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EXPLORATION DE l'aNUS.
phragme qui lentoure est mince, et semble être eonstitiié par une membrane accidenteile : ce sont là les rétrécissemens qu'on guérit le mieux ; — 2*" des abcès reconnaissables à la tuméfaction, à la douleur qu'ils produisent lorsqu'on les touche, à la fluctuation qu'ils présentent à leur centre et à l'engorgement dont leur base est parfois entourée. Il est urgent de rechercher avec soin jusqu'à quelle hauteur ils s élèvent par en haut et dans quelle largeur ils sont développés; — 3^ l'accumulation dans le rectum, de fécès indurés qui y forment des tumeurs inégales, bosséîées, arrondies, très consistantes et par fois énormes ; — 4*" présence de corps étrangers tels que des os, des aiguilles, etc, introduits ou parvenus dans le rectum ; — 5° l'engorgement inflammatoire ou chronique de la prostate ; — 6Ma dilatation de la vessie par l'urine, reconnaissable à la grande dimension et à la tension que présente le bas fond de cet organe ; — 7° les calculs volumineux ayant leur siège dans le réservoir de l'urine, ou dans le canal de l'urètre ; — 8° les obstacles que celui-ci peut opposer à l'introduction d'une sonde; — 9° le déplacement, l'abaissement, l'hypertrophie, les lésions organiques dont l'utérus ou son col peuvent être atteints, etc.
1779. La PALPATiON MÉDIATE OU le cathétérismc du rectum avec une sonde de gomme élastique, permet dans quelques cas, de reconnaître des rétrécissemens placés trop haut pour que le doigt puisse les atteindre. Le cathétérisme des fistules à l'anus est entièrement du ressort de la chirurgie.
1780. La Percussion n'apprend rien relativement à l'anus. Toutefois, par les résultats qu'elle donne sur d'autres organes, elle peut servir, dans quelques cas , à diagnostiquer la nature d'affections de
ia marge du fondement : un malade de l'Hôtel- Dieu portait une tumeur énorme des bourses el de l'aine droite; la plessimétrie y fit constater de la sonoréité;on en déduisit qu'il s'y trouvaitdes gaz. On apprit que la tumeur avait commencé, près du fondement, par un petit abcès ; qu'à la suite d'un lavement, cet abcès s'était propagé en avant ; que la lésion avait fini par s'étendre en peu d'heures jusqu'où on la voyait. On sonda ; l'urèthre était libre. On diagnostiqua une perforation du rectum par laquelle des gaz s'étaient échappés. Ainsi s'expliquait la présence du son clair des bourses. L'incision des parties engorgées fut suivie de la sortie de nombreuses bulles d'air et d'une odeur fécale infecte; le malade périt plusieurs jours après, el on trouva la perforation du rectum qui avait été annoncée.
1781. Il a été parlé ailleurs (1696) de l'examen des liquides excrétés par le rectum.
1782. Signes Physiologiques. La plupart des troubles fonctionnels que l'anus peut présenter ont été étudiés à l'occasion de la souffrance des in» lestins. Bornons-nous ici aux propositions suivantes : 1° les douleurs , le prurit de la marge de l'anus , sont souvent les indices d'hemorrhoïdes qui y ont leur siège; — 2° sur les jeunes enfans, les démangeaisons annoncent fréquemment la présence , dans le rectum , d'ascarides verraiculaires ; — 30 des douleurs aiguës survenant brusquement au moment des évacuations alvines, sont des symp tomes fréquens de corps étrangers qui blessent le rectum , — 4° des douleurs excessives pendant la défécation , et se prolongeant long-temps après, sont très ordinairement en rapport avec l'exislence d'une fissure ; — 5° des pulsations àou-
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lourenses , ressenties dans le rectum ou à la marge de l'anus, doivent faire rechercher si un abcès ne se forme pas au voisinage de ces parties ; — - 6"* des douleurs persistantes^ profondes, lancinantes , sont parfois ici le résultat de carcinomes du rectum ; — l"" les démangeaisons , la douleur de Tanus sont souvent les suites de la constipation et des symptômes de l'irritation des intestins : on voit parfois survenir la diarrhée peu de temps après la manifestation de ces accidens ; — 80 des douleurs sourdes , consistant en un sentiment de pesanteur sur le fondement ^ et assez semblables à celles que les femmes éprouvent lors de raccouchement, sont le plus ordinairement en rapport avec une métropathie , et surtout avec un abaissement ou une chute de l'utérus; — -9° des besoins fréquens d'aller à la selle, sont souvent les indices d'affections de là vessie , de la prostate et du canal de l'urètre.
1783. La contraction des sphincters, est un phénomène physiologique qui , exagéré, donne lieu à plusieurs inductions diagnostiques. — Elle est en général un signe de l'irritation du rectum ; elle se fait remarquer lorsque des matières très dures distendent cet intestin; lorsque des hémorrhoïdes y ont leur siège; lorsque des fissures très douloureuses existent à la marge de l'anus. — On observe parfois aussi cette contraction spasmodique, alors que les autres parties du tube digestif sont malades. — Elle est fréquente sur ceux qui restent longtemps assis , qui mènent une vie sédentaire ou qui stimulent trop leur cerveau , etc.
1784. Nous avons parlé ailleurs du relâchement des sphincters et des selles involontaires qui en sont les suites (1727). '
SIGNES PHYSlOliOGIQUES. 197
i ^85. La souffmnce de Tanus peut retentir sur tous les points du tube alimentaire.— A l'occasion des douleurs qui y ont leur siège, il survient parfois des nausées, des vomissemens, des selles nombreuses. — On sait qu'il suffit d'injections peu abondantes avec des substances purgatives dans le rectum , pour éveiller les contractions de tout l'intestin. — La rectorrhagie et le développement d'hémorrhoïdes volumineuses et saignantes sont souvent en rapport avec quelque gêne dans la circulation. Cette gène peut exister, entre le foie et l'anus (tumeurs sur les veines, fécès endurcis , utérus développé, etc. ) ; 2° dans le foie (hypertrophie, tumeurs qui compriment la veine porte , ou la veine cave inférieure j ; 3^ Dans les gros vaisseaux ou dans les poumons; par suite d'un état de polyperhémie, etc. , les hémorrhoïdes et la rectorrhagie ne sont donc pas des symptômes exclusifs d'affections abdominales , mais elles se manifestent aussi consécutivement à beaucoup d'autres états organo-pathologiques; — des abcès à la marge de Panus sont des accidens fréquens dans lapneumostrumosie, (phthisie pulmonaire); ils paraissent être souvent les résultats de tubercules développées sur ce point. Probablement, se forment-ils ainsi que les hémorrhoïdes, là plutôt qu'ailleurs, à cause de la déclivité de l'anus, delà manière peu fixe dont les parties qui le circonscrivent sont soutenues par en bas, et de l'influence qu'a la géne de la circulation générale sur la circulation partielle du rectum ; — quoiqu'il en soit, ces abcès finissent souvent par des fistules qui ne sont pas plus que les abcès des signes favorables dans la phthisie; — de ce que des tuber culeux sont morts après l'opération, ce n'est pas une raison pour croire que la terminaisoii fatale ait eu lieu par suite de la guérison d'une fistule ; les phthisi-
ques meurent en effet avec et sans abcès à l'anus;— îl faut toutes les fois que Ton observe cette dernière affection explorer la poitrine avec un soin tout particulier.
1786. Le Diagnostic spécial et comparatif des états organo-pathologiques del anus, doit être renvoyé aux traités de chirurgie; d'ailleurs, il a été en partie exposé dans les divers paragraphes de cet article. Voyez pour les inflammations pour les ulcérations, pour les fissures, pour les abcès, pour les fistules, pour les hémorrhoïdes (1775); pour les coarctations, pour les végétations, pour les lésions organiques (1777, 1778).