‹ Traité de diagnostic et de séméiologieChapitre 40 sur 101 · PERCUSSION · texte numérisé non relu

PERCUSSION

fois des liurseurs ou des liyperiiophies de cet ort^ane sur lesqiielies la percussion peut donner quelques lumières.

1803. Pour bien reconnaître le foie par la plessimétrie, il faut percuter d'abord le poumon très haut , sous l'aisselle^ sous la clavicule^ dans le dos ( suivant la partie de l'organe hépatique que l'on veut explorer ) , pratiquer nne percussion forte jusqu'à ce que la sonoréité se trouble profondément (lorsque la plèvre et le poumon sont sains, c'est l'organe hépatique quicommence ici à correspondre), puis percuter légèrement, h l'effet de savoir quels sont les points du thorax auxquels le foie correspond directement et sans la médiation du poumon. On trouve , en effet , sur ces mêmes points , une matité et nne résistance au doigt très marquées , en rapport avec la présence du foie.

1804. î^a limitation inférieure du foie doit se faire aussi sous l'aisselle, sous le mamelon ^ à Pépigastre, à gauche, et enfin en arrière. Il faut percuter avec des degrés variés de force et de faiblesse et cela pour juger des points où l'organe cesse de se trouver, pour apprécier son épaisseur et pour déîermineravecexactitudela limite où les sons tyrapaniques de l'estomac et de l'intestin remplacent ceux que donne le foie. // ne faut pas surtout oublier ici que l'on doit explorer l'abdomen très bas et loin du foie , puis remonter vers cet organe à l'effet de s'assurer qu'il ne s'étend pas plus loin que d'abord on n'était porté à le croire. Il est arrivé une fois que, faute de cette précaution, le foie s'a~ mincissant beaucoup au-devant des viscères , n'a pas été reconnu sur des points où il se trouvait encore.

1805. Dans tous les cas, on doit avoir le soin

de suivre les rebords hépatiques en haut et en bas, à Feffet de bien dessiner leur forme et leur limite, qu'il faudra indiquer avec le nitrate d'argent. On trouvera d'ailleurs, dans le procédé opératoire sur l'exploration plessimétrique du foie, un grand nombre dedétailsqui ne peuventêtre reproduitsici.

1806. La percussion de la vésicule du fiel exige d'abord que l'on ait limité et dessiné, ave€ l'encre ou le iiilrale d'argent, la forme du bord inférieur du foie. Quand c^t organe est bien reconnu, on percute de droite à gauche, d'arrière en avant, avec beaucoup de légèreté et d'attention l'espace situé au-dessous du rebord hépatique, et on note avec soin les points où les sons s'altèrent. Or, il arrive, dans les cas de cyslieclasie biliaire, qu'au-dessou6 de ce rebord , à un pouce ou deux à droite de l'ombilic , se trouve une matilé sans résistance au doigt , plus marquée au milieu que sur les bords et parfois accompagnée d'un tintement métallique léger ou de bruit hydro-pneumatique. C'est ordinairement la vésicule biliaire qui est alors sur ce point. Il faut bien s'assurer que ce n'est pas la portion du muscle sterno-pubien droit , située au-dessus de la première intersection aponévrotique qu'on rencontre dans cet espace. Pour cela, il faut d^ibord bien faire relâcher les muscles abdominaux et percuter des deux côtés comparativement. Prenez garde encore de prendre pour la vésicule, des liquides contenus dans le duodénum ou l'estomac; vous éviterez cette erreur en faisant coucher le malade sur le côté gauche , et en pereutani ensuite les points où vous croyez que la vésicule a son siège. Les sons qui sont propres à celle ci, ne peuvent guère varier suivant la posilion du sujet, tandis que ceux auxquels donnent

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