‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 123 sur 295 · DÉsoiiDUES DE l'innervation · texte numérisé non relu

DÉsoiiDUES DE l'innervation

Aoici eu (|uoi consiste ce phénomène. Quand on soulève le membi^^ inférieur paralysé d'un hémiplégique, en plaçant une main sous le jarret de favon que la jamhe du malade soit ahandonnée à elle-même, ballank, si, à l'aide de l'autre main, ou relève brusquement la pointe du pi(<i. innnédiatemeut on provoque une sériede secousses dont Tensemble coiblitue une sorte de mouvement rythmé, de tremblement à oscillations plu? ou moins ré'gulières ou persistantes.

La trépidation spinale ofire d'autant plus d'intérêt dans la règle, quil ii'en existe pas trace à l'état normal. Ainsi M. Berger (i), sur l-iOO sujêl? sains eu apparence (des soldats |)om' la |)lupart), qu'il a observés à rcl ellet, ne l'a rencontrée (|ue trois fois. Je répéterai encore à dessein que dans le domaine pathologique, ce n'est pas uu phénomène banal, puis(jue dans certaines adeclions spinales il fait défaut, tandis que dans d'autre> il est de règle (ju'il soit présent, ('/est, en somme, un des caractères du groupe de paralysies spasmodicjues; el les hémiplégies centrales a\oc dégénérescence secondaire des faisceaux pyramidaux appartiennent à celle catégorie.

Quand la contracture tardive s'est produite, il est à peu près coiistaiil. Mais il la précède souvent de plusieurs semaines. Chez quelques mala(]e^, il a commencé à se manifester huit jours après l'attaque, et quinze jours plus tard la rigidité du membre inférieur inaugurait peu à peu la série des accidents spasmodiques. Chez d'autres malad^'s, il n'a paru qu'un nioi^ après ratta(|ue et la raideur musculaire a commencé à paraître dans le cours du deuxième mois. Ce symptôme se révèle parfois dans les doiiv membres inlerieurs, et Ton sait (}u'il en est quel(|uefois de même de la contracture.

Chez les hémiplégiques qui jouissent encore de quelques mouvements, cette même tré[)idalion. qui s'étend dans certains cas au membre tout entier, peut aussi se manifester à l'occasion d'un mouvement volontaire.

Il s'agit là d'un phénomène réilexe; son intensité est provoquée j^r l'emploi de la strychnine, et atténuée au contraire, d'après M. Berger du moins, par ("elle de l'opium.

l'n phénomène analogue se produit quelquefois lorsque la main d'un hémiplégiiiue est brus(|uemenl soulevée par le bout des doigts. Souvent aussi, ces malades, en élevant le bras paralysé, éprouvent une trépidatioa semblable à celle qui se produit au membre inférieur dans les mêmes circonstances. Mais le itfa'iiomi'iu' dr la waiu, provoqué ou spontané, e^l beaucoup plus rare que le phénomène correspondant connu sous le nom de plirnonièue dit pied.

Ces deux signes appartiennent à la même catégorie que ceux qui ont été récemment introduits dans la sémiotique des affections spinales }wr M. WeslphaK puis par M. Erb, sous la dénomina tion collective de vé(ïex>'< tenduii'iu\

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