ET PAR LA SPIROMÉTRIB
La grandeur et la petitesse des mouvements de la respiration sont deux circonstances qu'il est important d'étudier, et qui ne sont pas toujours en rapport avec les efforts visibles d'ampliation de la poitrine. Elles indiquent une grande ou une petite capacité des poumons. Dans la respiration grande, le volume d'air introduit dans le poumon est considérable , or il peut fort bien an*iver que, dans le cas où l'organe sera comprimé par un épancbement pleurétique; où le poumon enflammé sera devenu imperméable dans une partie de son étendue ; dans certains cas d'emphysème pulmonaire, de bronchite pulmonaire, de bronchite capillaire où une partie de i'air inspiré reste emprisonnée dans les cellules par une sécrétion muqueuse épaisse et tenace, il ne s'introduise eu réalité qu'une très faible quantité d'air nouveau pendant les plus fortes inspirations. Par le fait, 'a capacité des poumons est diminuée et la respiration sera petite, et R*est alors souvent que la fréquence des mouvements thoraciques devra lugmenter.
Ceci me conduit à examiner la question de la quantité d'air inspiré et îxpîré à l'état normal et à l'état pathologique, et les moyens de la déterminer d'une manière à peu près exacte; c'est ce que Ton a cherché à
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faire dans une série de travaux auxquels on a peut- être attribué iin»^ valeur exafrérée, mais qui cependant ne manquent pas d'un r< ri lin intérêt.
Dans le chapitre suivant, je parlerai des dimensions de la poitrine dans ses rapports avec l'ampleur de la respiration, mais pour rinslanl, je ne parlerai (jue des signes tirés de la mesure de la capacité du thorax por V application de la spiromélrie. Précédemment (1), j'ai indiqué les d |]«rents appareils de spirométrie et les moyens de les employer, aussi u \ reviendrai-jc pas en ce moment. Je me bornerai à faire connaître les résultats obtenus, et les signes de diagnostic qu'on ne peut retirer.
Après avoir établi que chez un même individu la capacité de larbre aérien ou des canaux bronchiques n'est pas modihée d'une manière sensible par rexereice ou par l'habitude, lïutchinson (2) a établi les différences qui résultent du développement des sujets, de leur âge, de leur poids» de leur état de saute et de maladie. Dans ces recherches curieuses par leur variel** aussi bien que par la nature de leurs résultats, Hutchinson est arrive à là découverte d'une loi physiologique importante contirmée dans son expression par d'autres observateurs et qui peut être formulée ainsi :
La capacité des canaux bronchiques est en rapport exact avec la stature des individus,
Plus la taille s'élève, et plus la cavité aérienne pulmonaire est grande. Cest ainsi qu'entre T) et 0 pieds, chaque pouce de taille en plus donne à l'expiration forcée S pouces cubes d'air en plus à 00" Fahrenheit.
Voici le tableau des moyennes obtenues par Hutchinson :
Cipirit»' C^p-»c Ir
T.'^ille CM ^uvl? cl K'n poiiro* dos pouim»n* Tjilie on pieds cl en pouces. de> poumons
Piodîk. Ponoo*. Puds. l'ouce». on pou- os cut'C*. l'ic 1%. |\nico>. IMods. Pouce*, en j^^ihico* cmI-.*.
ISi 5 7 à 5 8 — i?Ai
5 e à 5 3 VM\ ô S à .'> 9 — i;>i
5 o h :^ i — [OS 5 9 à 5 10 — tiC,
o 4 a o o it»f» r> 10 à 5 11 — iji
Ces résultais n'auraient qu'une médiocre importance, .si des observateurs désintéresses dans la question n étaient venus en conlirmer l'exaclilude. Ainsi vVlnuvvooiil. en I loi lande, a publie un résume de 3(.> observalions, qui sert à la fois de conlrole et d'appui a la loi découverte par Hutchinson.
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