‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 223 sur 295 · DU VENTRE · texte numérisé non relu

DU VENTRE

Il ne s'agit point ici de la température du ventre dans les maladies avec forte fièvre devant durer un certain nombre de jours, comme cela a lieu dans les fièvres continues, dans les phlegmasies, dans les fièvres éruptives. La température de la peau est plus élevée partout, sur le ventre comme ailleurs. Aussi, n'y a-t-il dans ces cas aucun signe à chercher dans la température de l'abdomen, qui n'oiïre rien de particulier. Toutefois, au début de quelques maladies du ventre, et pendant leur cours, la température s'élève de plusieurs degrés au niveau du point affecté, alors que la peau des parties voisines est d'une température notablement inférieure.

On peut dire presque à coup sûr que l'élévation de la température du ventre est en rapport direct avec un état phlegmasique bien déterminé, subaigu ou chronique, du péritoine ou de l'intestin. Les maladies douloureuses dans lesquelles la peau du ventre demeure à la température ordinaire ne sont pas des inflammations; ce sont des névroses, des névralgies. Ainsi la chaleur de la peau de l'abdomen n'est point augmentée par les 'douleurs gastriques et intestinales des femmes hystériques, dans la colique de plomb, si douloureuse qu'elle soit, dans les coliques hépatiques, néphrétiques : elle est au contraire notablement augmentée dans les phlegmasies suivantes : Ventérite^ la dysenterie aiguë ou chronique^ la péritonite chronique, la fièvre typhoïde^ les phlegmons de la fosse iliaque, la métrite, la métro-péritonite , etc.

Cette élévation de la température de l'abdomen appréciée au thermomètre monte à 39 et 40 degrés. Elle constitue, pour ces maladies, un fort bon signe diagnostique. Du reste, cette chaleur anormale n'est pas seulement perçue par le médecin ; le malade se rend parfaitement compte de la diOerence qui existe entre la température du ventre dans les maladies que je viens de citer, et la température des parties voisines.

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