‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 118 sur 295 · AI;TI(.LK · texte numérisé non relu

AI;TI(.LK

Sli.NrS l(ilUM> Al" liIAc-.NOSTir. CAR I KS PAUVLVSIKS Dl' MôI-VF.VF.NT

l/ah(dilion du mouvement aussi appelée uritirsir, ou simplement la Itiif'tf h/sir, vM un s\mpt('>me caractérise par la perle de la conlractilit*' d«^s muscles volontaires ou indep^Midaiils de la vidonte.

I.a para!) Nie <>t (ji m f>i!''oa i>jrtn'if\ — l'aiis le premier cas, elle frap|H" >ur t(Uit K» ci>rp> et sur lt*s (piatres imMiihres: — dans le second, elle 0(tu[k' un ou pln>itMirs musi'lfs des \ru\. de la lace ou desmemhn^s el,dans(]iiel- (]iie> curoDst uices, t(.u> les iiui><'I(S d nu c<Me ou de la moitié» inlerieuiv du CiM'ps. «hiainl «'!I(Mre\iNlr»|u«' d'un e<Me. ellear^'eu le luuudlh'inifih'ji'': mais SI elle* i>i\up(^ les luiinlnes iiilt'i i^urs, nu lui donne celui de p'fr'il'I' r'\ Si «lie o(\niH> un v^*[r du c<'i[)S et le c<"»tc opposé de la face, on la d<'si::iic par hs nu»ls d»' / // 'c/^/t '/.Vv /r' (iiuhler). FJle est rowji^'!*' lorsque K^s niouvriuenls >Mnt tnticrcîiienî anéantis: imutinp}cti\ au ccmtraire, s'ils \w sont qu'allai hlis «l d.miiuies dans leur êut*ri:ie hahituclle. Kilo descend ordmaueiui ni du ccr\i\ui \<rs h-s membres ou vei*s les orjianes. mais, k\wi ijutdqui's nialaJ.v, ,■]!,« rommence à la pi-ripheri''

d'où elle gagne le centre. C'est ce que Landry a appelé la paralysie ascen^ (tante aiguë.

Son invasion est lente, progressive chez quelques malades, et brusque chez d'autres, qui perdent tout à coup les facultés motrices d'un organe ou de l'un de leurs membres.

On la reconnaît assez difficilement quand elle est encore incomplète, mais il n'en est pas de môme lorsque le mouvement est entièrement aboli ; alors, si la paralysie occupe les membres, la marche est difficile ou impos* sible; les jambes sautillent ou traînent sur le sol,el la volonté n'a sur elles qu'un faible empire. Les bras ne peuvent se lever sur la tête, et la main ne serre plus les objets qu'on lui présente. On apprécie la force de pression de la main à l'aide d'un dynamomètre d'une très grande simplicité, et dont le mécanisme consiste en un ressort de forme ellipsoïde et une crémaillère indépendante. A la face, dont une moitié seulement est paralysée, les contractions du sourcil ne sont plus apparentes, l'œil entr'ouvert ne peut se fermer, et la bouche est toujours déviée du côté opposé à la paralysie dès que le malade rit ou fait elTort pour dire quelques mots. La langue paralysée d'un côté sort de la bouche, mais déviée du côté malade par l'effet de la contraction du génioglosse resté sain, l'autre ne pouvant lutter pour maintenir la rectitude de l'organe.

 l'intérieur la paralysie peut occuper tous les organes musculaires, les muscles de l'œil, le pharynx, l'œsophage, l'estomac, le rectum, la vessie, le diaphragme, etc. Chacune de ces paralysies oITre des caractères différents en rapport avec la fonction de l'organe affecté. Ainsi la paralysie du rectum détermine de la constipation, et celle du sphincter de l'anus l'incontinence des matières stercorales; celle de la vessie produit la rétention d'urine et la distension de l'organe par le liquide; la paralysie de l'estomac amène la distension de ce viscère et sa réplélion par des liquides ou des gaz qui s'entre-choquent en faisant un bruit appréciable à distance; celle de l'œsophage s'annonce par la déglutition bruyante des liquides qui tombent avec bruit dans l'estomac et par la difficulté d'avaler les solides. En effet, les aliments solides s'accumulent dans l'œsophage, le remplissent quelquefois jusqu'en haut et sont rejetés au dehors après y avoir séjourné quelque temps. Dans la paralysie du pharynx, les liquides ne peuvent passer, et ils s'échappent, soit par les fosses nasales, soit dans le larynx, où leur présence détermine de graves accidents de suffocation.

Dans les paralysies récentes où le mouvement est aboli d'une façon plus ou moins complète, sans complication de paralysie du sentiment, la contractilité volontaire est détruite, mais des mouvements involontaires ou réflexes peuvent être déterminés par le chatouillement ou la brûlure et l'irritation de la peau. Cette contractibilité peut encore être rendue manifeste par l'usage des excitants galvaniques, ou par le courant d'un appareil électro-magnétique. Dans les paralysies anciennes, au contraire, lorsque le tissu du muscle paralysé s'altère, s'atrophie et passe à l'état graisseux, la contractilîté ne peut être réveillée par aucun excitant électrique ni par

)»*<• oKsoRDnF.s nr i. innkrvation.

h'S aiUres excilanls du s\slt*iiie nerveux. — On a soutenu que les nul^ll^^ paial\sés dans la paralysie saturnine perdaient d'emblée la conlraclilil» électrique, c'est une erreur que réleelropunelun.', à laide d aiiiuillos Ih-^ lines, pernicl de constater. Tout ce (juia été dit i\ cet éuard est faux et luiitraireàee(|ue j'ai observé dans mes expériences. Quelles quesoienl lanatmv et l'ancienneléde la paralysie,tant(jueles libresdu muscles conservent kni apparence striée, la contractilité électrique subsiste; mais quand l»faisceaux nuisculaires |)erdenl leur rougeur, et que les stries de leur surface s'infiltnMit de irraisse, la contractilité électriijuc diminue et Unit [m disparaître.

La température des parties ])aral\sées a été l'objet de recherches ass'ï iKHiibreuses et contradictoires. Au début, la température est quelqueloi^ auiiinenlee de un à deux (leurrés sur la tenjpérature de la ])arlie correspnj»dante du coips dans le c()té sain, cela s'explicjue par la paralysie des v;im»moleurs (]ui amène le relâchement iU'>, capillain^s (I), mais plus lard la tiMuperalui'e s'abaisse d'une manieie assez évidente. Klle tombe de 1 de::!»' r»/l() à '2 deirn's. Plusieurs lois, dans certains cas d'hémi|)lét:ie ancionnr. j'ai trouve cett(^ dillVMence ciUie la tem[)ératun' des deux membres. Cr>\ un lait (|ue j'ai efralenienl observé à la suite d'une liirature de l'arlrrr humérale terminée par la fiuérison, mais suivie de la parahsieel del'alh»phie du membre. An reste, si les cliani:ements de temperalun» dans !♦■> j)arlies alVtu'lees de paralysie sont variables, rabaissement de la cul»>nii»' lliernu)melri(pie est |)lns rre(|nent (jue son auirmentalion. Ce fait est eu rap[)(U't avi'c la diminution du mouvement nutritif des or^ianes, avec leii; ati'o|)hie, avec l'induration des cordons nerveux, Tinlillration du tissu crllulaire, etc. La moililiealion de la nutrition est si profonde, sans aile: jus(|u'à la i:ani:rène, (juune Iractuiv dans un membre paralysé peut rester mobile et sans coiisolidalion des frairments. Ma résulte des observal!en> publh'cs j)ar Mal::aii:iie ('J).

Wwn n'est facile a reconnaître connue la paralysie d'un membre ou il un (M'iiane : mais il n'en »'st pas tout à fait de ménie de la paraKsie d'un seul nmscle, surtout si elb' rst peu pi'ononc«M\ [)ans ce cas, on ])eut confondît' la j)aralysie d'un seul muscleavec la contracture ou la rétraction du muscl»anla::oni>te. C'est ce (jui arrive j)our le torticolis; mais alors il est faijl-de nMnt'tlre la tt'te en |)laee, et l'on n'a pas à vaincre la résistance du nmscle sain, ce qui aiiiail liiui s'il avait été le sièfre d'une rétraction. Là parai\sie du deltoïle. qui laisse tomber le bras en elïaçant le conluur arrondi de l'épaule, pi ut faire croiit^ à une luxation de l'humérus ; niai> la moindi-e al'.eiilion sutiil |)our éviter de pai cilles erreurs. — La paralysie di'il être disliui:uee de l'iinmohiliit' produite par l'inllammation, par ralrophic, par le rlunuatismi', ou o\\[\i\ de Iflal de torjjeur générale causée p-ir

1» N'>\. I''5 oxpiTi'Mi -0^ il-' l'"'ii:".iii hupt •'.•. .■• ii.> Cl ui'i»' lî'Tn.trii {Lerons sur /<■*''— (•■nie wii'-ui l\iri>, |n:.s. -j \o\. iii-s . < r 1" •i^'-ii-Mit l'ion i\o teni|'ér.ilnrr produite p.«r I • >t.'clioi\ ilu ii'Tt' grand >Mii['.elii.i\i-\

(Ivresse, ou certains poisons^ tels que l'opium, par la compression du cerveau, etc. Souvent il n'est pas possible de se prononcer au moment même ; un peu plus tard la marche des accidents ne laisse pas de doute sur leur nature, et c'est alors seulement que la paralysie peut être reconnue.

Quand la paralysie porte seulement sur les muscles elle constitue ces paralysies du mouvement dont le mot de paralysie tout seul a consacré la nature ; mais quelquefois ce phénomène est compliqué d'une paralysie de la sensibilité, de sorte qu'il y a chez les individus paralysie double, portant à la fois sur le mouvement et sur la sensibilité. Les malades ne peuvent se mouvoir, et ils ne sentent pas qu'on les touche ni qu'on les pince pour provoquer de la douleur; les mouvements réflexes sont abolis, et il va chez eux ce qu'on appelle de Vanesthésie, phénomène que nous avons dt^à décrit (1).

La paralysie est un symptôme qu'on observe dans une foule de maladies différentes par leur siège et par leur nature. Ordinairement en rapport a\ec une altération matérielle de la substance cérébrale ou spinale et des cordons nerveux, — avec l'altération primitive du tissu musculaire, — elle peut dépendre des troubles nerveux sympathiques occasionnés par une maladie viscérale ou constitutionnelle, ne produisant pas do désordres appréciables dan? le cerveau ; — elle résulte également de troubles nerrenx primitifs, dont la cause matérielle est inconnue, comme dans le nervosisme, Thystérie et les afTeclions hystériques; dans certains cas d'impression morale vive ou à la suite de l'action des poisons sur l'économie. — De là, différentes sortes de paralysies : 1" les paralysies essentielles et "sympathiques; 2" les paralysies toxiques ; 3" les paralysies musculaires ou myogéniques, et i" les paralysies cérébrales ou spinales symptomatiques d'une lésion matérielle développée dans le cerveau et dans les nerfs.

§ t". — Faralynle emeatlelle et »yiiip«^lil4«e.

Des paralysies sans altération matérielle appréciable se développent assez souvent à la suite des maladies aiguës, pendant la convalescence, et tiennent à un état dont il est difficile de préciser la nature. 11 est probable qu'elles dépendent de certaines altérations de la moelle et du cerveau, mais tout est encore à découvrir. On les a. observées à la suite de la bronchite, de l'angine simple, de la pneumonie, de la fièvre typhoïde, de la dysenterie, de la scarlatine, de l'érysipèle, etc. Il y en a qui se développent sous l'influence des impressions morales et de la frayeur en particulier, à la suite de lépilepsie, dans Thystérie et le nervosisme^ dans l'hypocondrie, dans l'aliénation mentale, principalement sous forme d'hémiplégie, de paralysie généralisée, de paraplégie, de paralysie faciale; d'anali:t'*sie ou d'anesthésie, etc.; et elles aff'ectent tantôt le mouvement, tantôt la

(1) Vojez plas haut, chapitre Anesthésic.

;]i(S DKSORDRES DF. l/ INNERVATION.

st'nsihilitt's ot, dans (|iul(|U('S ciiTonslancos, la sonsihililé el le innuvcni'il à la lois.

Los paral\si(»s ossonlit^llrs nervtMisosoii luslériquesso pivspiilent à r^'it (io|îarahsi(^ izéiKTalist'c occupaul tous losimisclosdosmoiribivsol de latr-l'. ou à l'olat de paral\sio j>arti('lle l)t)rm'*o à la lare, à un seul cù\ô du e'»Ip^ fra[)|)t'' d'In'Uiipléi^ie, ou aux uienihres inférieurs avec le earactère des panph'uios. Sinmlanl uui^ maladie de la moelle, ces altérations du mouveinf'u: |)euvent iiU«M*ir, et (lueNjuclois elles disparaissent subitement comme el'.tN sont venues sous l'inlluiMice d'uin* irrande émotion, d'une vive fra\eur, •». par 1«^ l'ait dune conliance exaiierée dans laclion de certains renie- !^prônés avec enthousiasme. Ce S(.»nt idies qui font l'objet de ces i:ueiiN»ii> inattendues d'après lesijuelb^s on crie au miracle. *

^1. — PariilyKio»* toxiques.

Les |)ai'al\sies izt'uér.des on partielles, (|ui résultent de Vtfrtion //'>• /"ti- >()/^s", sont les jifUtilfisir^ (n.iiijiir< r[ Sont l'eUft d'une altération du saiii: plul»">l (|ue d'une altération de la substance cérébrale et de la sub>tanc»' df^ tubes ner\eu\. Kn elTel. l'> nécrop^irs n'ont rien lait découvrir (jui soil de nalurt' à rendr^^ l'omple des ph«'iiomenes paralytiques. Aucune dê'.'liilaue, aucun tiraillenienl Ar> tibies, aucun cbaniremont de texture, n'ont été >i::iiales. (.es |)ai'al\sies resiilh ni d'un trouble K»nclionnel du sNNtèîii'" inM'veux, iju'ou pourrait attiibuei e'i^alemenl à rdlrt stupéfiant de l'alte-nilioii du >an::. pui^iiiiil est certain «|Ut\ dans les empoisoimements, et liijuide >ub:t mu- allcraîinii plus ou ]noin> {)r»»fonde.

On K\s (»b>e[Vt' dan> les «»r^'ane> des >enN et dans !e> muscles voloiitaiir-^ limites à un certain nombic dentre eux. Il y a une >urdite produite pir l'usage inimodcre ilu suliale dt' quinine. L'amaurose est la conséquence d(' rinl-'xicatiuii par 1«' [»l(»nib. et linst-n^ibilite de la f)eau, c'esl-à-dnv raneslhcsie, i-nI j)roduite pa>sa^fninenl par Telber, le chloroforme, le ciib<ral. r.'wd»' d-' caib.'ne, le ::.î/ acid»* larboniuue, l'annlene, etc., ou dinie lac^»ii permanent»' jku' le p'.tuib. l'arsenic, etc.

'Jiianl aux paral\ >ie> du mr>u\em'ril oi'( asiunnées par les substanct^^ loxiquc>, ce sont : 1<'n paraUsies des extenseurs de la main dans rint<nilaî.ou '^ itu: :.ir.-\ Ki }i.îial\>!e d.t» ::r..!.'e j.ar le ]diospbi»re el par l'arsenic, la jK\iaI\s e Nprcialeiiu cuiareetd»' la nitotine. la paralysie incomplète li»m« !nbre> >:î;»f^!i. ui< ^.-us Tint'lut îi. e i-vol-'U-ee d*' lai ti«»n du mt*rcure,«tc. 0\\ u\\ uiî» î-' i lihl:e i. < p.iva'.NsifS p'\ ]\\ t-s pai la niiH^tine, le curare vil' p!\'>pho:t^ que s;ir '«•< ai:::r.aux, !'..ai< les résultats n'en siuit pas meiiî> iîiîv resNan'iS. l'ai vir.>:. :::> f -is el-- :\t . sur d-'S rats, une véritable parai !. ^le après lei;: . t.;» «.v yr.u ne :.: : a: '.a ;> /»• ;'h«»s;-hortV,et, sur lesaninia;i^ < 'irj»oisi»!\îu s p;.r 1 •.:: y. e et "..; :. ^ M.e. ,>n ««bseive dans la contnu'liiile îcuscrd.r.N -. î da:is "\u î" w i-rN-ii^- dt s !n niitications imporlaiiles. 1 !au.!c r»evnai.i 1^ 1 .i d- :v. •:.'.: e : !< , .;:.;:e t V itil ra[»idemenl et conipNte-

ment les propriétés sensitives el motrices du système nerveux. Cinq minutes après l'empoisonnement d'une grenouille, les mouvements réflexes sont abolis et Vexcitation galvanique des nerfs ne produit aucune contraction musculaire, tandis quQ Vexcitation galvanique des muscles les (ait contracter. D'autres phénomènes s'observent après la mort par la nicotine : l'excitation galvanique ne peut rien sur les muscles, dont les mouvements sont abolis. Il en résulte que le curare paralyse ie système nerveux sans paralyser l'action musculaire, et la nicotine, au contraire, détruit à la Fois la contractilité musculaire et la force nerveuse.

La paraplégie produite par Varsenic s'observe chez les animaux et chez Thomme; elle a été signalée, en France et en Allemagne, par un certain nombre d'auteurs. Orfila, Christison et M. Raoul Leroy (d'Étiolles) (1) en ont fait connaître plusieurs exemples.

Icsparalysies saturnines sont connues depuis beaucoup plus longtemps. Elles occupent de préférence les extenseurs du poignet et des doigts, ce qui donne à ces parties une apparence toute particulière de flexion permanente. On les a observées, mais plus rarement, dans le deltoïde et dans les muscles extenseurs de la jambe. Ces paralysies n'offrent rien de particulier que le siège dans les extenseurs, et c'est par suite d'expériences mal faites, qu'un médecin a récemment soutenu que les muscles paralysés sous l'influence du plomb perdaient l'irritabilité galvanique, cette propriété persistant dans les autres variétés de paralysie musculaire. En efl'et, dans les paralysies saturnines comme dans les autres, l'irritabilité galvanique n est jamais détruite, et, chez les malades qu'on m'a présentés comme tels, l'électropuncture m'a toujours permis de constater la persistance de la contractilité électrique. Qu'il y ait aO'aiblissement de cette propriété, la chose est possible, mais elle n'est pas assez nette pour servir de base à l'établissement d'un caractère différentiel des paralysies. Cette irritabilité, dans les paralysies saturnines comme dans les autres, est moins en rapport avec la cause de l'abolition du mouvement volontaire que de l'altération des muscles. Elle s'aflaiblit et disparaît toutes les fois que les faisceaux musculaires perdant leur couleur, leurs stries transversales s'infiltrent de graisse et de tissu adipeux .

S s. — Famlynle «ymplonMitHiwe d^wae lé«lOB iiiii«eal«lre*

La paralysie peut dépendre d'une altération primitive de la fibre musculaire, occasionnée par difl'érentes causes, principalement par le froid, c'est la paralysie à frigore. On peut désigner ces paralysies par le mot de paralysie myogênique, — La commotion des muscles à la suite d'une contusion ; le froid exerçant son action sur une partie telle qu'un côté de la face dans l'hémiplégie faciale, une épaule dans la paralysie du deltoïde;

M) R. Leroy (d'Étiolles), Des paralysies des membres inférieurs ou paraplégies. Paris,

A^iO il^:st)luniE^ ut: l'l\m:uvation.

du tronc dans la paralysie du grand dentelé; les membres int'erieuv> ou supérieurs, connue cela est si commun chez les enfants (paralysie r>^n^liellr (le Vnifance éiralemenl appelée parah/sie afropliifjur , a(n>iih:, mnsciihtiir tjraissei(st\ parahj.sir spinaU')', répuisemenl de la force iinbculaire par un exercice continuel trop actif, amenant ralropliie: l-troubles et les arrêts de la circulalion dans un muscle, sont la caus»' dcette esj)èc(* de paralysie.

Ordinairemeut partielle, (|uel(|uelois subite et n'occupant (lu'uii ^u plusieurs muscles, ceux (jui ont été soumis à riulluence locale, elle s'obscrs» sur les membres et sur le troue, (l'est dans cette classe qu'il faul raii' r l'hémiplégie rhuuiatismale de la l'ace, la paralysie bornée au delloïdi- on au grand dentelé, les pai'alysies d'uu membre chez les enfants, c«'llt- (jui résultent de la ligature d'une artère ayant déterminé Talrophie do nmscles; celles, enfin, (jui ont pour siège les nmscles des mains, de lavantbras, des jambes, avec une notable alroj)hie, et que Cruveilhier ( 1)^1 Anii ont décrites sous le nom de paralysio atvophiqne progressive,

La parais sie myogéni(|ue générale est très rare et ne s'observe que daii> la parahsie progressive atrophique. Quel(|ues faits de ce genre ont olc observés. La paralysie occu|)ail les membres supérieurs cl inférieurs. ie> nmscles du troue et jus(|u'au diaphragme, de manière à suspendre K> fonctions respiratoires et à déterminer l'asphyxie.

Cetti* espèce de paralysie, ayant pour siège primitif les muscles, détermine dans ces organes une altération de texture (ju'on ne retrouve pas au même degré dans les autres variétés de la paralysie et qui est une veritabl'* atrophie. Les libres nuisculaire.s, habituellement rouges et striées dan> !'■ >ens trans\er>al, deviennent j)lus pâles ri perdent graduellement leur ap[)arence striée Klles diminuent de volume, s'inlillrenl de granulatiun> mid«'culaii'cs et de graisse, de sorte que le nmscle finit par disparaître «'ii pai'lie et se trouve élre remplacé par une nolable quantité de tissu adipeuv. t'/«'sl ce (pion voit dans la panthfsii' atrojihiijHc fiiaissrasc dr reufrino i\\\r d'autres apfx'llenl pdiiflfi-^ir spiiuilc ih'>i enfants (:2), parce qinU croient à rexislenee d'une le>ion >j)iuale primitive, laquelle, si elleexi>lf, e>t tout a lait ^ectuulaire. Pareille alri)phie musculaire se retrouve dans k'^ paralysi(*s du délit mie et dan> les hemi[)legies faciales a friijore.

i t. — l*ai*iily*>i«* nuMrirc !«>iii|iiuiiiiiiiquo «Icm iiialadio.** du i!i>iiitôiiie ner^eni'

La paralysie succedt* le plus (U'dinairemenl à une lésion matérielle du n'rrcan, de la morllr c[ do eorilons nerrr^x. Comparée, sous le rapjv.irl di' la fiT.piene»', aux autres parais sies ostMitielles, sympathiques, toxiqu»^ cl unis» ulaires. celb^-ci i*sl plus commune (jue les autres.

(h ('rUsiMllii.T. l/i '»().'(' >■:/ / / .jN!,";v ' ■ \H^.. <ii>nn' {lirojihupn' profjres'^ire {Rull. -k /■ \i\hi. iir »/»r-,/ . ls.VJ-.%:î. i \SUI. |K i'.'i'. C-' Von. (^,i.iu;i!r.n>t oimi

On en reconnaît assez facilement la nature au moyen de Tophlbalmoscope qui permet de constater dans le nerf optique, dans la rétine ou dans la choroïde, des lésions qui annoncent la désorganisation des méninges^ de la moelle et du cerveau (1). La paralysie symptomalique des maladies du cerveau s'observe dans la congestion cérébrale, dans rencéphalite aiguë ou chronique; dans l'encéphalite diphthéritique ; dans les athéromes vasculaires; dans le ramollissement cérébral sénile; dans Thémorrhagie ; dans les embolies : dans les tumeurs du cerveau, etc. Elle offre des apparences variables selon le siège et l'étendue de l'altération anatomique.

Dans la congestion cérébrale, elle est subite, générale, plus ou moins complète, et porte sur le mouvement et sur la sensibilité à la fois ou sur le mouvement en particulier.

Dans l'hémorrhagie cérébrale, elle est plus ou moins étendue, suivant le siège et le volume de l'épanchement sanguin. — Elle est générale et affecte les quatre membres, lorsque l'hémorrhagie occupe la protubérance, lorsqu'elle est double et siège dans chacun des hémisphères; enfin, lorsque, très considérable et occupant l'un des hémisphères cérébraux, elle comprime l'autre en pénétrant dans les ventricules. — Elle est partielle et se présente à l'état d'hémiplégie, lorsque l'hémorrhagie, n'ayant qu'un volume peu considérable, occupe l'un des centres ovales de Vieussens, et s étend jusqu'aux couches corticales voisines du sillon de Rolando. Alors elle existe toujours dans le côté opposé à l'épanchement sanguin : à gau* che, si le côté droit du cerveau est malade, et réciproquement à droite, si la lésion occupe l'hémisphère cérébral gauche. C'est là un principe de physiologie qui souffre peu d'exceptions et qu'on peut appliquer à toutes les hémiplégies, quelle qu'en soit la cause anatomique. Elle résulte de ce <|u on connaît sur l'action croisée des hémisphères, sur les mouvements des membres, fait incontestable et démontré par de très nombreuses observations. — Des paralysies partielles moins étendues que l'hémiplégie s'observent encore après l'hémorrhagie cérébrale de très petit volume. Elles peuvent n'occuper qu'un seul bras, si le foyer sanguin est dans le n'ité opposé du cerveau près de la couche optique disent les uns, dans la troisième frontale disent les autres ; la jambe, s'il a pour siège les corps striés ou la première pariétale ; un côté de la face, si les pédoncules céré* braux sont malades : la langue, une paupière, l'œil, etc., selon les différentes parties du cerveau occupées par l'épanchement. Elles peuvent uecuper un seul des sens ou une seule faculté, celle du langage par exemple. x\insi Yaphasie a été rapportée à un ramollissement des circonvolutions voisines de l'insula, et à la troisième circonvolution frontale de l'hémisphère gauche, bien que la clinique ait fait connaître des cas de ramollissement semblable sans destruction de la parole. Malheureusement tout ce qui a été dit sur le rapport des paralysies partielles aux lésions anatomiques du cerveau laisse beaucoup à désirer, et les résultats que je

<l) Vov. C. Bouchui, TraiU de» maliidies des etifantSf 7* édit. Paris, 1878.

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