‹ Traité de diagnostic et de séméiologieChapitre 79 sur 101 · EXAMEN MICROSCOPIQUE. OU · texte numérisé non relu

EXAMEN MICROSCOPIQUE. OU

oins, portent à admettre : i° que l'on aura dans la présence des petits corps ovalaires trouvés dans le liquide excrété par la vulve , une preuve que ce liquide a pris sa source dans le vagin; — 2** que l'absence de tout globule dans une masse muqueuse homogène, conduit à penser que celle-ci provient de Tutérus ; — S** que des globules purulens, dont les matières excrétées par la vulve sont des indices d'inflammation de l'urèthre, du vagin ou de l'utérus^ et qu'il n'est pas possible de trouver à ces globules des caractères en rapport avec ces sources variées ; — • 4^ que le mélange des globules purulens avec les autres liquider sécrétés, et dont l'apparence microscopique varie, peut éclairer davantfige sur leur point d'origine ; — 5° que la présence de vibrions dans le pus des chancres, indiquerait une cause siphylitique (il est évident qu'il faut se donner garde d'admettre encore cette proposition comme démontrée, et M. Donné met, à ce sujet, une réserve à laquelle il faut applaudir) (i); 6'' que les écoulemens purulens siphylitiques du vagin sur la femme, seraient caractérisés par la présence du trlco-monas. Cette dernière proposition est encore plus douteuse que la précédente ; car cette maladie est contagieuse de la femme à rhomme, et Ton n*a pas trouvé sur celui-ci de trico-^ monas. Comment se ferait-il donc que la maladie se communiquât par des animalcules qui ne se repro^ duiraient plus d'un sexeà lautre. D'ailleurs, puisque lès plus simples injections détruisent ces infusoires^

(i) Il est à remarquer à ce jsujet que les vibrions, dont il s*agit,sont très semblables à ceux que Muller a trouvés dans beaucoup d'autres liquides. Mais M. Donné fait observer, avec raison, que ces animaux sont si petits, que dans le fait, ils peuvent être fort différens des précédens, bien que leur apparence microscopique soit la même.

508 EXPLORATION DE l'utÉRUS ET DU VAGIN.

pourquoi Faffection qu'ils ont causée est-elle encore si rebelle après qu'ils ont cessé d'exister, etc., etc.? Du reste, quelles que soient les opinions que l'on se forme sur ce sujet , ces recherches de M. Donné sont du plus haut intérêt , et peuvent conduire à éclairer l'histoire des maladies contagieuses.

2582. L'analyse chimique des liquides formés par l'utérus ou le vagin, peut fournir aussi des renseignemens utiles en diagnostic.

2383. D'abord, l'état d'acidité ou d'alcalinité de ces liquides a donné lieu, de la part de M. Donné, à des recherches importantes. Il a constaté ces états à l'aide du papier de tournesol , comme il a été dit pour l'urine (2107), et il a trouvé : 1° que le mucus vaginal à l'état normal est acide ; 2° que cette acidité augmente dans la vaginite purulente ; que c'est surtout dans les liquides acides formés par celle-ci que se rencontrent les trico-monas ; 3** que le mucus utérin est toujours alcalin ; 4** qiie ce caractère le distingue constamment du mucus vaginal ; 5® que le pus de la blennorrhagie uréthrale sur l'homme et sur la femme , est également alcalin ; 6** que le pus des chancres, soit de la vulve, soit du gland, que la matière sébacée du prépuce, et que le pus des bubons sont alcalins.

2384- conçoit que dans quelques cas ces résultats pourraient avoir quelque application pour distinguer la source des divers fluides trouvés dans le vagin.

385. L'analyse chimique pourrait encore démontrer , i*^ la présence de Pacide urique dans les liquides vaginaux mélangés d'urine ; 2» la quantité de fibrine contenue dans lé sang des règles, ou dans celui qui s'écoule des ulcérations utérines ; 3° la présence de l'albumine ou du mucus dans des.

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