SIGNES FOURNIS PAR L'AUGMENTATION DE VOLUME DES REINS
Il est difficile d'apprécier le volume des reins ; cependant depuis qu'on a perfectionné l'emploi de la percussion digitale ou plessimétrique, on y arrive d'une façon assez exacte.
Lors donc que, par la percussion, on obtient à la région lombaire une matité qui dépasse 10 centimètres, on peut être sûr que le rein est hyperhémié ou hypertrophié. Cette augmentation de volume s'observe dans le premier degré de la néphrite albumineuse, dans l'hyperhémie rénale de quelques maladies du cœur, dans k pyélite chronique, dans Thydronéphrose et dans les abcès périnéphrétiques. Une matité de 20 à 30 centimètres indique toujours l'existence de cette dernière altération.
Au lieu de trouver une matité normale de 8 centimètres de haut, la per-
(i^O LÉSION'^ DE l'aPPAHKIL miNAIRE ET ALTÉUATION DES UHINES.
cussion des ivins no porinet (iaoI(|iiofois pas de dtjcouvrir la place de V'A ovfwui'. — C'est que, dans ees cas, le rein est mobile et s'est déplao*. — On le retrouve alors en avant, dans le ventre, près de la roï>se iliaque, ^uus forme dr tumeur roulante, facile à reconnaître dans sa forme de Iiarirot, au moyen de la palpât ion.
CIIAPITUE II
si(i>i:s TiriKs uE L'Ai/niiiATiON Di:s rniNEs
ARTICLE PUKMIEn
.MT.NES F(>L'I;MS AU DIAGNOSTIC l'AR L'EXAMEN LES IHINES
11 est aujourd'hui aisé de remonter d'une modidcation de quantité .«'î (!<\s (jualiles pliysi«|ucs ou eliimiijues de l'urine à ralléralion anatomi-iuf correspondante de ra|)pareil ir/^uto-urinaire ou au diairnostic deî> maladits iiiMierales inlectieuses: purpura, sej>ticr'mie, diplitliêrie : puerpuéral»', traumalique el autres. La science moderne a, sous ce rapport, confirmé le pluirrand nomhre des observations de Lancienne médecine, qui accordait une fzrande importance à l'examen du li(|uide sécrété par les reins, et elle a agrandi le chani]) de cette observation par les découvertes de la chimi moderne. Au double point de vue du diaixnoslic et du pronostic, re\amou plnsi(|ue et chimi(|ue des urines occupe une place im])ortanle dans It moyens d'exploration, et les signes qu'il fournit sont tellement précieux, qu'il n'y a souvent pas d'autre moyen de déterminer la nature el le sit-ir^* de certains accidents morbides.
Les urines diiïerent un peu de composition, à l'état normal, le matin au réveil, dans la digestion, et après l'inirurgitalion d'une certaine (juaulite de boissi)n>. Les anciens considéraient les premières urines comme de> uriar^ de nw//^/, c'est-à-ilire provenant de la sécrétion rénale sans mélango ave<' des (^N'inenls étrangers. Ce sont celles-là qu'il l\iut examiner surtout pour y trouver les aitt'rations significatives de composition. Les autres étaient appelées urines dr diijestiou ou de c//'//c et urines de hoi<>iotL pane quon y trouve une certaine (juanlilé des produits de la digestion ou de Leau intrcnhiite en boisson.
Pour analyser les urines, il faut réunir toutes les urines de la jouni**e et opérer sur la masse rendue en vingt-quatre heures, alîn de se inellre dans des conditions cha»|ue jour semblables, susceptibles d'éviter les chances d'erreur (l ).
Les urines habituellement claires., jaunâtres, d'une densité de 1,01" à
(1» N<n t>.'iU\ //'• runn'\ des ^hjhits iinnairrs et des mhuls, Irad. de rani;Ku> pjr A. O.liMrT ol (i li.Tp' i.ï.i. \\\vi<, IS'"'"». — D •l'fo>S'^, l^io.eiey pfaUques pout ranahi'^e •/'> urmcs, (Irs dr'p >ts et dc\ i,î\-i'.< ur//M(/>'>. t'.iris. iSTl'..
SIGNES FOURNIS AU DIAGNOSTIC PAR L'eXAMEN DES URINES. 621
1,018, sont composées comme il suil d*après les analyses publiées par Becquerel et Rodier. Sur 1000 parties d'urines il y a :
Matières autres que Teau et données par Tévaporation directe. . . 971 ,935
Eau 28,066
Urée 12,10i
Acide uriquc 0,398
Sels 6,919
Matières organiques impossibles à isoler 8,647
A Tétat pathologique, les urines peuvent être modifiées : l"" dans leur quantité ; S"* dans leur fréquence ; 3" dans leur densité ; A"* dans leur coloration; ô^'dans leur odeur; G"" dans leur transparence; 1"* dans leur acidité; 8"* dans leur composition chimique par addition de substances nouvelles.
§ 1*'. — M«tflllcAltoB de qnaailCé «en uriaea remiAnl polyurle eu anarle.
La quantité et la fréquence des urines peutèlre augmentée ou diminuée. — Pans le premier cas, il y a ce qu'on appelle polyurie^ et dans le second anurie.