‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 238 sur 295 · POLYURIE · texte numérisé non relu

POLYURIE

La sécrétion d'urine qui dépasse le chiiïre de 1500 grammes par vingtquatre heures est un état pathologique caractérisant .ce qu on appelle quelquefois la polydipsie, parce que la soif accompagne la grande exagération de sécrétion urinaire. C'est la polyurie^ ou diabète insipide, et quelquefois ce symptôme accompagne le diabète sucré ou glycosurie. Ce phénomène résulte ordinairement de Tingurgitation d'une grande quantité de liquides.

La polyurie offre différents caractères. Elle est : 1"" aqueuse, i"* sucrée, 3* phosphatiquey et i"" azoturique.

La polyurique aqueuse se rencontre chez les hystériques et chez les sujets nerveux et constitue quelquefois une maladie essentielle qui amène une soif excessive, la sécheresse de la peau, l'amaigrissement excessif et la phthisie pulmonaire. Elle se transforme parfois et finit par la glycosurie; c'est un symptô.ne très grave. Au lieu de 1,018 les urines pèsent 1,001 ou i ,003 et sont claires, c'est presque de l'eau ordinaire. Les malades en rejettent de 10 à 12 litres par jour.

Une autre polyurie aqueuse est celle de la néphrite interstitielle. Mais si les malades urinent souvent, la quantité rendue n'est pas énorme, et elle a cela de particulier qu'elle alterne avec de l'albuminurie et qu'elle est tantôt aqueuse et tantôt albumineuse. C'est également une polyurie très grave, car elle est souvent compliquée d'urémie et d'accidents urémiques mortels.

Il y a enfin une dernière variété de polyurie aqueuse, c'est celle des maladies de la prostate et du catarrhe, du col de la vessie. Alors les malades

&1:1 I.KSIONS I)F l'aPPARKII. nUNAlKE KT ALTÉUATION DES IIIINES.

uiiiMMil ln'ï> souvent, mémo la iiuil, peu à ia fois,el avec uiie douleur p'u ou moins vive (jui s'approclie du lénesuie vésical el qui s'accouipajrn aussi (!•» lenesme anal.

Li jKilf/Kiif' .'iucrn' est celle (ju'ou observe chez les diabétiques, mais c u'e>: pas un phenonn^ie constant di; la maladie. Certains diabélicjues (jiii boivent beaucoup ont de ia pol\ urie, mais ceux (|ui ne boivent pas n'urinent iiuere |)lus (juc la (juantilé normale.

I.i pnh/fu'lf* (izolurlijfh' est caractérisée par l'abondance des urines el par le • lu lire elevr de <l«'perdilion de l'uree. Dans les :2i heures, un nialail»» per :\1, :{S et ri i:rammes d'urée. L'amaiii:rissemeul est excessif et cet el;ii, aojK'le au>si ilinhèti' (coturiqfie, conduit au marasme et à la tubercnlM>''.

\,\ l'nliiHitc iih(i^jilt/tii'iU(\ ou diahcte /tliosphatiqur, est caractérisée par r;iboii(iiMiee de> phosphates dans Turine et (juehjues malades pissent Idanc (Ntiii'i'.' du sp<M'mr. l n»^ i:(»ulle d'acide dissout ce précipite sur-Ie-chainp. Il Miliil ;i ijnri(pies >ujrls d«' mani:«'r des fruits acidulés, de la salade vinaii:i'i" , h'N vins aii:i'c'!el> et j)eu de viande pour avoir des urines claires. ♦>» a Mil nup exanfH' les daniiers et la fréquence de la phosphalurie, el Si. Iv.TN (d"Ani>t»'i'(ianr) a piibli»' nii excellent meuioire à ce sujet |K>ur deni'- il-'i- (|u<' tout er (pion avait dit précédemment péchait par une grande I«'i'. i [r d (tl)M'ivation.

Page 1