‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 124 sur 295 · SIGNES FOURMIS PAR LE TREMBLEMEMT · texte numérisé non relu

SIGNES FOURMIS PAR LE TREMBLEMEMT

Le tremblement est caractérisé par l'agitation involontaire et irrésistible d'une partie du corps ; c'est une convulsion fibrillaire générale ou partielle qui met un plus ou moins grand nombre de muscles en mouvement contre l'influence de la volonté.

Le tremblement est habituel^ p^rmanen^ ou momentané; — quand il est permanent il s'observe dans une seule partie du corps, comme la tète, les mains, les mâchoires, ou dans tout l'ensemble du système musculaire; -- lorsqu'il est momentané il est alors accompagné d'une sensation de froid, et c'est là ce qui caractérise le frisson.

Le tremblement mometitané^ général, passager, avec froid, sans fréquence du pouls, s'observe quelquefois dans l'état de santé, à la suite du passage d'un endroit chaud dans une localité à basse température, et au moment de la digestion ou à la lin de l'urination, mais, s'il y a fréquence du pouls, claquement des dents, grattement et accroissement de la température axillaire, il constitue le frisson; ce tremblement est le signe d'un accès de fièvre intermittente simple ou pernicieuse, de la fièvre d'invasion dune pneumonie ou d'une maladie aiguë. 11 dure une ou plusieurs heures, et disparaît pour faire place à une grande chaleur souvent suivie de sueur.

Le tremblement partiel chronique et p^rman^nf a une grande importance diagnostique, selon les organes où il se montre. Quand il est général comme chez les vieillards, il annonce la décrépitude et la faiblesse musculaire ffénérale. C*est le tremblement sénile.

Chez un adulte, au contraire, c'est le signe d'une grande faiblesse d'esprit; d'une sclérose partielle de la moelle cervicale et du bulbe; d'une altération du système nerveux voisine de la démence ; d'une intoxication chronique par l'alcool, le mercure, etc.

Le tremblement de la tète chez un sujet encore jeune implique une faible intelligence ou un état d'alcoolisme chronique.

Le tremblement des mains indique parfois une nosohémie profonde, car c'est le signe de l'empoisonnement chronique par le mercure (tremblement mercuriel) et l'on connaît le tremblement des ouvriers doreurs, qui n a pas d'autres causes. — C'est également le signe de l'alcoolisme chronique chez les ivrognes {tremblement alcoolique), de rempoisonnemenl par le Ihé vert ; de l'intoiication saturnine (tremblement saturnin)^ etc» — Ailleurs,

o8i hi:soni)nFs im: l i.nnkkvation.

le IreniblcnuMit dos mains résulte d'une lésion du système nerveux, |Kiri> d'uiHî sclérose parliellc de lu moelle, et chez d'autres d'une encepiiili'' partielle (|ui peut conduire insensiblement à h jKfrtdysie at/ittuitt' k'[ \ i [)aralysie générale avec ou sans aliénation. Les malades treuibleiil (lu.ii.. ils n'ont rien à la main ; mais, s'jIs tiennent un ohjel ce IrembleineiU s i • réte, s'ils écrivent, la plume esl terme, ils peuvent tenir un fusil et tirjuste, et chez eux sous le tremblement manuel rinlelli,:Lrenco esl enliéivK ils peuvent x'ww. (juinze ou viuiït ans dans cette situation.

Le trcinhlemrnl s'(d)serve aussi std' hi hini/uc, soit dans les nialadhaiiiues, telles (|ue la lièvre typhoïde adynamique, soit dans les uîaladichroni(|ues du cerveau, con>me la paralysie ;:;ènérale progressive ou L manie et la paral\sie labio-glosso-pharyni:ée.

AUTICi.E Mil

Sir.NKS FOLUMS AU DIAGNOSTIC IWW LK ni)Ol KT

Le hofjfiel est un spasme convulsiCet passager du diaphragme, earaclnrhpar une respiration brus(|ue, saccadée, bruyante et rauque, avec tensioi energi(|ue et subite des [)arois du ventre.

C'est un spasme plutiU <|u'une convulsion, à cause de son siège dans un nms(de de la vie organijjue. Phénomèjie sympathique ou réflexe^ il se pn»duit dans l'état de saule, surtout chez les |)etits enlanls à la mamelle, elnu milieu des maladies, sans (pion en sache la véritable cause. Chez (|ueli|ut> individus, au contiairt^, il dépend d'une maladie de l'encéphale, et i\ r< .synfiUoitHfli(/m\

Dans Lelal de maladie, il y a un ho(|uet aigu et un h(H|uet chroniijut. Celui-ri peut durer plusieni's semâmes, ()lusieurs mois, et même, dit-<*r. [)lusieuis années. Ces laits mmiI excessivement rares.

Le ho(|ne( idiopalhicpie el swnpathiipie s'observe dans r////xfér/'î et dai.^ rcitdiitrs iwcioscs tics roirs (lincstires: dans le malaise (|ue doniK' '^ lumée dim mauvais cigare; dans rmdigeslion : dans la péritonite ; dalles hemorrhagies alhnidanles amenant la s\ncope, dans les tie\rt> tyj)h tïdes graves; dans \c l\phus; dans le choiera; dans la pneumonie 't dans les maladirs aimn's lii'aves. Sa présence n'aide point le diagnosti'"- 1^ n ollreriiMi d'in(|nielaiit dans i«*s maladies ntMvenses el dans les névrosos-^^' contraii'c, dans les maladies aiiiués fébriles, telles que les phlegmasies l'U les lièvres, sa préstMue c^sl toujours l'indice d'un grand danger, sinon d'u:»' nuM'l prochaine.

Le lu)ipu'l s\ ni|)l(Mnalique a etr observe, sinon d'une manière constaiil'. du moins ;ic( idenlellemenl. dans un urand nombre de maladies du cervt»a.i. C'e^t (pu^ltjuelois le s\mplome de lencephalite, de Lhemorrhagie el du ramolli>.sein»'iU du cerseau, des tubercules el des tumeurs cérébrales, d^? epanchemmls venlriculaires ou méninges, etc. 11 n a aucune signiliralinii prtHMse dans le diamioslic.

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