HGNES FOURNIS AD DUGNOSTIC PAR L* AUGMENTATION DE LA FAIM, OU BOULIMIE
11 faut éviter de confondre l'augmentation physiologique de la faim avec l'augmentation de la faim que produit l'état morbide.L'exercice, l'impression d'un froid modéré, quelques boissons spiritueuses prises en petite quantité, excitent la faim. Ici, l'action de l'estomac est sympathiquement augmentée. Ce sont des phénomènes purement physiologiques.
Hais la faim peut être excessive dans quelques maladies ; elle constitue alors la faim canine et la boulimie. Ces deux états constituent des symptômes quelque peu différents dans leur manière d'être. Dans la faim canine, on mange avec une extraordinaire avidité, au point de voir l'estomac se vider en partie comme par régurgitation. Cette évacuation faite, la faim recommence, et ainsi de suite. On observe cette faim canine chez des idiots, chez des maniaques. Il ne faut pas la confondre avec cet étrange appétit qu'on trouve chez quelques individus qui mangent et qui digèrent parfaitement une quantité d'aliments cinq ou six fois plus considérable que celle
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qui est hahituellemont suflisanle au commun des hommes. Alors Testomac est souvent liyperlrophié.
La boulimie est nerrense ou organique.
Dans la boulimie nerveuse, la faim est presque insatiable; mais cette sensation n'est pas de longue durée. Quelquefois, si la sensation n'est pas satisfaite, il peut survenir une syncope.
Certaines femmes grosses, certains convalescents, et peut-être particulièrement ceux qui sont en voie de guérison d'une lièvre typhoïde, mangent avec avidité ; mais cela ne dure pas très longtemps et ne doit pas inquiéter. On a vu la laim être auiimentée avant l'invasion des maladies aiizurs, et encore aussi pendant l'accès de plusieurs maladies chroniques, Thyslérie, la manie, etc.
L'augmentation de la faim est un phénomène encore assez fréquent dans certaines dyspepsies, dans l'entérite chronique, surtout chez les jeune^ enfants, dans le catarrhe de l'intestin, dans l'embarras gastrique ou aîi début du cancer de l'estomac. Une fois cette sensation satisfaite, les malades soulTrent beaucoup d'un sentiment de j)esanteur à Tépigastre. Cetl»faim exagérée est d'ailleurs remplacée bientôt par l'anorexie.
Chez d'autres, la faim est en rapport avec une énorme déperdition d'urée par les urines, et alors elle est accompagnée d'un amaigrissement plus ou moins considérable. Cela s'observe dans Tazoturée.
Le vulgaire croit généralement que la présence des vers intestinaux augmente l'appétit : c'est une erreur, si l'on accepte cette proposition d'une manière trop absolue. La présence des vers lombrics entraîne au contraire fréquemment la diminution de la faim, plus souvent que son augmentation. Le taMiia. s'il n'a pas encore séjourné longtemps dans le tube digestif, provoijue |)lutôt la faim exagérée.
Les puissances digestives, après les maladies de longue durée, peuvent ne pas être en ra|)port avec l'augmentation d'appétit qui existe. C'est un mauvais signe, surtout si, prenant une moins grande quantité d'aliments, on ne voit pas la digestion se faire mieux, l'intlividu reprendre ses forces vï Dans les maladies de long cours, dit Landré-Beauvais, il est bon que les malades ct>nservent l'appétit ; mais il faut prendre garde de confondre l'appétit morbide avec celui qui est naturel. 11 arrive quelquefois que des malades, sur le point de mourir, ont une faim dévorante, et se remplissent l'estomac d'aliments. «
On aurait tort de prendre cela pour un signe favorable. On n*y sera pas trompe si Ton fait attention aux signes qui ont précédé ou qui accompagnent ce phenonu'^ne.Lorsijue chez un sujet très faible, et qui n'a éprouvé aucune crise, dit encore Landiv-Deauvais, cet appétit succède subitement à une longue anorexie, soit dans une maladie aiguë, soit dans une maladie chronique, il est d'un mauvais présage.
t^IGNBS FOURNIS AU DIAGNOSTIC PAR LA PERVERSION DE LA FAIM ET DÉPRAVATION