‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 121 sur 295 · DÉSORDRES DE l/lN>ERVATION · texte numérisé non relu

DÉSORDRES DE l/lN>ERVATION

venient stimulant avec du sel et du vinaigre, faire une injection h\ pod»'imique d'élher, 1 gramme; — et, dans le c^s où il s'est manifesté préalablement une très abondante hémorrhagie, la li^^ature des membres envient de la plus urgente nécessité pour rétablir l'équilibre fonctionnel des principaux organes. — Quand il s'agit d'une lièvre pernicieuse syncopale. il faut prescrire 1 à ^ grammes de sulfate de quinine, les faire prends sur-le-cbamp ou faire une injection hypodermique de cette substance afin dY'viter le retour de Taccès suivant qui pourrait être mortel.

Sir.NKS FOURNIS AIT DIAGNOSTIC PAR LKS CONVULSIONS

Les convulsions sont des mouvements involontaires, désordonnés de> muscles de la vie de relation dans les muscles de la face et des membres. Très diiïérentes les unes des autres par leur nature, elles se confondent en apparence, par la forme qu'elles présentent, et il est souvent très dirHcile d'en indiquer la cause. Il faut les distinguer du spasme^ qui n'est autrfchose que la contraction irrégulière des muscles de la vie organique dans les organes internes et qu'on observe dans l'œsophage, le larynx, les bronches, etc.

Les convulsions sont de trois espèces : idiopathiquesj sympathiqu*'< ou siimptomaliques.

Les premières apparaissent sans altération appréciable de la moelle ei du cerveau.

Les secondes sont déterminées sympathiquement par la souffrance d'un viscère ou d'un tissu éloigné qui agit par action réflexe et détermine uiit ischémie ou une liyperbémie cérébro-spinale.

Les dernières enlin résultent d'une lésion matérielle des méninges ou de li substance cérébrale et spinale, et parfois des altérations chlorotiques du san-' ou de certains empoisonnements, d'urée, de strychnine, de plomb, etc.

Lorsque les mouvements convulsifs de la mâchoire ou des membres oflVent une roideur permanente, comme cela se voit dans le trismus, la contracture et le tétanos, on dit que la convulsion est tonique, c'est-à-dire très forte; — au contraire elle est rîonique, lorsqu'elle présente des secousses et des alternatives de contractions et de mouvements saccade> involontaires. C'est ce (jui se voit dans l'hystérie, Tépilepsie, la choiw, dans la méningite, etc.

il y a des convulsions qui existent à l'extérieur d'une façon très apprente, dans la tète, à la face, sur le tronc et dans les membres, tandis que chez d'autres malades la convulsion semble être intérieure et caractérisée par une simple roideur de la léle et une fixité singulière du regard, avec demi-perte de connaissance. C'est ce que l'on a désigné sous les noms de cowrw/^/o/is ('u7enî('.s et de ro/?rî//.s/o/?s' ù/^^/'/a'6*. Bien ([ue celte dernière

division ne soit pas très justifiée ni bien nécessaire au diagnostic, elle peut être utile, et il faut la conserver.

D'après leur étendue, les convulsions offrent de grandes dissemblances. Elles sont partielles^ ou, au contraire, générales. On trouve dans le tétanos Texemple d'une convulsion tonique générale, et dans le trismus celui d'une convulsion tonique partielle; — l'épilepsie, Thystérie, la chorée, au contraire, fournissent des exemples de convulsions cloniques générales, tandis que le tic non douloureux montre ce que peut être une convulsion clonique partielle.

Les convulsions sont apy reliques ou fébriles; — intermittentes ou continues; — permanentes ou passagères^ suivant leur nature et l'intensité du trouble qui les produit : elles sont initiales et primitives ou secondaires : celles*ci sont infiniment plus dangereuses et dépendent généralement d'une maladie des méninges et du cerveau.

Dans les convulsions permanen^^^ ou canHnueSy se trouve : la chorée, le tic non douloureux, etc.; dans celles qui sont intermittentes ^ irrégulières^ se trouvent Thystérie, l'épilepsie ; et dans les intermittentes régulièrement périodiques, se montrent celles qu'on observe dans la fièvre pernicieuse convulsive.

Il est évident que les convulsions sont le résultat d'un trouble fonctionnel du système nerveux, et l'on sait aujourd'hui, sans en douter, que ce trouble peut se produire avec ou sans lésion matérielle permanente et appréciable. Elles dépendent de l'hyperhémie ou de l'ischémie du cerveau et de la moelle, lésions transitoires, et elles ne sont difiiérentes que par leur cause. Rien, dans l'état convulsif, ne peut les faire reconnaître les Qoes des autres, et, si l'on ne tenait compte des phénomènes concomitants fébriles, de leur marche et de leur durée, leur diagnostic serait impossible.

Les convulsions idiopathiques se développent à tout &ge, principalement dans l'enfance, puis chez l'adulte et plus rarement chez les vieillards. Elles se montrent chez les personnes qui offrent une prédominance marquée du système nerveux. Elles sont héréditaires, et, s'il me fallait appuyer cette assertion de Baumes et de tous les autres, je pourrais fournir un grand nombre d'exemples.

Elles résultent des impressions morales vives et de l'habitude. Il est cependant possible que les phénomènes nerveux qu'on croit devoir rapporter à celte influence soient le résultat de la même disposition générale qui a provoqué les premiers accidents. La seconde convulsion est, comme la première, la conséquence d'un trouble local et passager de la circulation encéphalique, qui n'a d'effet qu'en vertu d'une constitution spéciale des individus.

Les convulsions idiopathiques s'observent à la fois chez les individus

300 DKSORDIŒS I>K l/iNNKRYATION.

plélhoricjues, comme chez ceux qui soul dans laiicmie la plus compKt. a la suile (h; Vltypcrlirmie el de Vischémie cérébrales cl npinalefi. Ces d<u\ causes concourent au même résultat.

Toutes les fortes sensations, la fra\eur fi la suite d'un «rrand bruil, ^ébloui^ sèment au milieu d'une lumière très vive, la contrariété, la coltr?, les violents chagrins, la chaleur d'un aj)i)artement, etc.

Nii 9. — ronvulHioiiM HyiiipallilqucM.

Dans les causes des convulsions sympathiques il faut placer les impressions faibles causées pur le chatouillement, la douleur produite par dis névraliiies ou par une blessure de la peau, celle qui est occasionnée par la denlilion ou par une lésion organique quelconque. Toutes ces sensaliuib sont de nature à produire les convulsions. La chaleur el la vicialioii de l'air dans un lieu de réunion déterminent souvent les mêmes résullal>. Cela se voit fréijuemmenl dans une chambre fortement écbauflee, dans untsalle de spectacle et dans les églises où se trouvent réunies un grand nombre de personnes.

On observe fort souvent des convulsions passagères, éclamptiques ou épilepti formes, à la suite des troubles et des embarras des fonctions du tube digestif. La rélenlion du méronium, la présence dans l'intestin de substances indigestes qui ne peuvent être assimilées et qui oblitèrent son calibre, la présence des vers intestinaux, d(*s matières fécales durcies, elc, sont autant de causes qui provoijuent leur apparition. D'une autre part, el par un contraste singulier, elles se develo|)|)enl quelquefois dans le cours d'un llux intestinal intense, nature] ou provoqué par l'administration d'un purgatif. Ce sont des |)hénomènes Sffmpatliitjui's,

On a souvent contesté riniluence lâcheuse des vers renfermés dans le tube digestif, (^est un tort. Les convulsions sympathiques des vers intestinaux, ascarides ou laMiias, sont rares sans doute, mais elles existent, et, si ce n'est à l*aris, où cependant j'en ai observé un assez grand nombre, c'est du moins dans les localités où les vers de cette es[)èce sont endcfniques. 11 est probable (|ue ceux (|ui ont accordé une si grande part aui accidents produits |)ar ralVection vermineuse ont observé dans ces localités. Sous c(î rapport, le ta'uia n^érite d'être signalé, car il produit de nombreux accidents d'hémorrhagies, d'éclampsie, d'épilepsie, etc. Jai vu plusieurs de ces ex«'mples chez des enfants et chez des adultes; Legendre en a rapporté un très grand nombre (1).

Les convulsions sympathi(|ues essentielles s'observent enfin au début cl dans le cours de certaines n^aladies inllan)matoires, telles que la pneumonie, les lièvres éruptives, el sans (ju'il y ail de lésion dans l'axe cérébrospinal. C'est ce que j'ai appelé des conculsions initiales (2), et j'ai formule cet aphorisme : « Toute convulsion suivie de (ièvre, est le signe d'une

(I) Lojïciulre, Mémoire sur li'inle\me pnulnite por le lœnia {Arch. de méd.^ 1819). (i) E Boucliut, Traité des malinlK's de rr^fancc. 7' édiiioii. arlicle CuoREE.

pneumonie, d'une fièvre éruptive ou d'une angine à leur début. > Les accidents sont alors d'un heureux augure et peuvent, d'après Sydenham, laire présager la temiinaison favorable de ces maladies.

Les convulsions apparaissent enfin dans le cours des maladies de l'appareil respiratoire, pendant la coqueluche, la pneumonie, etc. J'ai vu un enfant qui les avait conservées pendant dix -huit jours au moment de la période d'état de la coqueluche.

Celles qui surviennent à la fin des maladies aiguës ou convulsions terminaleSy sont toujours d'un fftcheux augure et indiquent presque constamment une mort prochaine, car elles sont ordinairement liées à une altération du cerveau, et, comme je l'ai démontré, à une thrombose des sinus de la dure-inèi*e (1).

Des convulsions sympathiques s'observent quelquefois chez les femmes dont la menstruation est difficile, au moment des règles ; chez d'autres, dans les premiers jours qui suivent la conception, et enfin chez quelquesunes aux approches de Taccouchement et après la délivrance. Ces dernières ont reçu le nom A'éclampsxey mais dans certains cas, elles sont symptoroatiques, et elles dépendent presque toujours d'une profonde altération du sang, par le fait d'albuminurie prolongée, qui amène la rétention de l'urée. Ce sont les accidents convulsifs dits urémiques.

Les altérations du sang de la chlorose, de la pléthore et des fièvres, les intoxications de toute espèce, par les effluves marécageux, par les strychnées, par le mercure, par le plomb, etc., peuvent également les produire. — Comme je viens de le dire, elles dépendent de l'urémie selon quelques auteurs, c'est-à-dire de l'intoxication par rétention de l'urée dans le sang, mais cela n'est pas démontré pour moi, car alors elles résultent de Toedème du cerveau et des méninges qui accompagne l'anasarque générale. ~ Oh connaît parmi ces convulsions de l'empoisonnement les crampes de la période algide du choléra, et les contractures qui se montrent quelqueiuis pendant sa convalescence; — le hoquet des fièvres graves, lorsqu'elles doivent se terminer par la mort; — les convulsions du virus rabique et de venins de serpent ; — le tétanos produit par la strychnine et la brucine ; — Vépilepsie déterminée par l'absorption du plomb ; — Vergotisme convulsif qui résulte de l'ergot de seigle, etc.

Restent, enfin, les convulsions qui dépendent d'une altération permanente du cerveau, de la moelle et de ses enveloppes, qui, au milieu de phénomènes morbides variés, amènent l'état convulsif. Ce sont des convulsions symptomatiques. A l'état aigu et à l'état chronique, l'influence de ces altérations est, à peu de chose près, la même ; mais, dans ce dernier cas, le diagnostic est infiniment plus difficile, et il faut le secours de Tophthalmoscope

(1) Boachut, Goiêlle des hôpitaux, 1868.

308 DÉSOUDUKS DE L'iNNEIWATION.

pour arriver à un résultat positif. En général, les convulsions symplomatiques ne sont jamais primitives, et elles sont précédées d'un certain nombre de svniplômesqui révèlent leur véritable nature. Les convulsions de la méningite sont accompagnées de lièvre et n'arrivent qu'après des vomissements, de la constipation et un état de n)aladie antérieur bien caractérisé. Celles de riiémorrbagie méningée et Fhémorrbagie cérébrale succèdent à la para!ysi«\ et dans les maladies chroniques du cerveau, tellesque le ramollissement, les tumeurs de la dure mère, les tubercules cérébraux, leshydatides, etc., il y a toujours des phénomènes de céphalalgie, de vertiges, de fourmillements, etc., qui annoncent comme Pexistence d'une lésion cérébrale matérielle. C'est k\ (jue la cérebroscopie pourra être très utile, car, si Tophllialmoscope permet d-^ constater une lésion de la papille du nerf optique, de la rétine ou de la choroïde, on peut être sur que les convulsions sont de cause organique (1).

î^ 4. — PliéBonièBCâ» de Télat convulsif.

Les convulsions idiopathiques, symptonmtiques et sympathiques sunl caractérisées par des mouvements involontaires et désordonnés, plus ou moins violents, des muscles de la vie de relation; exemple : Téclampsie, la choree, certaines épilepsies. L'intelligence n'est qu'incomplètemen abolie, toute manifestation extérieure est impossible, mais Texercic^ de la pensée reste quelquefois intact; c'est ce qui se voit dans la chorée, etcVsl ce qui résulte des révélations de malades ayant pu rendre compte de leur> sensations.

Je ne considère pas comme de véritables convulsions les pelit> accidents qui s'observent de temps à autre chez les enfants, el qui sont caractérisés par des soubrt'sauts dans les membres, avec roideur du corps, fixité momentanée des yeux qui fuient sous la paupière supérieure. C'est ce qui caractérise les connilsions internes,

Lt^s convulsions idiopathiques et sympathiques sont ordinairement intermittentes, ap\ reliques, et paraissent sous forme d'attaques dont le nombre el la durée sont excessivement variables; exemple: l'éclampsie, l'hystérie. Tépilepsie, t'ic. Le début des attaques est ordinairement brusque et inattendu. Chez (juelques malades, il est annoncé pai' quelques prodromes, des malaises, nu fiun'millement partiel courant dans un membre, et compare à un nnni ou vapeur allant de la périphérie au centre, et produisant l'état eonvuUif; exemple: Tépilej^sie.

Ouand elles se nionlreiil d'une façon périodique régulière, quolidienue ou tierce, avec lièvre, elles caractérisent une fièvre pernicieuse couvuhiv^ et elles exigent un irailemenl immédiat par le sulfate de quinine.

En gênerai, dans les convulsions idiopathiques et sympathiques. IfS attaques convulsives paraissent subitement et sans qu'aucune influence vienne rendre compte de leur appaiilion: ailleurs, c'est à la suite des

{[) Voy. CFRi:»-.KoNC.»i'ifc-.

influences morales, telles que la frayeur, un violent chagrin, dans le cours de révolution dentaire ou au rnonaent d'une affection aiguë fort sérieuse, qu'on les observe. Les malades paraissent surpris par une impression étrange, le regard devient fixe et parait comme illuminé, le corps s'allonge, les membres s'étendent et se redressent, la tête se renverse en arrière, le visage se boursoufle et se couvre d'une rougeur subite ; puis, après un instant d'incertitude, d'angoisse, on voit que la tête s'incline à droite ou à gauche, que les mftchoires se serrent, que les membres, fortement tendus, sont sourdement agités par des efforts alternatifs de flexion et d'extension, et que la respiration est comme suspendue. Aussitôt un effort intérieur semble se produire, la face bleuit, les veines superficielles du cou deviennent saillantes et se dessinent sous la peau; à cet instant, les mouvements convulsifs apparaissent. Le regard est complètement égaré, les yeux sont perdus, très mobiles : chacun d'eux s'agite pour son compte, l'un prend une direction que l'autre ne suit pas, il tourne sur lui-môme pendant que l'autre est immobile, et puis ils vont se cacher sous la paupière supérieure, de manière à ne laisser apercevoir qu'une surface blanche, celle de la sclérotique, dont l'aspect est si étrange. Les traits sont déformés, et quelquefois rendus effrayants, par suite des contractions bizarres des muscles de la face. Les lèvres sont tirées dans tous les sens ; leur contraction rapide communique au visage les expressions alternatives et variées de satisfaction et de colère. Les doigts se fléchissent et s'étendent tour à tour, sans que leur pression ait aucune importance diagnostique. Les mains se contournent, les bras se convulsent, leur flexion s'opère ; elle a lieu par saccades qui ramènent la main sur la poitrine, et qui cessent tout à coup pour laisser le membre revenir à sa position première. Les orteils s'écartent et se fléchissent vers la plante du pied, les genoux se re* lèvent, et puis le membre s'allonge de nouveau. La respiration est irrégulière; les mouvements de dilatation du thorax sont rapides, courts, incomplets, quelquefois intermittents et suivis d'une profonde inspiration, à laquelle succède un moment de repos qui dm*e plusieurs secondes, pendant lesquelles on observe l'action opposée des muscles inspirateurs et expirateurs, dont la puissance s'annule et s'entre-détruit. Après ce temps de repos revient une nouvelle série de mouvements respiratoires, accompagnés des mêmes phénomènes. Le pouls est difficile à saisir, mais dans la détente de la convulsion on le trouve toujours notablement accéléré ; il n'est fébrile que dans les convulsions symptomatiques. Les muscles de la vessie et du rectum sont quelquefois aiïectés. Ils cessent d'être soumis à l'usage de la volonté, et souvent alors les matières contenues dans ces organes s'écoulent sans qu'on puisse les retenir.

Le désordre des fonctions musculaires existe seul ou accompagné de la perversion des sens et de l'intelligence. Celle-ci est ordinairement troublée dans Tépilepsie, et les malades restent étrangers aux choses qui les entourent : le bruit) les éclats de la lumière, ne paraissent produire aucune impression sur eux. La sensibilité cutanée est détruite en totalité ou eu B. — Diagnostic. 24

370 DÉSORDRES DK l'iNNERVATIOX.

partie. La niaiiirestalionde la soiilfrance osl obscure, mais il semble (|u*ini elïorl et (|u'une contraction léi^ère de la face indi(|ueiit encore la |jerceplioii de la douleur produite par le |)incement de la peau ou la piqûre de ciUe partie. Dans les fortes alla(|ues convulsives, les excitations les plus douloureuses ne sont pas suivies d'un ellet appréciable: rien ne révèle laoïiiservation des fonctions sensoriales et or^aniipj«'s, qui paraissent enlicivment anéanties. (l\*st à ce point qu'on voit des malades tomber dans le Icu sans v ressentir de doubnn".

Les pbénomènes convulsifs oITrent des aspects très variés dans' les diflerentes maladies nerveuses, et d'a|)rès leur nature idioiKUlih/iie ou si/mplO' madque, — Intermittents et apjin'tuiues dans rbyslcrie. lepilepsif ; — fcbrUes Qirontinns dans les maladies aitiués du cerveau; — continfiyt-i upfjrétiqiies ilans lachorce, ils se montrent sous loutcs les formes qu'uiio élude spéciale doit ^eule faire connaître. Ils sont souvent suivis de cum.i* d'bemiplei:ie passap're ou durable ou de contracture permanente d'un niuscle, ce qui peut donner lieu à une dillormité. Liiez d'autres, au contraire, ils disparaissent sans laisser de traces.

Les convul^ions se prcdonirent plus ou moins loniitemps, suivant leur nature. Celles que l'on desii^ne sou^ le n()nur/f//oy^</^///(7//''.s durent de quelques minutes à plusieurs heures et plusieurs jours. Alors les [)bénoïnene.'^ convulsifs ne sont pas continus, ils se pn^sentent sous forme d'accès plu> ou moins lonus, qui >e répètent à des intervalles 1res rapprochés, (]an> lesquel> renfanl reste sans connaissance et en proie à une sourde agitation. J'ai vu des entants atteints de cot|ueUulie. et chez lesquels les convulsions ont duré douze à dix-huit jours de suite: il y avait trois ou quatre parox\>nies par j«»ur. — Lursijue l'accès convulsif est près de disparaître, on observe un mouvement gênerai de détente, la face pâlit, les paupières s'abaissent et K'S traits expriment rabatlemenl le ])Ius profond : les muuvements nuisculaiies se ealiiient et ne r^niennent qu'a des époques plus eloii:nee> : la raideur de> membres >e dissipe: la respiration reprend son coins. Le malade tombe dan> limniobilite, et le sommeil arrive pour mettre un tt rme à tous ces accid» iii>. «Jiiebjuelois les convulsions se torminent |)ar une sNiuope : je v«.i> souvent un petit iiarcon, une fois atteint de convulsions sui\'e>de >\niripe. a un an, au jardin des Tuileries; il était avec sa nounice; ctii»' ci l«; \<t\aiit tomber imni(d)ile et tlasque, après la convulsion, le crut mort et le rapp >ilait chez >e> parents dans son tablitr. Lu arrivant i he/ lui. l'eiL'ant lejuil >a connais^ance. se mit à jouer et dîna comme lout le mouile.

(".élut la seule attaque convulsive qui! eut a subu".

Il n'en est piscepeu ivUit loujour> a ii>i : loin de s'amoindrir, rexcitation ucrveu>e >emble (pielquefo > aU-imei.ler, r[ lo> convulsions essentielles peuvent se lernuner par la ni.'M. 1 li-' >urvK'nl île deux manières : ou Imcu elle coicmenee par 1(11. (^;>'.aie : Ct l or.ane. paraisse, cesse d'airir sur les autres or-:auv^s ; la ie>pi:.ilion > aride, i'hematose n'a plus lieu, et la mort est certaine: ou b.on elle com n-^iiLC par les [►ounions:la respiration,

géoée par le spasme et par les contractions irréguliëres des muscles respi* râleurs, ne s'exécute qu'imparfaitement, les poumons s'engorgent, le sang ne les traverse qu'en partie; bientôt la suffocation devient imminente, et cela a lieu si des mouvements plus réguliers ne viennent rétablir et la respiration et la circulation (1). »

Les convulsions ne laissent souvent pas de trace de leur passage. Quelques sujets recouvrent, aussitôt après l'attaque, leur sérénité naturelle et ne paraissent pas avoir été malades. Les autres conservent un léger mouvement fébrile qui cesse rapidement; ils ont assez souvent des douleurs dans les membres convulsés, quelquefois des ecchymoses à la surface de la peau, et un petit nombre deviennent difformes. C'est aux convulsions des muscles qu'il faut rapporter l'origine de certaines contractures permanentes qui entraînent la déviation de la tête ou de ses parties, la rétraction des membres, la paralysie, l'hémiplégie avec ou sans atrophie secondaire des muscles, etc. J'ai vu plusieurs enfants dont le torticolis n'avait pas d'autre cause, et il en est de même de certains cas d'abaissement de la paupière supérieure, de strabisme, de déviation de la bouche, et de quel* ques contractures permanentes des membres. Ces accidents succèdent aux convulsions essentielles comme aux convulsions symptomatiques; ils ne sont pas plus en rapport avec les altérations de Tencéphale que certaines paralysies faciales et certaines paralysies nerveuses observées chez les hystériques. L'autopsie n'en révèle pas mieux la cause que celle des phéno^ mènes convulsifs eux-mêmes.

Les convulsions idiopathiques ou sympathiques s'observent dans la chorée, dans l'hystérie, dans l'épilepsie, dans le tétanos, dans l'éclampsie des femmes et des enfants ; — dans les nosohémies par diminution de Turée, des globules, ou par intoxication ; — dans les maladies des voies digestives, inflammatoires ou vermineuses; — au début de quelques fièvres éruptives et des phlegmasies, etc. Dans chacune de cescondilions morbides, elles offrent des caractères particuliers, une marche et une durée toutes spéciales.

Dans la cborée, ce sont des convulsions cloniques permanentes, occupant les muscles de la vie de relation dans tout le corps ou dans l'une de ses moitiés, et caractérisées par des mouvements saccadés de la tête et des membres comparables à ceux d'une danse sauvage. L'intelligence reste libre, et elles ne sont jamais accompagnées de fièvre.

Dans l'hystérie, les convulsions sont intermittentes, apyrétiques, reviennent sous forme d'accès caractérisés par des mouvements toniques et cloniques de tous les muscles, enfin par une demi-perte d'intelligence et de sentiment.

Dans l'épilepsie, les convulsions apyrétiques et intermittentes sont générales, toniques et cloniques, reviennent par accès et s'accompagnent toujours d'une perte entière de l'intelligence cl du sentiment.

Dans le tétanos, les convulsions sont toniques, continues, sans dimi-»

(t) Bracbet, Des convulnoM dam Venfanc^. Paris, 1837.

374 DKSOKDIŒS liK L'I>NKRVAT10N.

nulion de rinlellii;eni!e, ol raractéris/^es par uiio raideur coiivulsive <i« > màrhoiros, du Irouc et des uieinhies, iiilerroinpue par des secousses lnu^culaires excessivenienl douloureuses. Le corps se fléehil en arc dt* err»!'-, formanl uneconcavilé postéri»îure ou o /) istliolon os ^luin: coucavité anlêri«'Uf f ou rmjfi'ostliotouosy enfin, une concavilé latérale ou plenrostfiotouo^. L;i raideur télanicjue et convulsive des mâchoires porte le nom de (risinu:s.

Dans réclampsie, chez les Teniines et chez les enfants, les convulsinio sont générales ou partielles, souvint ap\réti(|ues, parfois fébriles, toni>|m> ou cloni(|ues, internes ou externes, cl elles reviennent par accès plus on moins rapprochés, semblahles à une atla(|ue d'épilepsie dr)nnaiit lieu «^n même temps à une perle entière ou incomplète de rintelli^'ence et de la sensibilité. — Klles sont habituellement sans auirmentation de la lemp»*rature du corps, mais chez (luehjues malades la température auixniente sc-nsiblement pendant ratta(|ue, ce(|ui lesdistiniiue des convulsions de l'atlaqu'* d'éclampsie uremitjne (|ui, selon liourneville, produirait un abaisseiiit^nt de la température, pouvant aller à ;];{ et 'M dej^rés.

Les convulsions des nosahcmies ou (iltératioHs du suity ï>ar la diminution de ses princij)es constitutifs, par l'addition de substances étrangere^. |)ar la rétention de l'urée lorscju'elle n'est plus elinnnee par les rein^. ressemblent beaucoup à celles d(* l'éclampsie. (le sont des alta(|ues coiivulsives plus ou moins fortes, caractérisées par des convulsions toniques un cloni(|ues, générales ou partielles, avec demi-perle de rintelliirence et du sentiment II en est de nuMue des convulsions pioduites par une douleia vive, une impression nu)rale accablante, une joie extrême, ou par dilTcrenttroubles ori:ani(jues tels (jue Tindinestion, les veis de l'intestin ou linvaîsion des phle';inasies et des lièvres eruptives chez quelques enfants nerveux et chez des fennnes impressionnables. Dans ce cas cependant, l'éclampsie est accomi)ai;nee de fn'vre, c'est le phénomène initial de Wut morbide, et ce début |)arliculier doit faire pressentir la natme s\ mpalliiqn»d<' la convulsion. Il est très rare (lu'elles se montrent dans le cours do maladies aii^iu's sans complication du côté des meniiiixes ou du cerveau, (juand ce ne serait (|u'une simple coui^estion; mais alors ce sont des accidents symplomntiqui's.

Les conviil>ions produites par les [xhsous, les virus et les venins sont en rapport avec la nature el l'activité de l'afienl toxique. Elles sunt tonique? et cloniipies, ireiUM'ales, permanentes, autant que l'intluence du poison, dans lesintoxiiatiiHispar le curare, par les venins, par le virus rabicjue, etc.: elles sont, au contraire, ireneiales el toniques dans l'intoxication par L strNchnine, la brucine. cl elles rappellent entièrement les convulsions du tétanos.

L(»s convulsions produites par une inllanmiation ai^ue des méniniresrl

du cerveau ou de la moelle, par les maladies chronicjues, tumeurs, hNda-

tides de cesor^'anes ou (les neris, resstMublent beaucoup, dans la formo.

niiY riuivulsions dites idit)pathi(jues el s\nipalh:(jues. Évidemment phuvts

'endance d'une altération matérielle appréciable de la sulislaiicc

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