‹ Traité de diagnostic et de séméiologieChapitre 35 sur 101 · DIGESTION INTESTINALE · texte numérisé non relu

DIGESTION INTESTINALE

tîon tuberculeuse de Fintestin j . Toutefois , il est peut-être rare que l'arrêt de chyîification soit ici la cause du marasme. Presque jamais il n'y a assez d'intestin de compromis pour que la formation et l'absorption du chyle ne puissent s'effectuer. Les portions d'organes restées saines, suffiraient le plus souvent pour entretenir la nutrition ; mais presque toujours , lorsqu'on serait tenté d'attribuer le marasme au défaut de chyîification, on trouve qu'il existe des pertes abondantes de liquides qui , rejettent sans cesse au-dehors une partie des fluides cir-r culans, privent ainsi l'économie des matériaux de la nutrition. D'ailleurs, l'insuffisance de celle-ci peut provenir de pneumopathies et peut-être d'affections nerveuses. Ainsi , de ce qu'un individu maigrit tout en prenant des alimens , et bien que la digestion stomacale s'effectue convenablement , il ne serait pas judicieux d'en déduire positivement que les fonctions de l'intestin grêle ne se fassent pas ; il faut , avant tonti rechercher s'il n'existe pas d'autres causes organiques de dépérissement (pertes de liquides, pneumopathies^ etc. ) et ne s*arrêter à l'idée d'un défaut de chyîification qu'alors qu'on ne trouve pas d'autres circonstances propres à produire la maigreur. Dans la gastroarctie , c'est véritablement la cessation de la chyîification qui conduit au marasme; mais dans ces cas , ce n'est pas l'intestin qui cesse spontanément d'agir, ce sont les matériaux de son action qui ne lui arrivent plus.

1719 On admet généralement que , dans certains cas, le chyle se forme et n'est pas absorbé, et qu'alors il se trouve sous la forme de stries blanchâtres dans les matières excrétées (lienteries). Il peut en arriver ainsi, lorsque les matières, séjournant dans le duodénum, traversent avec rapidité, par une cause

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quelconque et notamment par suite d*un travail phlegmasique, les intestins jéjunum et iléon. Il faut prendre garde ici de s'en laisser imposer par des apparences, et le prétendu chyle contenu dans les fécès pourrait bien souvent n'être autre chose que des produits de sécrétion anormale.

1720. La progression lente ou le séjour des matières , l'absorption du reste des substances nutritives qui s'y trouvent contenues, l'excrétion enfin, sont les principales fonctions des gros intestins. Celles-ci sont de beaucoup modifiées dans les maladies. D'abord la stase des fécès dans les gros inte stins est fréquente, et il arrive qu'elles s'accumulent dans le cœcum , les colons, le rectum ou la percussion et la palpation les reconnaissent. Alors ci^ matières s'endurcissent, se moulent sur les anfractuosités des colons, prennent la forme de petites boules accolées (selles ovillées), et ne sont quelquefois rendues que rarement et avec difficulté. C'est ce qu'on a appelé constipation. Toutefois, cette dénomination a été rapportée à des états divers : tantôt à l'absence du besoin de rendre les fécès , tantôt à ce que , faute d'alimens , il n'y a pas de stercors formés, et par conséquent pas de selles ; tantôt à la difficulté de rendre les excrémens. En réunissant ainsi les phénomènes sous une dénomination unique , on embrouille les choses les plus claires et on confond les phénomènes les plus dissemblables.

1721. La stercorentérectasie (dilatation de l'intestin par les matières fécales) est fréquemment observée : sur ceux qui ont contracté l'habitude d'aller rarement à la selle; sur les personnes qui oublient ou évitent fréquemment d'y aller ; sur les individus qui mènent une vie sédentaire, et restent ordinairement assis. Elle a souvent lieu sur les sujets qui portent

EXCRETION ALViNE. ' 159

des obstacles au cours des matières dans le rectum, des hémorrhoïdes , des fissures qui gênent la défécation. Lorsque l'on constate l'accumulation des matières dans les gros intestins, le premier soin doit être de rechercher si elle ne provient pas de quelquesunes des circonstances anatomiques qui viennent d'être signalées.

1722. Le défaut de selles peut être le résultat de l'abstinence et de l'alimentation insuffisante. C'est là ce qu'il faut éviter surtout de considérer comme de la constipation. Vous lirez partout que celle-ci est un indice d'irritation , et vous verrez en même temps qu'on n'établira pas de différences entre les états organo-pathologiques précédens. La conséquence de ceci est évidente; c'est qu'on trouvera, dans cette prétendue constipation, une raison de prescrire la privation d'alimens, tandis que le défaut de selles devait tout naturellement conduire à en donner.

1 723. La difficulté des sellesouiadyscoprotie (Roux) peut être le résultat d'une lésion de lanus ou de l'intestin; de métropathies ; d'affections de la prostate ou de la vessie; de tumeurs du bassin, etc. Elle est souvent la conséquence de ces excoriations auxquelles on donne le nom dé fissures, et qui causent de si vives douleurs ; elle est encore le résultat fréquent de la contraction spasmodique des sphincters de î'anus qui, à son tour, est entretenue par une infinité de circonstances diverses. C'est donc une nécessité , lorsque se manifeste la dyscoprotie , d'explorer le rectum avec soin.

1724. Le défaut de selles peut être encore le résultat d'une amyélo-nervie, ( paraplégie ) qui occasionne alors une arectonervie (paralysie du rectum). Lorsque ce dernier phénomène existe , il faut songer aux affections possibles de la moelle et s'enquérir des cir-

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constances commémoratives, (coups, chute sur la rachis ) qui auraient pu avoir lieu. Sur les vieillards sédentaires, le rectum, bien que n'étant pas paralysé, a souvent perdu une partie de son action, et conserve long-temps les fécès, qui s'y endurcissent , s*y moulent eî; forment des masses quelquefois d'un volume énorme. Dans quelques cas, à la Salpétrière , le rectum et même le colon étaient distendus par de très grandes quantités de matières endurcies, avaient acquis une ampleur aussi considérable que l'estomac, et présentaient une hypertrophie remarquable de leur fibres charnues. M. Rostau a vu les fécès s'être accumulés en assez grande proportion pour « déchirer , rompre les intestins, et faire irruption dans le bas ventre. » Lors donc qu'il existe une difficulté marquée dans la défécation sur les vieillards, il faut penser à l'accident dont il s'agit. La coexistence de la diarrhée ne devrait pas faire négliger de s'enquérir si cette circonstance anatomique existe ; car on voit fréquemment la présence des matières endurcies causer un dévoiement dû à l'irritation de l'intestin par les fécès qui les touchent et qui ne sont nullement ramollis ou évacués par de l'entérorrhée qui survient. Ainsi, dans des cas pareils, il est toujours utile de toucher le rectum , et il est d'autant plus urgent de le faire que des entérites très intenses peuvent être le résultat de la stase des matières.

1726. On trouve dans les auteurs les remarques suivantes auxquelles nous ferons de courtes observations placées entre des parenthèses. « La constipation (sécheresse et rareté des selles) a lieu ordinairement lorsqu'il existe une excrétion considérable d'une autre nature. — La constipation (rareté des selles parce que le malade prend peu d'alimens) survient dans la convalescence des maladies. — La constipa-

GONSTÎPA.TION , DIARRHEE. 161

lion ( manque de selles faute de matières ) se «lontre dans le cancer de l'estomac. — La constipation (difficulté de rendre les fécès alors quelquefois accumules) est observée dans les rétréci ssemen s du rectum, Jes hémorhoïdes , les hernies. — La constipation (absence de contractions intestinales) se remarque dans la colique saturnine, etc., etc. (i).

1726. La diarrhée, c'est-à-dire l'état opposé à la constipation , a déjà été étudiée dans cet ouvrage ; notons seulement que ce symptôme se manifeste dans une foule de circonstances. Quelquefois à peine est-il une maladie; tel est le dévoiement qui suit l'emploi de certains aîimens ; on le regarde comme salutaire lors du travail de la dentition, et comme critique dans diverses affections. Dans d'autres cas, il est un des phénomènes les plus graves.

1727. Les selles involonî aires sont le plus souvent le résultat de la diarrhée. Elles se manifestent lorsque ce symptôme coexiste avec un affaiblissement général, occasionné par des pertes de liquides, par une altération de sang, ou par un trouble dans l'action du système nerveux. Presque toujours , dans la mort prompte ou violente quelle qu'en soit la cause, (anhématosie , anervie anhémie , toxicohémie) , on

(1) On voit combien il est utile de distinguer, comme nous venons de le faire, les divers états oiganiques réunis sous le nom de constipation ; si l'on confondait enlr'elîes ses diverses variétés, et si Ton voulait établir sur un grand nombre de faits de contispation, un tableau statistique, on ferait à coup sûr une des choses les plus absurdes que l'on puisse concevoir. Malheureusement, il en est souvent ainsi d'une infinité d'autres états organiques que l'on étudie sous un même nom, et que l'on réunit dans des cadres arithmétiques; telles sont un grand nombre d'affections du poumon rassemblées sous la dénomination de pneumonites ; telles sont des composés d'états organiques multiples^ auxquels on donne le nom de fièvre typhoïde, etc. La statistique appliquée à la médecine peut être d'une immense utilité, mais il faut pour cela qu'elle soit bien faite, et n'établir ses calculs que sur des faits simples, isolés, surtout bien précisés ; et qui soient le moins possible influencés par des maladies coïncidantes»

ToMR 11. Il

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voit survenir des selles spontanées et involontaires. Celles-ci ont souvent lieu dans 1 anencéphalohémie^ (syncope) et dans Fencéphalorrhagie (hémorrhagie cérébrale) . A l'état chronique, les selles involontaires se manifestent souvent avec la même lenteur que Fagonie suit ses périodes. Elles peuvent se déclarer lorque la moelle dorso-lombaire est paralysée et qu'il y a diarrhée. A part les cas où les selles involontaires sont le résultat d'une impression morale vive (qui agit ici comme la syncope) ; à part ceux où l'on peut accuser la très grande fluidité des matières d'être leur cause : ces évacuations sont toujours des symptômes graves , et qui annoncent un grand trouble dans l'action nerveuse ou dans la circulation.

1728. A l'occasion de la souffrance des intestins, il n'est presque pas d'organes quine soient le siège de troubles fonctionnels. D'abord toutes les parties du tube digestif sont, jusqu'à un certain point, solidaires les unes des autres. L'indigestion gastrique est suivie d'accidens intestinaux comme les hernies de l'iléon ou du colon sont accompagnées de vomissemens, de hoquet d'atérations du goût, etc. La plupart de ces phénomènes de corrélation physiologique et pathologique entre les diverses parties de l'appareil digestif ont été du reste, passés en revue dans les divers paragraphes de cet article.

1729. La circulation est si fréquemment altérée dans les gastro et entéropathies aiguës qu'une école justement célèbre a fait jouer à ces organes le rôle principal dans les phénomènes fébriles. L'accélération dans les battemens du cœur peut être le résultat d'une simple excitation, et à plus forte raison, d'une inflammation de l'estomac ou des intestins grêles. Ceux-ci, plus encore que l'estomac, semblent, lorsqu'il sont irrités, donner lieu à la fréquence du pouls.

FIÈVUE.

€*est ce qui se remarque dans quelques nuances d'entérite. Mais toutes les fois que la circulation est activée dans la souffrance du tube digestif, il faut bien rechercher si c'est bien la gastro-entéropathie qui détermine directement cet accident , ou bien s'il n'est pas la conséquence médiate de la maladie de l'intestin ou même de coïncidences. Dans l'entérite, par exemple, il y a souvent, secondairement à la lésion intestinale, altération du sang qui peut produire la fièvre; dans la typhohémie entérique, l'hémopathie (maladie du sang) existe, au moins en même temps que l'entérite , si elle ne la cause.

1730. Le tube digestif peut agir sur la circulation d'une foule de manières : par les sucs que les vaisseaux y puisent; par ceux qu'il fait perdre; par des connexions nerveuses, par le refoulement qu'il exerce, lorsqu'il est augmenté de volume, sur le diaphragme et sur le cœur; par la gêne qu'il peut occasionner dans la circulation aortique et veineuse, etc. Mais de telles considérations, tout importantes qu'elles sont, nojjis conduiraient trop loin , et le cadre de cet ouvrage nous force à nous circonscrire.

1731. Remarquons seulement que des phénomènes fébriles particuliers sont fréquemment en rapport avec telle ou telle souffrance du tube digestif: que la fréquence du pouls, jointe à un caractère spécial (600), se remarque souvent dans Uentérite typhohémique ; que celle-ci présente un ensemble de symptômes , en grande partie circulatoires , propres à la faire en grande partie reconnaître par des praticiens exercés. Remarquons que la fièvre jaune, dontles principaux symptômes appartiennent au tube digestif, offre aussi une série de phénomènes remarquables du côté de la circulation, et que les souffrances de l'estomac

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suspendent quelquefois raclion du cœur, et d'autres fois, la troublent à un haut degré; que les tumeurs gastriques ou intestinales compriment fréquemment les grosses veines , et causent ainsi la stase veineuse et les liydropisies qui en sont îa conséquence. Tous ces troubles fonctionnels de circulation et beaucoup d'autres, peuvent devenir les symptômes de îa souffrance du tube digestif. Il ne faudrait pas cependant exagérer cette proposition qui, toute vraie qu'elle est, pourrait conduire à des opinions beaucoup trop exclusives, et il faut se rappeler que , surtout à l'état chronique, les organes gastro-intestinaux peuvent être profondément malades sans qu'il en résulte de troubles circulatoires manifestes. Il faut admettre enfin , non pas qu'il y ait fièvre parce que l'estomac et les intestins souffrent, mais bien que ces organes sont souvent malades dans les affections fébriles.

1732. La plupart des considérations applicables aux phénomènes circulatoires que cause la gasti^opathie le sont aussi aux affections des intestins. — Lorsque cesviscères, par une cause quelconque augmentent de volume, la respiration par le diaphragme devient difficile et incomplète. — Lorsqu'ils sont douloureux, l'abaissement de ce muscle est laborieux et fréquent. — Alors môme que la souffrance de l'intestin est obscure , il arrive instinctivement que la respiration se fait difficilement, s'accélère, et que le malade, pendant le sommeil, ouvre largement la bouche. — La respiration est souvent costale, courte dans Fentéropathie. Du reste, la plupart des états qu'elle présente alors, correspondent à ceux de la circulation qui alors , est elle-même troublée. — Les maladies aiguës de l'intestin , pour peu qu'elles du-

ACClDEiNS CEREBRAUX.

rent, déterminent des pertes ou des altérations de liquides qui, de leur côté, peuvent troubler la respiration,— Dans l'entérite typhohémique, et dans plusieurs autres nuances de souffrance intestinale, le coucher prolongé sur le dos détermine la pneumohémie hjpostatique qui devient alors un des symptômes de la dothinentérie. — D'autres fois encore, les douleurs dont les intestins sont le siège, en gênant les mou vemens inspirateurs, rendent l'expectoration difficile et causent ainsi l'anhématosie par l'écume bronchique. L'entérorrhée précède souvent les symptômes de la pneumopathie tuberculeuse, et en est un des accidens les plus fréquens et les plus grades.

1733. La chaleur, les sécrétions, la nutrition ^ donnent lieu , dans l'entéropathie, à des symptômes nombreux qu'il serait trop long de détailler ici, mais dont il faut au moins dire quelques mots, — Au début de l'entérite, delà colite aiguë, surtout lorsqu'elles affectent le caractère typhohémique : frissons plus ou moins forts et prolongés ; plus tard, chaleur vive , accompagnée ou non de sécheresse ou d'humidité ; sueurs variables en caractère, en abondance, et en odeur; l'entéropathie chronique a souvent déterminé des pertes de liquides copieuses; difficulté de supporter le froid ; maigreur ou marasme plus ou moins prompts, en raison de la rapidité avec laquelle les selles ou les sueurs exténuent le sujet, et en raison aussi du temps depuis lequel le malade est privé d'alimens ou de chyle ; tels sont quelques-uns des phénomènes qui se dessinent dans les actions nutritives à l'occasion de nuances diverses d'entéropathie.

1 734. Des accidens cérébraux se manifestent tout aussi fréquemment lors de la |ouffrance des intestins jpe dans les cas où l'estomac est lui-même ma^ lade, et il est convenable de renvoyer à ce qui a été

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dit précédemment pour plusieurs des signes que îë système nerveux peut fournir dans les affections intestinales (i638). Ajoutons ici, cependant, quelques^ considérations : Une nuance spéciale d encéphalopathie se dessine souvent dans l'entérite typhohémique. On observe alors un trouble intellectuel remarquable : stupeur, réponses lentes, brèves, et difficilement obtenues ; rêvasserie pendant le sommeil , objets imaginaires, souvent fantastiques, plus ou moins lugubres et dont l'esprit est occupé. Le malade, si on le distrait ou si on lui parle , cesse d'être préoccupé de ces pensées; mais il y revient lorsqu'on cesse de lui adresser la parole ; abattement extrême , oubli complet du soin de veiller a sa conservation, et même de satisfaire à ses besoins. Le malade laisse accumuler l'urine dans la vessie ; les matières ne sortent de l'intestin que par des contractions involontaires ; quelques graves que soient d'ailleurs les symptômes, il n'y a, en général, aucune inquiétude sur la santé et sur l'issue de la maladie. A ces phénomènes , se joignent des accidens du côté de l'appareil de la locomotion; sentiment de fatigue extrême; aversion pour les mouvemens, faiblesse marquée de ceux-ci, contractions brusques, involontaires, par secousses , observées dans les muscles et notamment dans ceux de l'avant-bras, d'où résultent des mouvemens soudains et violens des cordes tendineuses des fléchisseurs (soubresauts des tendons). Dans des périodes plus avancées, on voit même se dessiner les phénomènes de l'amyélonervie.

1735. Or cette réunion d'accidens , et quelquefois même exclusivement , la stupeur et lès rêvasseries sont tellement positife, que d'une part, dans l'entérite aigûe ils suffisent pour établir sOn caract4||e typhohémique, et que, de l'autre, dans certains états

hIvropathies. 167

fébriles sans diarrhée , ils annoncent qu actuelleoient ou plus tard l'intestin sera atteint de la maladie des glandes de Peyer.

1736. Dans d'autres nuances de souffrances intestinales , ce sont d'autres phénomènes nerveux qui se déclarent. Ici , comme sur les jeunes enfans atteints de vers intestinaux et d'indigestion , vous verrez survenir de l'assoupissement , du délire , des contractions brusques et involontaires des muscles des membres et de la face ; de celles-ci résulteront des soubresauts des tendons , des grincemens de dents , des contorsions , soit de la face , soit des diverses parties du tronc. D'autres fois, la contraction musculaire continuée, fixera les yeux du malade dans l'orbite, de telle sorte , que le regard semblera, dans le coucher sur le dos, être invariablement fixé vers le plafond, etc. etc. ; ailleurs, comme dans l'entéralgie saturnine, se déclareront des douleurs névralgiques ou des anervies partielles (Tanquerel des Planches) qui affecteront surtout les extenseurs; ailleurs encore, il y aura , comme dans l'entérorrhée cholérique , une ^orte d'anéantissement intellectuel, un affaiblissement marqué , etc Mais remarquez que les cas dont il vient d'être question sont presque tous plus ou moins compliqués , qu'ils ne constituent pas des états organiques simples de l'intestin qui, sympathiquementj iraient déterminer des symptômes variables vers le système nerveux. Il s agit au contraire de la coexistence alors d'états organiques variés , qui se joignent à Tentéropathie. C'est ainsi que dans la dothinentérie, il y a typhohémie; que dans l'entéralgie saturnine il y a toxico-hémie ou toxico-nervie; que dans l'entérorrhée cholérique il y aanhydro-hémie, etc. , et que ces phénomènes concomitans, jouent peut-être le rôle principal dans les accidens cérébraux qui se

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