faut se rappeler que l'amygdalohémie (congestion sanguine des amygdales) est, surtout sur la femme, lors de l'époque des règles, l'un des premiers symptômes de la polyhyperhémie , et qu'elle cesse souvent d'une manière brusque à la suite d'une saignée. La rongeur des amygdales occupe tantôt une partie , et tantôt la totalité de cet assemblage de cryptes muqueux d'un côté, et tantôt même les deux côtés. Dans ze dernier cas , il est très ordinaire que l'une des amygdales soit plus affectée que l'autre. La rougeur du pharynx a souvent lieu par plaques vermeilles , assez nettement circonscrites. Une faudrait pas prendre pour des marques de phlegmasie actuelle, ces dilatations veineuses qui régnent dans la direction de la ligne médiane , sur la paroi postérieure du pharynx, et qu'on remarque sur beaucoup de gens. Le meilleur moyen de distinguer les rougeurs propres à l'hyperhémie de celles qui sont inflammatoires : c'est que les premières paraissent uniformément étendues, qu'elles sont générales, en quelque sorte, peu ou point douloureuses; tandis que les secondes sont limitées, partielles, circonscrites et douloureuses.

1524. Il faut noter avec le plus grand soin les diverses productions accidentelles dont le pharynx peut être recouvert. Cette importance est encore plus grande ici que pour la bouche.

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